On en parle !

Diocèse d'Avignon

Article publié le mercredi 12 novembre 2014 par Béatrice Libori

http://www.diocese-avignon.fr/spip/Oser-etre-soi-meme

 

Qui n’a pas lu De la kippa à la croix ? Un best-seller écrit par un juif hors du commun qui rencontre Jésus et reste bouleversé par la Bonne Nouvelle.

Entré dans l’Eglise, Jean-Marie Elie Setbon s’étonne de la tristesse de bon nombre de catholiques, de leur nombrilisme et de leur mondanité. Aussi vient-il d’écrire un deuxième livre, comme un cri : Oser être soi-même, la finalité de l’Incarnation (ed. Salvator, 2014, 18 euros). Et être soi-même qu’est-ce ? Un nouveau titre à la mode pour "être bien dans sa peau" et apprendre à résister au regard des autres ? Etre soi-même signifie s’accepter comme nous sommes, c’est à dire fondamentalement des enfants de Dieu appelés à une liberté incroyable, à une joie immense que personne ne peut nous ravir !

Un petit livre écrit sur un ton très personnel, très simple, où l’auteur s’adresse au lecteur à la deuxième personne du singulier, de façon vivante et surtout très vraie. Venu du judaïsme l’auteur est épris de la Parole, ce qui est fort appréciable, et tout en s’appuyant sur nos racines juives, il insiste sur la grande nouveauté du Christianisme.

RCF

Émission du 9 octobre 2014

17 juillet 2014, 10:00 Auteur : ldwoillemont 

Ce livre est celui d’un converti qui s’adresse à des catholiques « normaux », c’est-à-dire des chrétiens qui ne le sont que de nom, qui croient l’être et ne savent pas que, sans doute, ils ne le sont pas.

Car « oser être soi-même »  est une invitation ; une exhortation à bien comprendre la spécificité de l’être catholique. Et Jean-Marie n’est pas tendre avec ses nouveaux coreligionnaires ; il en dresse un bilan sévère, à juste titre, me semble-t-il. Personne n’échappe à ses reproches et surtout pas les curés, diacres et autre évêques dont les sermons font trop souvent référence au « vieil homme », celui dont le Christ nous a libérés sur la Croix.

Son idée forte est de nous rappeler qu’il y a en nous le vieil homme, victime du péché originel, et l’ homme nouveau, régénéré par le baptême, et que la lutte se situe entre les deux, et là seulement.

C’est cela que St Paul, selon lui, nous rappelle à chaque instant. Jean-Marie Elie nous appelle à une révolution copernicienne de l’approche de la foi catholique. Il a « mâché » l’Evangile selon st Jean et nous le redonne : il  ne manque jamais de citer, toujours à propos, les épîtres de st Paul. Bref, il se situe d’emblée au cœur de la foi catholique.

L’Incarnation est repensée à frais nouveau comme pour une lecture inédite. Il est temps d’en découvrir la spécificité catholique. C’est la seule religion au monde dans laquelle Dieu s’incarne. Et nous, catholiques, passons à coté de cette réalité de façon plutôt indifférente. Du moins c’est ce que nous reproche l’auteur qui n’apprécie pas non plus la façon dont nous pratiquons notre « religion » qui nous permet d’éviter une vraie relation avec le Christ.

On n’ira pas jusqu’à crier au nouveau st Paul, mais cette approche parfaitement juive et catholique est inédite. Celle de Jean-Marie Lustiger avait ouvert la voie mais il était passé à côté, croyant que les Israélites étaient en fait des croyants qui s’ignoraient ou qu’à tout le moins, en tant que tels, ils n’avaient pas besoin de conversion, car déjà porteur de la Promesse. C’était une foutaise, car cela mettait de côté la personne du Christ.

Or, et c’est le génie de Jean-Marie Elie, en quelques pages tout est remis en perspective, et nous, catholiques, sommes rhabillés pour l’éternité.

Pour commencer, voyons sur qui s’appuie Jean-Marie Elie dans sa réflexion ; sainte Faustine, l’apôtre de la miséricorde divine, thème central et cœur du pontificat de Jean Paul II, saint Séraphin de Sarov, le Père Marie Eugène pour son livre « Je veux voir Dieu », livre majeur de la quête spirituelle actuelle, Dom Marmion, sainte Elizabeth de la Trinité, géante de la spiritualité catholique morte à 22 ans et parfaitement inconnue, et bien sûr, Benoit XVI, ce pape qui a refusé de faire la star mondiale, a exigé de ne pas être applaudi, et a obtenu le silence de centaines de milliers de fidèles pour l’adoration eucharistique à Lourdes.

Les armes qui nous sont proposées sont très classiques. Il s’agit de confesser notre foi, pratiquer la « lectio divina », la prière et, en bon juif, Setbon préconise la lecture quotidienne d’un psaume, la pratique sacramentelle et l’approfondissement de notre relation personnelle avec Dieu.

Jean-Marie Elie est un grand adepte de l’eucharistie dont il préconise la pratique « à outrance » si j’ose dire. Je veux dire qu’il incite clairement à se rendre à la table eucharistique même si nous ne nous en jugeons pas digne. On est aux antipodes du jansénisme. Car cette vision christo-centrée s’enracine dans la spiritualité française du grand Siècle. Pour un rabbin ultra-orthodoxe…

Jean-Marie Elie note que dans la Genèse, Dieu vit que son œuvre était bonne (page 102) dans « Osons vivre l’incarnation », le  programme de toute une vie. En outre, la sexualité est une chose bonne en soi puisque voulue par Dieu, avant même le péché originel. Là encore l’apport juif est précieux et Jean-Marie Elie s’étonne de devoir attendre Jean-Paul II pour trouver des textes fondateurs d’une théologie de la sexualité.

Mais le questionnement est aussi personnel : « Sommes-nous prêts à perdre des amis pour le Christ ? » (p 116) ou encore reprenant St Jean de la Croix, il évoque des « esclaves du respect humain » qui « ne vivent pas vraiment de la vie du Christ ».

L’Incarnation est le « Ciel sur la Terre » car, en son absence, comment ce monde limité pourrait-il recevoir l’Infini de Dieu (page 100) ? Il nous rappelle aussi la parole de st Paul selon laquelle nous avons été créés « dans le Christ » (Ep 2,10), c’est-à-dire aussi bien dans notre nature que dans notre surnature. D’où la condamnation de la « sur spiritualisation » de notre religion. Un parallèle intéressant aussi entre l’acte conjugal et le sacrement, à découvrir en page 85.

Mais l’Esperance n’est pas oubliée, « Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l’honneur ; les maladies peuvent m’ôter les forces et les moyens de vous servir ; je puis même perdre votre grâce par le péché, mais jamais je ne perdrai  mon espérance » affirme st Claude de la Colombière.

Un livre très fort, de nature à réveiller les catholiques de leur torpeur communautariste, et leur faire prendre conscience du fait unique et extraordinaire dans toute l’aventure humaine qu’est l’Incarnation.

« Oui, je pense que le refus de Dieu, c’est le refus de soi-même. La peur de Dieu, c’est la peur de soi

Merci Jean-Marie pour ces fortes paroles toi, le grand savant, qui signe ton livre : « ton petit frère en Christ ».  Une réminiscence du Père de Foucault ?

Source : http://www.enquete-debat.fr/archives/oser-etre-soi-meme-de-jean-marie-elie-setbon-aux-editions-salvator-91875

 

L'avis de la Procure

Après le succès phénoménal de De la kippa à la croix, Jean-Marie Elie Setbon revient sur sa conversion et en quoi elle a changé sa vie. Une vibrante confession de foi.

Source : http://www.laprocure.com/oser-etre-soi-meme-finalite-incarnation-jean-marie-setbon/9782706711527.html 

 

 

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