Pensées des semaines passées

Lundi 19 septembre 2016

L'Esprit Saint c’est l’Esprit de Jésus Christ. C’est ce que nous dira l’apôtre Paul : « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus » (Ph 2,5).

Il n’est pas nécessaire d’avoir fait des études de théologie pour entrer en relation avec l’Esprit Saint, pour avoir une relation avec Lui. Il n'y a pas non plus besoin d’étudier la théologie pour entrer en relation avec Dieu. L'Esprit Saint, c’est Lui qui va nous permettre de vivre de Dieu, et qui va nous familiariser avec la présence de Dieu, à l’intérieur de nous, et pas uniquement la présence de Dieu à l’extérieur de nous, au sein de la Création, ou pour les catholiques au sein de l’hostie. 

Ce qui est difficile pour nous, c’est que l'Esprit Saint n’est pas sensible, Il n’a pas d’image. Il n’a pas de représentation, et pourtant nous allons devoir vivre avec l'Esprit Saint de façon permanente, comme le corps vit de l'âme de façon permanente. 

 L'âme non plus n’a pas de représentation, d’image, ni de sensibilité. 

Accueillons l'Esprit Saint, laissons-nous éduquer par Lui. Afin que nous puissions vivre de l'Esprit Saint dans notre quotidien, concrètement et de la manière la plus ordinaire possible. 

Lundi 12 septembre 2007

Nous allons continuer de méditer l’Esprit Saint. Que notre intelligence soit baignée de l’Esprit Saint, qu’elle en vivre toujours plus. L’Esprit Saint reste un mystère, parfois, le souffle et le vent sont évoqués pour le définir mais nous voyons bien que l’Esprit Saint n’a pas de visage, Il n’a pas de nom véritable et n’a pas figure humaine. Nous voyons également que l’action de l’Esprit Saint est invisible, mais n’oublions pas que Dieu nous a donné l’Esprit Saint lorsque Jésus est remonté vers son Père. Ce don est au-delà du sensible, au-delà d’images symboliques. La Parole de Dieu nous dit bien que l’Être véritable c’est l’Esprit Saint. L’intelligence française et donc l’intelligence catholique est faite de telle manière qu’elle classifie souvent les choses, mais au-delà des symboles, lorsque l’on écoute la Parole de Dieu nous voyons que la seule aide que Jésus donne en allant vers son Père c’est l’Esprit Saint. C’est effectivement Lui qui va nous permettre de pouvoir témoigner de Jésus comme nous l’avons vu plusieurs fois dans les Évangiles, c’est l’Esprit Saint qui va nous permettre de vivre de l’intérieur notre relation avec Jésus, c’est encore Lui qui va nous permettre de devenir de toujours plus temple de Dieu.

Dieu nous demande de tendre vers l’Esprit Saint et de nous lier à Lui. En ce début du mois de septembre, je vous invite à méditer, à réfléchir à cette réalité, à cette Vérité de Jésus et du Père qui nous demandent de nous lier à eux, de vivre avec la 3ème personne de la Trinité qui est invisible.

25 juillet

La sainteté, pour un chrétien, c’est de vivre pleinement de l’Esprit Saint, de laisser développer en lui l’Esprit Saint, de laisser développer en lui cette adoption divine qui ne peut se réaliser qu’à travers l’Esprit Saint et en Lui. Voilà ce qu’est la substance de toute la sainteté chrétienne : le Christ est notre modèle.

Le Christ a dit clairement : je m’en vais et je vous envoie l’Esprit Saint.

Il y a comme un ordre du Christ, comme un commandement du Christ, comme une réalité du Christ : nous devons vivre de l’Esprit Saint, parce que Jésus s’en va et ne peut plus se voir au niveau de la sensibilité. Le Christ veut que nous vivions de l’Esprit Saint.

Dans l’histoire de l’Église, nous avons fait des statues et des icônes pour nous aider à prier. C’est vrai qu’elles peuvent nous aider à prier et à nous recueillir. Mais cela reste au niveau de l’intelligence humaine ou de l’intelligence biblique. N’oublions pas que Jésus, quand Il dit qu’Il part, nous signifie que nous ne verrons plus Sa sensibilité, et qu’Il nous envoie Son Esprit pour que nous puissions en vivre.  Ne l’oublions pas lorsque nous regardons ou prions psychologiquement et spirituellement près d’une icône ou d’une statue. Est-ce que les statues ou les icônes ne prennent pas trop de place dans notre relation à Dieu ?

On ne peut pas vivre une relation à Dieu seulement à partir des icônes et des statues. C’est avant tout par l’Esprit Saint que nous sommes en relation avec Jésus, c’est l’Esprit Saint qui va témoigner de Jésus et non les statues ou les icônes. 

On ne peut aller au Christ sans passer par l’Esprit Saint.

La volonté de Dieu, c’est que nous ayons une relation avec le Père et le Fils, à travers et par l’Esprit Saint.

18 juillet

Dans les premiers jours de l’existence de l’Église,  les personnes vivaient de l’Esprit Saint, elles attendaient l’Esprit Saint.

Le jour même de la Pentecôte, il y a eu un bouleversement, et tout le monde a pu le remarquer. Il suffit de lire les Actes des Apôtres :   « Tout d’un coup, il vint du ciel un bruit comme celui du vent impétueux, il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues semblables à des langues de feu leur parurent, séparées les unes des autres et se posèrent sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint Esprit et se mirent à parler en d’autres langues selon que l’Esprit leur donnait d’exprimer. » (Ac 2, 2–3).

Bien sûr, aujourd’hui, l’Esprit Saint ne va pas s’exprimer tel qu’Il s’est manifesté à la Pentecôte.

Néanmoins je mets en garde afin de ne pas passer dans l’extrême inverse, lorsque l’on entend dire que la Pentecôte a pour but que l’Église puisse s’établir solidement et se manifester aux yeux des païens à travers les signes éclatants de la Providence Divine. Ce n’est pas à nous, à travers notre intelligence humaine, d’expliquer la pédagogie de Dieu, ce n’est pas notre intelligence humaine notre sensibilité humaine qui doivent avoir une autorité sur la pédagogie de Dieu. 

Aujourd’hui nous sommes retombés dans une société païenne, comme au temps des premiers temps de l’Église. Beaucoup ne connaissent pas Jésus, nient l’Église comme les païens de l’époque. 

On pourrait attendre des signes éclatants de Dieu, de Sa divinité, de la Vérité enseignée par le Christ. Nous devons faire attention à ce que notre intelligence humaine et notre sensibilité humaine ne deviennent pas une autorité, parce que nous sommes catholiques, avec un certain pouvoir, ou une certaine autorité ou un certain statut. Ce n’est pas à nous de décider de la pédagogie de Dieu.

L’Esprit Saint continue d'agir dans l’Église, de façon différente. Il y a aussi des choses éclatantes.

Posons-nous simplement la question : est-ce que nous y croyons ou bien est-ce que nous avons peur que l’Esprit Saint se manifeste ouvertement ?

Sommes-nous trop prudents, trop fragiles, et voulons-nous que l’Esprit Saint agisse dans nos limites ?

Avons peur de l’action de l’Esprit Saint dans nos vies?

Élisabeth de la Trinité dira que Dieu est le temple de l’Esprit Saint. Peut-être ne vivons-nous pas assez de l’Esprit Saint ?

Nous devons plutôt nous convertir, nous tourner totalement, entièrement dans l’Esprit Saint, vers l’Esprit Saint

Lundi 11 juillet 2016

L’action de l’Esprit Saint au sein du corps de l’Église est bien sûr variée.  L'apôtre Paul le dira : chacun reçoit un don particulier, chacun reçoit un charisme particulier. 

Ce n’est pas le fait d’appartenir à telle ou telle communauté qui me fait recevoir un don ou un charisme. C’est en fonction de l’édification de l’Église, et l’Esprit Saint souffle au-delà de toutes nos conventions. Ceci est extrêmement important, nous devons nous laisser guider par l’Esprit Saint sans savoir à quel moment et où je recevrai mon charisme ou mes dons. 

Nous devons nous demander où nous en sommes par rapport à cette affirmation très forte, très importante dont nous devons prendre conscience : « Il faut renaître de l’eau par l’esprit pour entrer dans le royaume de Dieu.» (Jn 3, 5). 

Est-ce que réellement nous prenons conscience qu’être saints, pouvoir entrer dans le royaume de Dieu, implique de naître de l’eau par l’Esprit. C’est l’Esprit Saint, à travers l’eau, qui me fait rentrer dans le royaume de Dieu.

Est-ce que nous prenons conscience de l’importance de l’Esprit Saint au quotidien : c’est Lui qui me donne cette vie, c’est Lui qui me permet de pouvoir réellement entrer dans le royaume de Dieu. 

Et l’apôtre Paul dira exactement la même chose que l’apôtre Jean : « Dieu nous sauve dans la fontaine de la régénération, en nous renouvelant par le Saint Esprit »  Tite (3,5).

L’Esprit Saint est l’Esprit de Vie, comme dira l’apôtre Paul dans l’épître aux Romains (8,2).

C’est Lui véritablement qui me donne la vie, cette vie divine, cette vie en Christ, cette relation à Dieu.

En plus de vivre les temps liturgiques, la louange, posons-nous cette question : où en sommes-nous dans notre relation, dans notre quotidien avec l’Esprit Saint ?

4 juillet 2016

Nous savons que le jour de la Pentecôte, les apôtres ont reçu l’Esprit Saint. À travers les apôtres, c’est tout le corps de l’Église, toute l’assemblée qui reçoit l’Esprit Saint. Grâce à cela, nous devenons le corps mystique de Jésus Lui-même, par l’Esprit divin. L’apôtre Paul dit clairement que le Christ est le chef, Il est la tête du corps et nous sommes Ses membres. On peut dire aussi que l’Esprit Saint est l’âme de tout ce corps qu’est l’Église, à travers les membres du Christ. Il n’y a pas uniquement l’intelligence humaine, la perception humaine que je peux avoir des événements, en fonction de la société d’aujourd’hui. C’est l’Esprit Saint qui doit mener l’Église, bien sûr c’est plus facile à dire qu’à vivre. On peut tomber dans le piège de croire que l’Esprit Saint nous demande de vivre en fonction de la société d’aujourd’hui. On peut entendre cette voix au sein même de l’Église, la voix de frères et sœurs catholiques. Cela va contre la Parole de Dieu qui est autorité. Jésus dira à travers la bouche de l’apôtre Jean : « Je leur ai donné ta parole et le monde les a haïs parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. » (Jn 17,14).

Nous avons ici une affirmation claire du Christ qui n’est pas du monde. Nous-mêmes nous ne sommes pas du monde. Nous ne sommes pas là pour plaire au monde, à l’intelligence humaine. Nous sommes là pour nous laisser guider par l’Esprit Saint qui est le fondement de notre âme. Le monde a haï les chrétiens comme le monde a haï Jésus. Nous appartenons au corps du Christ, nous appartenons au Christ, et nous devons nous laisser guider par l’Esprit Saint. L’Esprit Saint va nous garder dans la Vérité et dans la vraie Lumière. 

Lundi 27 juin 2016

D’après ce qu’on avait dit dans les méditations précédentes, nous voyons donc toute l’activité humaine, toute la pâte humaine de Jésus. Et, sous l’influence de l’Esprit Saint,  posons-nous la question de savoir si notre pâte humaine, notre intelligence humaine, notre façon de regarder les choses, les événements de la vie, nos décisions, sont réellement dirigés par l’Esprit Saint.  Est-ce que nous sommes réellement imprégnés de l’Esprit Saint, ou simplement nous agissons et nous demandons à l’Esprit Saint d’aller dans notre sens ?

Car n’oublions pas que toutes les choses que l’Esprit Saint fait dans le Christ se produisent en nous, et nous devons nous laisser guider, imprégner par l’Esprit Saint.  N’oubliez pas que Jésus, avant de remonter au ciel, a promis à Ses disciples de prier son Père pour que l’Esprit Saint nous soit donné. Et donc Jésus a fait don de l'Esprit Saint à l'humanité. 

Dans l'évangile de Jean (Jn 14, 16-17), nous voyons comment l’Esprit Saint a été donné aux apôtres le jour de la Pentecôte. Et donc nous voyons clairement comment la prière de Jésus a été réalisée.

Mais à travers cela, nous voyons aussi l’importance pour Jésus que nous, chrétiens et chrétiennes, nous ayons une relation avec l'Esprit Saint. 

L’Esprit Saint c’est la volonté du Christ. L'Esprit Saint est au-delà de toute image, de toute sensibilité. Vivre de l’Esprit Saint, ce n'est pas rester attachés à des icônes, des représentations, mais lorsqu’on regarde l’Écriture, lorsqu’on repart de l’Écriture qui est autorité, c’est la volonté du Christ, c’est la volonté de Dieu, c’est la pensée de Dieu : nous devons vivre de l'Esprit Saint pour pouvoir faire naître le Christ en nous. 

Ce n’est pas regardant une image que je vais faire naître Jésus en moi,  ce n’est pas en priant Jésus que je faire naître Jésus en moi,  ce n’est pas la méthode de Dieu. 

Pour faire naître Jésus en moi, cela passe par l'action de l'Esprit Saint.  D'où l’importance de revenir aux valeurs de la Parole de Dieu, d’où l’importance de revenir aux fondamentaux de la Parole de Dieu et de voir que c’est essentiel que nous vivions de L’Esprit Saint et que nous ayons une relation forte, puissante et profonde avec L’Esprit Saint, au-delà de tout.

Lundi 20 juin 2016

Avec les méditations que nous avons faites dans ce mois de juin, nous avons vu que l’Esprit Saint me permet de pouvoir être au-dessus de mon vieil homme, donc ne pas subir mon vieil homme avec ce qu’il contient.  

L’Esprit Saint agit dans ma sanctification.

Il me permet de pouvoir faire naître le Christ en moi. 

Et nous voyons que l’Esprit Saint était aussi sur Jésus. C'est évident et  cela va être confirmé par l’Écriture lorsque Jésus rentre dans la synagogue de Nazareth : l’apôtre Luc nous le raconte. 

«C’était un jour de shabbat et on remet le livre du prophète Isaïe à Jésus qui lit : « l'Esprit du Seigneur est sur moi parce qu’Il m’a consacré par son onction, Il m’a envoyé pour évangéliser les pauvres, guérir ceux qui ont le cœur brisé, annoncer aux captifs la délivrance, et publier le temps de la grâce du Seigneur. » (Luc 4, 17-18).

Aujourd’hui s'accomplit cet Oracle, vous avez vu se réaliser la prédiction annoncée par le prophète (Isaïe 11).

Nous voyons que Jésus fait siennes les paroles de l’Écriture. Il a reçu l’onction de l’Esprit Saint.  

Nous voyons aussi cela le jour du baptême de Jésus, lorsqu’Il va recevoir l’Esprit Saint : « Celui-là est le messie sur lequel l'Esprit Saint descendra » (Jean 1, 23.) 

Toute la vie du Christ dans son humanité va être dirigée, inspirée par l’Esprit Saint. D'ailleurs on voit très clairement que c’est l’Esprit Saint qui Le pousse au désert,  et c’est  par le mouvement même de cet Esprit Saint que Jésus va revenir en Galilée (Luc 4,14). 

C’est par l’action de l’Esprit Saint qu'Il va chasser les démons. (Matthieu 12,28).  

C'est par l’action de l’Esprit Saint qu'Il tressaille de joie quand Il remercie son Père de révéler les secrets divins aux personnes simples (Luc 10 21).

Tout ceci nous permettra de méditer de méditer véritablement et d'être en relation avec l’Esprit Saint, comme disait Serafim de Sarov (Saint orthodoxe du XIXe siècle) : « La finalité d’un chrétien, c’est de vivre de l’Esprit Saint.»

13 juin 2016 

Une des opérations de l’Esprit Saint en nous est qu’Il conçoit le Christ en nous. 

Nous le voyons clairement au sein de la parole de Dieu : « l’Esprit Saint descendra en toi, c’est pourquoi l’Être Saint qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » Luc 1 35.

Lorsque l’Esprit Saint descend, il n’y a pas de matérialisation, ce n’est pas physique. Cela signifie ici qu’Il va se révéler en la personne de la Vierge Marie, pour faire naître le Christ.

L’Esprit Saint fait naître Jésus en moi, comme Il L’a fait naître en la Vierge.

La grande différence c’est qu’en Marie, c’était physiquement, et en nous c’est spirituellement, divinement. 

D’où l’importance d’accueillir l’Esprit Saint. C’est la première des choses qu’on nous demande, afin que l’Esprit Saint puisse faire naître en moi Jésus.

Il ne s’agit pas ici de simple pratique religieuse. Il s’agit de vivre du Christ. Faire en sorte que le Christ vive en moi  dépend directement de ma relation avec l’Esprit Saint. 

C’est ainsi que Dieu l’a voulu pour Marie, qu’Il le veut pour nous, pour moi.  

Quand Jésus dit qu’Il remonte vers le Père et qu’Il va nous envoyer l’Esprit Saint, nous devons avoir cette relation avec l’Esprit Saint pour que Jésus ressuscité, tel qu’Il se trouve à la droite de Dieu, puisse naître à l’intérieur de moi et que je puisse donc être en relation avec Lui et vivre de Lui. 

Prions donc l’Esprit Saint : 

« Esprit Saint, permet moi d’être un véritable réceptacle pour recevoir le Christ toujours plus. 

Esprit Saint, permets moi de voir véritablement le Père. »

Par l’action de l’Esprit Saint qui fait naître en moi le Christ, je deviens également une mère spirituelle, une mère divine du Christ puisque le Christ va naître en moi. 

Et ainsi nous pouvons comprendre les paroles de Jésus lorsqu’on lui dit que ses frères et sa mère sont à l’extérieur, Il répondra : « voici mes frères voici mes sœurs et voici ma mère, ceux qui font la volonté de Mon Père. »

Et ceci est d’ailleurs repris par l’apôtre Paul : « je vous enfante dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous ».

6 juin 

Esprit-Saint, Esprit de Dieu, il y a plusieurs explications de ce nom.

Saint en hébreu se dit » Kadosh », c’est-à-dire « être séparé ». 

L’Esprit-Saint me permet de pouvoir être séparé de l’esprit du monde, de tout ce qui n’est pas la finalité du chrétien. 

Etre séparé de l’esprit du monde, de ne pas subir l’esprit du monde, Jésus nous le dira clairement dans l’Évangile de Jean : nous n’appartenons plus au monde.

 

Posons-nous la question : est-ce que réellement nous appartenons encore au monde ?

Est-ce que réellement je suis dégagé du monde, c’est-à-dire que je ne réfléchis plus comme le monde, que ce soit sur les questions de politique, d’éthique, de morale ou de religion ? 

Est-ce que je subis l’esprit du monde ? 

Est-ce que l’esprit du monde est aussi l’esprit de religiosité ?

 

Être séparé de mon tumulte intérieur, de mon vacarme intérieur, de mes problèmes intérieurs, veut dire « survoler ».  

Il est écrit, au début de la Genèse, que l’Esprit de Dieu survolait les eaux et planait sur la face de la Terre, quand tout était dans l’obscurité.

Est-ce que je suis réellement en relation avec l’Esprit-Saint ? 

Pour le savoir, je dois faire un examen de conscience : est-ce que je subis mes émotions intérieures? Est-ce que je subis mes réactions intérieures, mes tendances, mes blessures ou bien est-ce que je suis au-dessus de mon vieil homme, comme l’Esprit-Saint, comme le souffle de Dieu planant sur la surface des eaux?

 

On peut donner également une autre explication : « Kadosh » vient aussi du terme de la « kedoucha » c’est-à-dire de la sanctification.

C’est l’Esprit-Saint qui me sanctifie. 

Ce ne sont pas mes actes, mais l’Esprit-Saint qui me sanctifie intérieurement. 

Etre en relation avec l’Esprit-Saint permet à l’Esprit-Saint de me sanctifier. La sanctification vient et part de l’Esprit-Saint. 

Esprit signifie véritablement que Dieu est immatériel, Il n’a pas de commencement ni de début. 

30 mai 2016

 

Que savons-nous de l’Esprit-Saint ?

 

Il est plus important de vivre de l’Esprit-Saint que d’en parler. Mais il est important également de réfléchir, car nous n’avons pas simplement la foi et le coeur, nous avons aussi une intelligence. 

Ce que nous disent la Révélation, la Parole de Dieu, et la Bible de l’Esprit-Saint, c’est qu’Il est Dieu. 

Il est donc infini, et appartient aux Trois Personnes.

 

Nous comprenons bien que l’Esprit-Saint est le moteur de toutes les opérations intérieures de la vie divine.

Pourquoi est-ce que la Bible, la Parole de Dieu a pris le nom de l’Esprit-Saint ?

En reprenant l’origine en hébreu du mot -Saint-, le mot -kadoch-, nous avons cette signification -être séparé-.

Et nous voyons cette expression "l’Esprit de Dieu " apparaître pour la première fois dans le livre de la Genèse : « Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Or, la terre était alors informe et vide. Les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux. » 

 

L’Esprit de Dieu, le souffle de Dieu, plane sur ce monde, au-dessus des ténèbres, de l’abîme, des vagues. 

Cet Esprit va me permettre de sortir de mon abîme intérieur, de mon fond intérieur, de mes vagues intérieures, de mes tourments intérieurs, de mes ténèbres intérieures. Sans les occulter, Il va me permettre de prendre du recul, d’être au-dessus de tout ce que je vis intérieurement. 

Je ne serai pas ainsi absorbé comme des sables mouvants à l’intérieur de ces abîmes, de ces souffrances, de ces ténèbres. 

Vivre de l’Esprit-Saint, être en relation avec Lui, est extrêmement important pour chacun d’entre nous. 

23 mai 2016

On ne pourra jamais rien comprendre à Jésus si on ne connait pas l’Esprit Saint. 

On peut tout à fait lire les Évangiles et donner des explications avec une intelligence humaine, que l’on soit chrétien ou pas. 

Ce ne sera pas une lecture chrétienne. 

En effet, pour essayer de comprendre Jésus, Son mystère, le projet de Dieu ou de notre sanctification, nous devons vivre avec l’Esprit Saint. L'Esprit de Jésus a une action en nous.

Je l’ai dit dans un de mes livres « Oser être soi-même », la particularité de l’Incarnation de Dieu, ce qui nous a fait devenir enfant de Dieu, toute notre vie, c’est de vivre en tant qu’enfant de Dieu, donc de rentrer dans les pensées divines, les pensées de Dieu avec la simplicité d’un enfant. 

Ses pensées étant des pensées divines et non des pensées humaines puisqu’elles viennent de Dieu, elles sont donc efficaces et produisent en nous des fruits. 

Mais à la condition que nous puissions les accueillir avec foi.  

C’est la raison pour laquelle Jésus à chaque fois demandera : « As-tu foi en moi? ». 

Et pour entrer dans ce plan divin, pour vivre de ce plan divin dans notre quotidien, il faut non seulement recevoir le Christ, mais il faut Lui obéir et garder Ses commandements. 

Nous devons aussi recevoir l’Esprit Saint pour, comme dira l’apôtre Paul, se soumettre au Christ, pouvoir être en unité avec le Christ. 

Lorsque nous regardons le dernier discours de Jésus dans lequel Il révèle le secret de la vie divine, le secret de la vie éternelle à ceux qui sont autour de Lui et qu’Il appelle ses amis, Il leur parle de l’Esprit Saint : « je prierai le Père et Il vous donnera un autre paraclet pour qu’Il soit avec vous à jamais, l’Esprit de vérité que le monde ne peut pas recevoir » Jean 14 v.17

Et encore : «  Je vous dis cela tandis que je demeurerai près de vous mais le paraclet, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui vous enseignera tout et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jean 14 v.24

Donc si notre Sauveur, notre Dieu Jésus a parlé du Saint-Esprit à des moments importants,  est-ce que Ses propos vont résonner en nous comme lettre morte ?

Est-ce que nous n’allons pas commettre un préjudice en nous-mêmes en ne vivant pas ce mystère si important que Jésus Lui-même a voulu en parler dans la dernière scène ? 

Oui méditons, prions, vivons de l’Esprit Saint, de Ses bienfaits qu’Il apporte à l’Eglise, à nos âmes et à toute notre personne.

Demandons à l’Esprit Saint d’éclairer notre intelligence, nos émotions, nos sentiments, notre âme, toute notre personne, d’un rayon de la lumière divine afin que notre vie soit toujours plus divinisée.

Lundi 16 mai 2016

 

La présence de l’Esprit-Saint nous est tellement nécessaire que le Christ dira lui-même : «Si je ne remonte pas vers le Père, si je ne pars pas, je ne peux pas vous envoyer l’Esprit Saint».

L'Esprit-Saint témoigne du Christ. Il fait partie du projet de Dieu.

L’apôtre Paul le dira : « si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, celui-là n’appartient pas au Christ » (Rom.8)

Pour appartenir au Christ, nous devons avoir l’Esprit du Christ, pour appartenir au Christ, méditons cette phrase. 

Il ne nous suffit pas simplement de pratiquer une religion qu’on appellerait la religion catholique. Si  nous devons appartenir au Christ, nous devons recevoir l’Esprit-Saint, vivre de l'Esprit-Saint, avoir l’Esprit-Saint en nous, avoir une relation avec Lui. 

On comprend mieux pourquoi, en arrivant à Éphèse, l’apôtre Paul demandera si les nouveaux baptisés ont reçu l'Esprit-Saint. Car sans l'Esprit-Saint, ils ne peuvent pas appartenir au Christ. 

Avec le Saint Esprit, je deviens réellement enfant de Dieu en Jésus-Christ et c’est comme ça que je peux être réellement dirigé, et diriger ma vie : par l'Esprit-Saint dans le quotidien.

9 mai 2016

Aujourd'hui, nous, chrétiens et chrétiennes,  nous ne sommes pas comme certains ignorant l’existence du Saint Esprit. Pourquoi est-ce je dis "comme certains"? Car, lorsque l’apôtre Paul est parti à Éphèse, il a demandé aux baptisés s'ils avaient reçu l’Esprit Saint, ils lui ont répondu : «Mais nous n’avons pas même entendu dire qu’il y ait un Esprit Saint. » (Ac 19,2).

Posons-nous la question : est-ce que nous chrétiens, chrétiennes d'aujourd’hui, nous ne connaissons l’Esprit Saint que de nom ? 

Est-ce que nous méditons sur ce qu'Il  peut faire en nous ?

Car sans l’Esprit Saint le projet de Dieu ne peut pas se concevoir, nous devons prendre conscience de l’Esprit Saint et réaliser ce qu’Il fait pour nous.

Lorsque nous regardons les textes, nous nous apercevons que tout ce que nous avons reçu de divin vient de l'Esprit de Dieu. Et l’apôtre Paul parlera de « l’esprit de Dieu » ou bien de « l’esprit du Christ » ou encore de « l’esprit de Jésus » et il dira très clairement :

  • « Nous avons reçu l’esprit d’adoption, qui nous fait crier vers Dieu : Père, Père, » (Rm 8,15).
  • « Dieu a envoyé l’esprit de son fils dans nos cœurs, pour que nous puissions appeler Dieu notre Père » (Gal 4,5). 

Est-ce que nous prenons conscience que Dieu a envoyé l’Esprit de Jésus dans notre cœur?

Oui, nous avons l’Esprit de Jésus dans notre cœur !!!!!

Avons-nous besoin de plus, avons-nous besoin d’autre chose?

Peut-être que nous devrions commencer à faire des pèlerinages intérieurs, pour revisiter et revivre ce que nous avons en nous : l’Esprit de Jésus dans nos cœurs.

Peut-être que nous devrions méditer ce que l’apôtre Paul nous dit à travers ces mots :    « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?» (1 Co 3,16). 

Regardons aussi ce que saint Paul nous dit : « Vous êtes le temple du Saint Esprit qui habite en vous. » (1 Co 6,19).

Méditons également cette phrase qui est magnifique : « C’est en Lui que vous aussi vous êtes édifiés pour être, par l’Esprit Saint, demeure où Dieu habite. » (Eph 2, 21–22). 

Et dans la même épître, il nous dira : « Vous ne formez qu’un seul corps dans le Christ, ainsi vous êtes tous animés d’un seul esprit».

2 mai 2016

Parmi tous les livres de la Nouvelle Alliance, nous possédons un livre qui s’intitule les Actes des apôtres. Ce livre rapporte le récit des premiers jours de l’Église. Je pense que c’est extrêmement important de méditer, de réfléchir et de s’enraciner dans les messages de ces premiers chrétiens pour revenir à l’essentiel, à la sève du christianisme et de la naissance de l’Église. Ce livre a été rédigé par l’apôtre Luc, témoin de nombreux faits. Nous voyons comment l’Église a été fondée par les apôtres, comment elle s’est d’abord développée à Jérusalem, puis peu à peu va déborder des frontières de Jérusalem, en dehors de la Judée et surtout grâce à l’apôtre Paul choisi par Jésus. D’ailleurs la plus grande partie de ce livre nous raconte les missions, le travail, les combats de ce grand apôtre Paul. Nous pouvons essayer de le suivre au long de toutes ses étapes, même de ressentir sa course évangélique. L’essentiel du message de l’apôtre Paul était d’évangéliser, de faire connaître le Christ. Bien sûr, nous pouvons voir aussi comment l’apôtre Paul a rencontré des difficultés et a vécu des souffrances au cours de ses nombreux voyages en apportant partout le nom et la gloire de Jésus.

Est-ce que nous prenons conscience, nous qui nous avons déjà reçu le mystère du don de l’Esprit Saint par le baptême et qui continuons à en vivre, de l’importance de répandre partout le nom et la gloire de Jésus ?

Est-ce que nous ne nous éparpillons pas dans trop de choses en dépensant beaucoup d’énergie et en oubliant l’essentiel ?

Nous allons refléter, revivre ce mystère du don de l’Esprit Saint. Nous devons prendre conscience que nous vivons réellement avec l’Esprit Saint concrètement ? Regardez l’apôtre Paul, au cours de ses voyages, il arrive à Éphèse il rencontre quelques disciples et leur demande : « Avez-vous reçu le Saint Esprit quand vous avez professé votre foi ? (Actes des apôtres 19,2).

Posons-nous aussi la question suivante : est-ce que nous vivons avec le Saint Esprit dans notre quotidien ?

Amen 

Lundi 25 avril 2016

«Écoutons-le avec foi, écoutons saint Paul, car nous touchons ici au cœur même de l’œuvre divine.

La pensée divine est de constituer le Christ chef de tous les rachetés, de tout ce qui a un nom dans ce monde et dans le siècle à venir, afin que par Lui, avec Lui, en Lui, nous arrivions tous à l’union avec Dieu, nous réalisions la sainteté surnaturelle que Dieu réclame de nous.»

Dom Marmion nous invite à nous mettre à l’écoute avec foi des paroles de saint Paul : car les paroles de saint Paul sont le cœur même de l’œuvre divine. Méditons avec  foi, avec cœur,  les propos de saint Paul, car c’est l’œuvre divine pour chacun d’entre nous. 

La première chose qu'il nous dit c’est que le Christ est le chef.

Est-ce que réellement je prends conscience que le Christ est mon chef ? Et que je lui appartiens?

Dom Marmion utilise le terme de "rachetés".  Ce terme biblique est issu de la théologie juive. Il est utilisé dans l'Exode : Dieu rachète son peuple. Et le peuple hébreu n'appartient plus à Pharaon, il appartient à Dieu. 

Ainsi, parce que Dieu nous a rachetés, nous lui appartenons. 

Et c'est extrêmement important d'avoir conscience que nous appartenons soit au démon soit à Dieu. Il n'y a pas d’autre possibilité.

Et nous le retrouvons dans les paroles mêmes de Jésus, lorsque Jésus dira à Pierre "arrière Satan, tes pensées ne sont que des pensées humaines", quand  Pierre dira à Jésus de ne pas monter à Jérusalem, et pourtant Jésus avait nommé Pierre pour fonder son Eglise. 

Les pensées de Pierre ne sont que des pensées humaines et ne sont pas des pensées dans le projet de Dieu, ce ne sont pas des pensées divines alors elles sont sataniques. Vous pouvez reprendre ce passage pour bien le méditer. 

Est-ce que nous prenons conscience que Dieu nous a rachetés?

Et ce rachat a une finalité, cette finalité, l’auteur le dit lui-même, c'est le Christ, c’est par Lui, avec le Christ et en Christ qu’on peut arriver à l’union à Dieu. 

La finalité  c’est l’union à Dieu. 

La finalité c’est l’épouse et l’époux. 

La finalité c’est de ne faire qu’une seule chair avec Dieu, ce que l'auteur appelle ici la sainteté surnaturelle, que les orthodoxes appelleront la divinisation.

Je préfère moi aussi le mot de divinisation car le mot sainteté surnaturelle n'est pas dans les Évangiles. Par contre, je vois enfant de Dieu dans les Évangiles, cette union à laquelle chaque chrétien est appelé à vivre. Et c’est pour ça que Dieu nous a donné  le Christ en tant que chef.

18 avril 2016.

« C’est par le Verbe incarné que Dieu va tout restaurer. Tel est « le mystère caché depuis des siècles dans les pensées divines »  nous révèle saint Paul.

Le Christ, Homme–Dieu, sera notre médiateur ; c’est Lui qui nous réconciliera avec Dieu et nous rendra la grâce. Et comme ce grand dessein était prévu de toute éternité, c’est avec raison que saint Paul nous en parle comme d’un mystère toujours présent. C’est  le dernier par lequel les apôtres achèvent de nous faire connaître le plan divin. »

Le Christ vient guérir et restaurer toute notre humanité. D’ailleurs c’est la raison pour laquelle nous disons : Il a pris notre humanité, afin que nous prenions Sa divinité. 

On ne dit pas : Il a pris notre spiritualité. Donc faisons attention de ne pas spiritualiser Dieu, de ne pas spiritualiser l’Incarnation et de ne pas spiritualiser notre relation à Dieu. Cette relation n’est pas que dans le domaine spirituel. Jésus vient tout restaurer et c’est important de bien le méditer.

C’est intéressant aussi de voir que l’auteur nous cite saint Paul et fait référence à sa vie. Je pense que nous devrions plus prier l’apôtre Paul au sein de l’Eglise catholique. Car lorsqu’on vit avec saint Paul, à travers lui, nous vivons à travers le Christ. 

Les chrétiens doivent avoir une proximité encore plus grande avec ce saint, avec ses écrits, en le priant. Le choix du Christ sur la personne même de saint Paul est extrêmement important.

Dom Marmion souligne que le Christ est "Homme-Dieu".

Lorsqu'on regarde le Christ on met en premier l’homme et après Dieu. Il est Homme-Dieu, nous partons de Son humanité pour aller vers Sa divinité. 

Mais lorsque nous regardons la parole de Dieu, le prologue de saint Jean parle d’abord de la Divinité pour aller à l’Incarnation. C’est l’inverse. 

Et dans l'Église catholique,  nous devrions mettre beaucoup plus l’accent sur la nature divine du Christ, ce qui nous permettra aussi d’avoir une relation avec notre nature d’enfants de Dieu beaucoup plus importante.

L'auteur nous dit que ce Verbe incarné représente un mystère toujours présent. Ce sont aussi les mots de l’apôtre Paul. 

Un présent éternel, un mystère à vivre réellement à chaque instant. 

C’est en priant saint Paul, en méditant ses écrits,  que nous pouvons vivre ce mystère.  À travers les propos de Paul, ce sont ceux du Christ. 

11 avril 2016

« Mais Dieu, dit l'Église, s’est montré plus admirable dans la restauration de Ses desseins qu’Il ne l’avait été dans la Création. Comment cela ? Quelle est cette merveille divine célébrée par l’Eglise ? Ce mystère, c’est l’Incarnation. »

Oui, l’Incarnation est un mystère et c’est pour cela qu’on peut toujours plus méditer ce mystère. 

D’abord parce que il est infini et nous pouvons toujours plus nous enrichir, nous en nourrir, nous en imprégner.

Dom Marmion  nous invite à une méditation, une contemplation sur nous-mêmes et sur l’action de Dieu. Il nous dit très bien que Dieu, en restaurant la personne humaine, a fait quelque chose de plus admirable que dans Sa création. 

Méditons la création de Dieu, ce que Dieu a fait dans la Création : tout y est ordonné. Les psaumes nous en parlent et nous invitent à méditer, si nous n’avons pas la possibilité de méditer la Création de Dieu à l’extérieur, de sortir pour l'admirer.

L’Incarnation de Dieu se réalise pour nous restaurer.

Néanmoins, pour les orthodoxes  même si la personne n’avait pas fauté, Dieu aussi se serait incarné. C’est évident aussi pour les Pères de l’Eglise. Et cette discussion a commencé dans le monde occidental  avec saint Thomas d’Aquin et dom Scott.

Pour les franciscains, mêmes si l’homme ne pêche pas, Dieu s’incarne.  

Saint Thomas d’Aquin mettra plus l’accent sur le fait que parce que l’homme a péché, alors Dieu s’est incarné.

Dans "La somme théologie sur la Foi" saint Thomas d’Aquin explique clairement que tout le monde avait conscience de l’Incarnation de Dieu, même avant la faute, ainsi Adam avait aussi pleine conscience de l’Incarnation de Dieu avant la faute.

Et lui-même pose la question : quelle conscience avait l'Homme de cette Incarnation puisqu’il n’y avait pas encore la faute. L'Homme ne pouvait pas présager qu'il allait fauter. 

Et donc saint Thomas répond que Dieu se serait incarné pour la consommation de Sa gloire. 

Une évidence s'impose à moi quand je le lis les Évangiles. Ils nous disent que Dieu s'incarne pour que nous puissions devenir Enfant de Dieu, au delà du péché. C’est d’ailleurs  le prologue de Saint-Jean : au départ Dieu s’est incarné afin qu’on puisse devenir enfant de Dieu et après seulement, il présente la Loi de Dieu, qui enlève le péché du monde. 

Il me semble qu'il devrait y avoir un éclairage des Évangiles par une théologie chrétienne juive. 

Celle-ci ne s'est pas développée, du fait que la majorité du peuple juif a rejeté le Christ. 

Mais n'oublions pas que ce sont des Juifs qui se sont convertis au Christianisme et qui ont commencé l'Eglise. Ils avaient donc une théologie juive des Écritures christianisées. 

Ma réflexion actuelle porte sur cette théologie juive en Christ. Peut-être pouvez-vous prier pour ça. Bien sûr sans aller contre le dogme de l’Église,  mais  je pense qu’il doit exister une théologie juive sur les Écritures sur le Christ et en Christ.

5 avril 2016

« Comme vous le savez, Dieu a réalisé son dessin lors la création du premier homme : Adam a reçu, pour lui et pour sa race, cette grâce qui faisait de lui l’enfant de Dieu ; mais, par sa faute, il a perdu, pour lui ainsi que pour sa race, le don divin. Depuis sa révolte, nous naissons tous pêcheurs, dépouillés de cette grâce qui nous rendrait enfant de Dieu ; nous sommes au contraire les ennemis de Dieu et des fils voués à sa colère comme nous le dit saint Paul, le péché a traversé le plan de Dieu. »

Comme le dit à juste titre l’auteur, « comme vous le savez », oui nous sommes dans la connaissance, on aimerait parfois passer à autre chose, on aimerait parfois tendre vers l’extraordinaire, vivre plus avec le sensoriel. Pourtant chaque jour semble offrir la même routine, le soleil se lève puis se couche, en hiver la nuit apparaît plus vite, en été le jour est plus long, et c’est comme ça tous les jours, tous les mois, toutes les années, nous le savons, nous le vivons. Oui c’est dans ce quotidien qui peut nous paraître ennuyeux, rabâchant, que nous sommes appelés à vivre de Dieu réellement, c’est là notre examen de conscience. Nous vivons notre relation à Dieu dans ce quotidien, dans cette réalité, en tant que chrétiens ressuscités. Oui depuis le début, Adam a reçu ce don gratuit de Dieu d’être divinisé, d’être enfant de Dieu. D’ailleurs dans les lettres qui composent le mot Adam en hébreu il y a la première lettre de l’alphabet hébraïque qui correspond à la lettre Aleph et qui nous renvoie à Dieu et les 2 autres lettres forment le mot Dam qui veulent dire sans en hébreu. Oui, depuis le début, l’homme a une nature humaine et en même temps une nature divine. (Pour les juifs, il y a des similitudes entre les lettres hébraïques et la théologie des icônes pour les orthodoxes)

Il y a notre naissance, notre vieil homme, et c’est avec le baptême que nous naissons enfants de Dieu. Et le fait que le péché traverse le plan de Dieu, il traverse notre humanité, il engendre des dégâts au sein de notre humanité. Cela explique les tendances, les blessures, les difficultés que chacun peut avoir. Pour rappel, le mot péché en hébreu vient des expressions se désaxer, ne plus être centré sur Dieu ou rater sa cible.

 

28 mars 2016

«Ce point est d’une importance capitale et je désire que vous ne le perdiez jamais de vue. Dieu aurait pu se contenter d’accepter de nous l’hommage d’une religion naturelle ; celle-ci étant  la source d’une moralité humaine, naturelle, d’une union avec Dieu conforme à notre nature d’être raisonnable, fondée sur le relation de créature avec notre créateur et nos relations avec nos semblables.  Mais Dieu n’a pas voulu se borner à cette religion naturelle. Nous avons tous rencontrés des hommes qui ne sont pas baptisés, et qui pourtant sont droits, loyaux, intègres, équitables et justes, compatissants, mais ce ne peut être là d’une honnêteté naturelle ; sans la rejeter, Dieu ne s’en contente pas.

Parce qu’Il a décidé de nous faire participer à Sa vie infinie, à Sa béatitude propre, ce qui est pour nous une fin surnaturelle, parce qu'Il nous a donné Sa grâce, Dieu demande que notre union à lui soit une union à la sainteté surnaturelle, qui ait cette grâce pour principe.

Dieu est maître de ses dons, Il a décrété de toute éternité, que nous serions saints devant Lui, en vivant par la grâce, en enfant de Dieu.»

Dom Marmion résume bien avec force que nous ne pouvons pas pratiquer simplement une religion naturelle. Sinon nous ne sommes pas dans notre vocation de chrétien.

Est-ce que nous pratiquons aujourd'hui une religion naturelle?

Est-ce que nous allons à l'Eglise comme d'autres vont à la synagogue ou à la mosquée ?

Le moine nous dit bien que sur le plan humain il existe déjà une religion. Ce sont les relations humaines, qui peuvent être cordiales, équitables, animées d'honnêteté naturelle, mais ce n'est pas à cela qu'est appelé le chrétien. 

Dieu nous fait participer à Sa vie divine, donc si je veux faire la volonté de Dieu, je dois rentrer dans cette vie divine.  Dieu demande que notre union à Lui ne soit pas une union naturelle, à travers notre pratique de la religion ou simplement à travers la relation naturelle humaine.  Dieu demande que notre union à Lui soit une sainteté divine, une sainteté que l’on appelle sainteté surnaturelle.  Sinon nous sommes en dehors de ce plan, nous sommes en dehors du plan de Dieu. On ne peut devenir chrétien, on ne peut être chrétien, on ne peut grandir en tant que chrétien, chrétienne, c’est-à-dire être saint et sainte, que par ce seul et unique chemin : accueillir cette grâce, accueillir ce don de vivre en enfant de Dieu.

Lundi 21 mars

«La conséquence de ce décret divin, de notre adoption, de cette prédestination si pleine d’amour, par laquelle Dieu veut nous rendre ses enfants, est de donner à notre sainteté un caractère spécial. 

Quel est ce caractère ? Que notre sainteté est surnaturelle.

La vie à laquelle Dieu nous élève est, par rapport à nous, comme par rapport à toute créature, surnaturelle, c’est-à-dire excédant les proportions et les forces, les droits et les exigences  de notre nature. Ce n’est plus dès lors comme simples créatures humaines que nous devons être saints, mais comme enfants de Dieu, par des actes inspirés, animés par la grâce. La grâce devient en nous le principe d’une vie divine. 

Qu’est-ce que vivre ? Pour nous, vivre, c’est se mouvoir soi-même en vertu d’un principe intérieur, source d’actions qui tendent à la perfection de notre être. Sur notre vie naturelle se greffe, pour ainsi dire, une autre vie, dont la grâce est le principe ; la grâce devient pour nous source d’actions et d’opérations qui sont surnaturelles et tendent vers une fin divine : connaître Dieu un jour, et jouir de Lui, comme Il se connaît et jouit de Sa perfection.»

Ce passage que nous venons de partager ensemble est très important. Il donne beaucoup de définitions, que nous allons reprendre pour intégrer ce que le moine nous enseigne, ou plutôt ce que Jésus nous enseigne à travers ce moine.

D’abord, encore une fois, le moine revient sur notre sainteté.

La sainteté d’un chrétien ce n’est pas la pratique de sa religion.  La sainteté d’un chrétien c’est sa divinité, c’est être divinisé, ce que Dom Marmion appelle le : « surnaturel».

Le surnaturel dépasse la force humaine, dépasse nos forces de la nature. Et pour le moine c’est une condition sine qua non pour être chrétien. Ce n'est plus alors comme simples créatures humaines que nous devons être saints, mais c’est comme enfants de Dieu.  Et donc nos actes se retrouvent inspirés non pas par ce que je pense, ce dont j'ai envie et ce que je veux, mais ils sont animés par la grâce, par notre relation filiale à Dieu.

La grâce devient pour nous le principe de vie chrétienne. Et cette vie chrétienne c’est une vie divine.

Et Dom Marmion nous explique ce qu'est vivre : vivre c’est se mouvoir, animés de ce principe intérieur qu'on appelle Âme, qui nous permet de poser des actes. Sur cette vie naturelle, s'est greffée une vie surnaturelle. 

Nous pourrions croire que la vie surnaturelle donc la vie divine est étrangère à la vie humaine.  Elle n’est pas étrangère, c’est le projet de Dieu depuis le début. Elle est greffée, mais elle n’est pas étrangère à notre vie naturelle.  

Est-ce que cette vie divine fait partie intégrante de notre vie chrétienne?

Est-ce que nous en parlons?

Est-ce que nous en vivons?

Est-ce que nous nous nourrissons de cela?

Est-ce que mon intelligence est en contact avec les enseignements de cette vie divine, de la filiation divine?

Et comme l'âme humaine est source et moteur de toute action humaine, cette grâce divine, ce don de Dieu cette vie divine, cette filiation divine, doit être pour nous source d’opérations chrétiennes, ce que Dom Marmion appelle source d’opérations surnaturelles. 

Et toutes nos opérations chrétiennes doivent tendre vers une fin divine. Tout acte que nous posons nous mène  vers une fin divine,  nous allons vers "connaître Dieu un jour".

Aller vers cette fin divine c’est la béatitude,  c’est le paradis, c’est se nourrir véritablement de cette vie divine, de cette fin divine, de connaître Dieu un jour. 

14 mars 2016.

« Tel est l’ineffable mystère de notre adoption divine. Mais il y a une profonde différence entre l’adoption divine et l’adoption humaine : celle-ci n’est extérieure, fictive, établie sans doute par un document légal, mais elle ne pénètre pas dans la nature de celui qui est adopté. En nous adoptant, en nous donnant la grâce, Dieu, au contraire, pénètre le fond de notre nature ; sans changer ce qui est essentiel dans l’ordre de cette nature, il l’élève intérieurement par cette grâce, au point que nous sommes vraiment les enfants de Dieu ; cet acte d’adoption à tant d’efficacité que nous devenons réellement, par la grâce, participant de la nature divine. Et comme la participation à la vie divine constitue notre sainteté, cette grâce est appelée sanctifiante. » Dom Marmion

Encore une fois nous voyons avec quelle insistance le moine nous appelle à revenir nous, catholiques, à l’essentiel, c’est-à-dire à cette adoption filiale, à cette adoption divine.

Nous devons retrouver l’essentiel, nous devons le retrouver dans notre discours, dans la lecture de notre comportement, dans notre intelligence : vivre réellement cette adoption divine.

Et nous ne devons pas avoir peur de le proclamer, de le dire au sein de notre église aux gens que nous allons côtoyer, et même au prêtre. Les prêtres parlent à  un large public, ils nous rappellent ce sur quoi le moine insiste énormément : cette adoption filiale, cette adoption divine  est le seul et unique chemin.

Cette filiation est la vocation du chrétien, c’est le but, c’est le projet de Dieu. 

C’est le seul et unique chemin pour être réellement chrétien. Cette vie divine constitue notre sainteté. Ce n’est pas notre pratique religieuse qui constitue notre sainteté, ce n’est pas le  discours sur la morale, même si  tout être humain doit avoir un minimum de morale et un minimum d’éthique. C’est ce que Saint-Paul nous dira dans l’épître aux Romains : même les païens ont une conscience de la loi. Non,  la sanctification pour un chrétien, cette grâce qui s’appelle la grâce sanctifiante, ce ne sont pas uniquement des mots. La sainteté ce n’est pas acquérir quoi que ce soit, je ne vais pas « acquérir la sainteté », je dois vivre de ma sainteté.

Si je dis que je dois acquérir une sainteté c’est comme si je disais souhaiter être un être humain. Si je prends conscience réellement de cette adoption filiale, du fait que je suis réellement enfant de Dieu, que je suis réellement participant à la nature divine ontologique, je le suis et je vis la sainteté.

De plus Dom Marmion  nous révèle un point extrêmement important : comme nous sommes concrètement enfants de Dieu il y a un changement intérieur qui s’opère en nous. Alors c’est vrai que nous le ressentons pas parce que ce n’est pas palpable, ce n’est pas dans l’ordre du sensible. Et nous le ressentirons encore moins si nous ne parlons pas avec Dieu comme avec un vrai père, si nous ne le vivons pas du tout, si nous ne lisons pas des textes de la Parole de Dieu.

Et cette grâce que Dieu nous donne, ce cadeau de Dieu, ce don gratuit que Dieu nous donne ne change rien à ce qui est essentiel dans l’ordre de notre nature : notre nature d’être élevé.

Je pense qu’à la lumière de ce que nous venons de dire, nous sommes appelés à évangéliser. Et l’évangélisation c’est faire prendre conscience aux chrétiens de ce qu’ils sont réellement : Enfants de Dieu.

7 mars 2016

«La participation pour nous à cette vie divine se réalise donc par la grâce, en vertu de laquelle notre âme devient capable de connaître Dieu comme Dieu se connaît, d'aimer Dieu comme Dieu s'aime, de jouir de Dieu comme Dieu est rempli de sa propre béatitude. Et ainsi de vivre de la vie de Dieu lui-même.»

Ce que nous dit ici le moine Dom Marmion est  extrêmement  profond et est au-delà des mots. Il nous invite à vivre réellement une relation divine avec Dieu, à nous regarder réellement comme enfant de Dieu, pour pouvoir vraiment rentrer dans cette vie divine, dans cette relation divine avec Dieu, dans cette relation filiale. Et c'est ce que me donne la grâce du baptême. 

Ici nous avons toute la théologie chrétienne : par nous-mêmes nous ne pouvons rien faire.  C'est  par un don gratuit de Dieu,  et ce don gratuit de Dieu que nous appelons la grâce va très loin, car, comme dit le moine, cela me permet de connaître Dieu comme Dieu se connaît.

Et de pouvoir aimer Dieu comme Dieu s'aime et ainsi de vivre de la vie de Dieu lui-même.

Vous voyez bien que le projet de l'Incarnation de Dieu, le fait que Dieu nous rejoint, va au-delà d’une simple pratique religieuse qu’on peut appeler la religion catholique. Cela nous dépasse totalement. 

Donc plus nous serons dans cet accueil de recevoir cette grâce, ce don gratuit de Dieu, plus nous pourrons connaître Dieu comme Lui-même se connaît. 

Bien sûr je ne pourrai jamais connaître Dieu parfaitement dans sa nature même, dans son essence même, car je ne serai jamais Dieu.

Et nous voyons une fois encore combien Dom Marmion  insiste sur cette vie divine, sur cette relation filiale, que nous devons retrouver au sein de l’église catholique, que nous devons retrouver en chaque catholique pour vivre réellement notre appel, notre vocation de chrétien, de chrétienne. 

Lundi 29 février 2016

«Selon saint Thomas, cette grâce est une « similitude participée de la nature de Dieu » : la grâce nous rend, d’une façon qui nous échappe, participant de la nature de Dieu ; nous sommes par la grâce, élevés  au-dessus de notre nature. Nous ne devenons pas égaux, mais semblables  à Dieu ; c’est pourquoi Notre Seigneur disait aux juifs : « N’est-il pas écrit dans vos livres sacrés : j’ai dit : voici que vous êtes des dieux ?» 

Nous voyons bien ici que le moine bénédictin est dans la lignée de saint Thomas d’Aquin. Et il dit à nouveau que nous devons assimiler la grâce à la participation à la nature de Dieu. 

Il dit clairement que ça nous échappe, mais nous devenons  participants à la nature de Dieu. 

D’où l’importance d’aller souvent se confesser : car lorsque nous allons nous confesser ce n’est pas uniquement que Dieu nous pardonne nos  péchés et que nous restons simplement dans la même nature humaine. Nous retrouvons la grâce, c’est-à-dire nous retrouvons ce à quoi tout chrétien est appelé, avoir une relation divine avec Dieu, à être dans sa nature divine. 

Dom Marmion ne parle pas du sacrement de confession,  nous en parlerons plus tard, mais nous voyons bien que le sacrement de confession est le prolongement du projet de Dieu. Celui qui l'accueille devient enfant de Dieu, celui qui l'accueille devient participant à sa divinité. 

Les sacrements ont le même prolongement, ils  prolongent le projet de Dieu. 

Et par le sacrement de réconciliation la grâce  se manifeste à nouveau c’est-à-dire ma nature divine, ma réalité d’enfant de Dieu c’est ça la grâce.

Lundi 22 février 2016

«C’est ici le merveilleux, la merveille de la Sagesse, de la puissance de la Bonté Divine. Dieu nous donne une mystérieuse participation à Sa nature que nous appelons «Grâce».

La grâce est une qualité intérieure, produite en nous par Dieu, inhérente à l'âme et la rendant agréable à Dieu, tout comme, dans le domaine  naturel, la beauté et la force sont des qualités du corps, le génie est la science des qualités de l’esprit, la loyauté et le courage des qualités du cœur.» Dom Marmion

Voilà ce que nous dit donc Dom Marmion dans ce passage. 

Il nous donne la définition de ce qu’est la grâce pour la théologie catholique.  Pour les catholiques, la grâce c’est participer à la nature divine de Dieu, c’est ça le mot grâce. 

Donc participer à Sa nature, c’est recevoir la grâce de Dieu. 

Être enfant de Dieu, c’est recevoir la grâce de Dieu, et prendre conscience que nous sommes de nature divine par adoption c'est vivre notre grâce. 

Vous comprenez que nous ne pouvons pas vivre concrètement notre grâce car la grâce est égale à la définition de nature divine, pour l’auteur et pour la théologie catholique. 

Nous ne pouvons pas vivre concrètement notre grâce et prendre conscience de notre grâce, si nous ne l'avons pas associée  à la nature divine, au fait que nous sommes nés de Dieu que nous ne sommes plus étrangers à Dieu. D’où l’importance de combler ce vide dans notre relation à Dieu, dans notre vie chrétienne.

Et l’auteur reconnait concrètement être dépassé par ce que Dieu a fait pour nous.  Cela reste mystérieux et il le dit lui-même : « Dieu nous donne une mystérieuse participation à Sa nature ». 

Et c’est difficile pour nos intelligences occidentales, qui ont l’habitude de tout rationaliser, de vouloir tout maîtriser et de vouloir tout comprendre pour pouvoir accueillir ou agir. 

Ici l’auteur nous montre quelle attitude nous devons avoir : celle d’accueillir un mystère qui nous dépasse. 

C'est  ça aussi le centre du christianisme, le centre de l'Incarnation de Dieu.

Lundi 15 février 2016

«C’est l’admission d’un étranger dans une famille. Par l’adoption, l'étranger devient membre de la famille, il en prend le nom, il en reçoit le titre, il a droit à l’héritage des biens. Mais pour pouvoir être adopté, il faut être de la même race; pour être adopté par des hommes, il faut être membre de la race humaine. Or nous qui ne sommes pas de la race de Dieu, qui sommes de pauvres créatures, qui sommes par nature, plus loin de Dieu que l’animal ne l’est de l’homme, qui sommes infiniment éloignés de Dieu comment pouvons-nous être adopté par Dieu ?»

L'auteur Dom Marmion nous dit que nous sommes considérés comme des étrangers tant que nous ne recevons pas le baptême. Donc tout le monde n’est pas enfant de Dieu. 

Nous sommes tous des créatures de Dieu. Mais la créature de Dieu est étrangère  à Dieu, comme un étranger dans une famille.

Et pour pouvoir réellement devenir membre d’une famille nous devons être adopté.   

Une créature de Dieu n’est pas de la race divine, un enfant de de Dieu est devenu par adoption de la race divine.

Lundi 8 février 2016

«En nous adoptant pour ses enfants, par une volonté infiniment libre, mais pleine d’amour, Dieu nous prédestine à être, non plus seulement des créatures, mais Ses enfants, à participer ainsi à Sa nature divine. 

"Dieu nous adopte pour Ses enfants." Qu’est-ce que Saint-Paul veut dire par là ? Qu’est-ce que l’adoption humaine ?» Dom Marmion

Ceci rejoint bien véritablement ce que j’ai essayé d’expliquer dans un livre qui s’intitule : « Oser être soi-même, finalité de l’Incarnation. » Nous voyons bien ici que l’auteur nous dit que nous ne sommes plus uniquement des créatures de Dieu, nous sommes des enfants de Dieu, par adoption.

Malheureusement nous pouvons voir que ceci est souvent occulté dans notre relation à Jésus aujourd’hui. Si le saint prêtre, qu'il soit prêtre, évêque ou cardinal, en donnant ses homélies, nous ramène uniquement à notre nature humaine, au fait que nous sommes créatures de Dieu, ce serait une erreur ontologique. 

Nous ne sommes plus, comme le dit l’auteur, seulement des créatures, nous sommes devenus les saints enfants de Dieu. 

Et ainsi nous participons à Sa nature divine. Comme un enfant qui est né de ses parents participe à la nature humaine, du fait que nous sommes nés de Dieu, nous participons à Sa nature divine. 

Pour nous la difficulté, c’est que cette nature divine, tout comme Dieu, n’est pas de l’ordre du sensible. 

Donc c’est beaucoup plus compliqué pour nous de la vivre, surtout s’il y a un vide dans l’enseignement promulgué dans les homélies. 

Cette nature divine, nous la recevons au moment de notre baptême. Et nous sommes toujours au centre de l’Incarnation de Dieu, les fruits de l’Incarnation de Dieu. 

Et c'est ce que veut dire le mot Salut. Le Salut n’est pas uniquement le rachat du péché, ce serait une erreur fondamentale, existentielle et essentielle de réduire ainsi le projet de Dieu. 

Dieu ne nous arrache pas uniquement du péché pour nous laisser exactement la même personne telle qu’on était auparavant, c’est-à-dire une créature de Dieu. 

Le Salut, non seulement nous rachète du péché, mais en plus nous fait participer à la divinité de Dieu. Nous avons donc une nature divine, nous sommes enfants de Dieu par adoption.

Lundi 1 février 2016

«Comment Dieu réalise-t-Il ce dessein magnifique par lequel Il veut nous faire part de cette vie, qui excède les proportions de notre nature, qui dépasse ses droits et ses énergies propres, qui n’est réclamée par aucune de ses exigences, mais qui, sans détruire cette nature, la comblera d’une félicitée insoupçonnée au cœur humain ?

Comment Dieu va-t-Il nous faire «entrer dans la société ineffable » de Sa vie divine pour nous en faire partager l’éternelle béatitude ?»

Dom Marmion, catholique irlandais, nous remet dans la source même de ce qu'est le christianisme, de ce qu’est l’Incarnation de Dieu, au-delà d’une simple pratique religieuse, d’aller à la messe du dimanche, de pratiquer les sacrements. 

Les sacrements sont extrêmement importants, nous le verrons plus tard. Ici, Dom Marmion nous montre quel est le centre,  l’âme du christianisme : l’Incarnation de Dieu. 

Et par nous-mêmes, nous ne pouvons pas y accéder.

Et en plus avec quelle délicatesse l’auteur nous montre bien, nous dit bien que Dieu n’est pas là pour détruire la nature humaine.  

Cette nature humaine gardera toujours cette nature humaine, nous n'allons pas être dilués ou être dissous. 

La nature humaine ne disparaît  pas  dans l’infini de Dieu, elle existe au sein de la divinité, au sein de la société divine.

Lundi 25 janvier 2016

«La raison humaine peut parvenir à établir l’existence de cette sainteté de l’Être suprême, sainteté qui est un attribut, une perfection de la nature divine considérée en elle-même. Mais la révélation nous apporte une nouvelle lumière. Nous devons ici élever le regard de notre âme avec révérence jusqu’au sanctuaire de l’adorable Trinité. Nous devons écouter ce que le Christ Jésus a voulu, autant pour nourrir notre piété que pour exercer notre foi, soit nous révéler Lui-même, soit nous proposer par son Église la vie intime de Dieu. En Dieu, vous le savez il y a le Père, le Fils, et l’Esprit Saint, trois personnes distinctes, mais ayant toutes une même et unique nature ou essence divine. Intelligence infinie, le Père connaît parfaitement Sa perfection, Il exprime cette connaissance en une parole unique c’est le Verbe, parole vivante, substantielle, expression adéquate de ce qu’est le Père. En proférant cette parole, le Père engendre son Fils, à qui Il communique toute Son essence, Sa nature, Sa perfection, Sa vie. Le Fils est également tout entier à son Père, tout entier livré par une donation totale qui tient à Sa nature de Fils, et de cette donation mutuelle d’un seul et même amour procède comme d’un principe unique, l’Esprit Saint qui scelle l’union du Père et du Fils en étant leur amour substantiel et vivant.»

Dom Marmion 

Je crois qu’il n'y a rien à commenter, c’est tellement clair. 

Je vous invite tout de même à relire ce passage de Dom Marmion, lentement très lentement, devant une adoration, devant Jésus-Hostie ou la Sainte Face ou simplement devant un crucifix. 

On pourrait méditer sur le fait que Jésus ait la connaissance du Père révélé et comprendre ainsi l’échange entre Jésus et Philippe : «Montre-nous le Père», demande Philippe à Jésus qui lui répond alors «qui me voit, voit le Père».

Puisque Jésus est la révélation de la connaissance du Père, Dieu se connaît en Lui-même, par Lui-même.  Cette connaissance révélée c’est le Verbe, cette connaissance révélée puis incarnée c’est Jésus. 

Lundi 18 janvier 2016

«Plus donc il y a en nous de dépendance d’amour à l’égard de Dieu, de conformité de notre volonté libre à notre fin primordiale, qui est la manifestation de la gloire divine, plus nous adhérons à Dieu. Ce qui ne peut se réaliser que par le détachement de tout ce qui n’est pas Dieu.  Plus enfin cette dépendance, cette conformité, cette adhésion, ce détachement sont fermes et stables, plus notre sainteté est élevée.» Dom Marmion


Ce passage est extrêmement profond.  

Dom Marmion évoque la dépendance amoureuse que l’on doit avoir envers Dieu. 

Posons-nous la question : est-ce que nous nous situons dans cette dépendance amoureuse envers Dieu?

Il remet encore une fois l’accent sur notre fin primordiale, et la fin primordiale c’est toujours la manifestation de la gloire divine.

A nouveau, voyez bien comment l’auteur utilise les mots divinité, divinisation, divin.

Et là, en ces quelques lignes Dom Marmion nous montre tout un travail en vérité que Jésus doit faire en nous. Et nous devons nous laisser faire par Jésus. C'est le détachement  de tout ce qui n’est pas Dieu. 

Plus nous adhérons à Dieu plus nous nous détachons de tout ce qui n’est pas Dieu. Cette évidence nous oblige  à détacher notre intelligence de l'esprit du monde qui l'imprègne. 

Donc plus nous allons nous détacher de l’esprit du monde, plus nous allons pouvoir nous élever dans notre sainteté, dans la sainteté divine.

Lundi 11 janvier 2016

«Vous comprenez, en effet, qu'aimant nécessairement Lui-même avec une infinie perfection, Dieu veut nécessairement aussi que toute créature existe pour la manifestation de Sa gloire. Et demeurant à son rang de créature, n’agissant  que conformément aux relations de dépendance et de fin, la Sagesse Eternelle se trouve dans l’Essence Divine.»

Dom Marmion

Est-ce que nous prenons conscience réellement que Dieu veut notre existence et nous a créés pour Sa gloire, pour la manifestation de Sa gloire?

Est-ce que nous prenons conscience que nous dépendons de Dieu?

Et de ces paroles de Jésus : " Sans Moi vous ne pouvez rien faire ?"

En Lui se trouvent l'être, le mouvement et la vie. 

4 janvier 2016

«La sagesse suprême montre que Dieu est la toute perfection, l'Être seul nécessaire. Elle fait que Dieu rapporte tout à Lui-même et à Sa propre gloire. C’est pourquoi les Livres Sacrés nous font entendre le chant des anges : «Saint, Saint, Saint… le ciel et la terre sont remplis de Ta gloire. » C’est comme si les anges disaient : « Vous êtes le Très Saint, Ô Dieu Vous êtes la Sainteté même, parce que, avec une souveraine Sagesse, Vous Vous glorifiez dignement et parfaitement. » De là vient que la sainteté divine  sert de fondement premier, d’exemplaire universel et de source unique à toute sainteté créée.»

Un point me paraît essentiel : comme le dit l’auteur lui-même, toute personne est appelée, tout chrétien est appelé à la sainteté. Dom Marmion définit bien que nous sommes appelés à une sainteté divine et non à une sainteté humaine qui passerait uniquement par des actes humains de religiosité ou de pratique religieuse, rappelons que l’Église n’a pas toujours exister.

C'est en philosophie la différence entre ce qui est nécessaire et ce qui est contingent. Ce qui est contingent dépend d'un autre pour pouvoir exister, vivre, apparaître. 

Tout ce qui est nécessaire se suffit à lui-même. Dieu est nécessaire, Il est de toute éternité, et Son Église, constituée de Son peuple, dépend de Dieu, le fondement premier, l’Être suprême. 

28 décembre 2015.

« Or, en quoi consiste cette sainteté en Dieu ?

En Dieu, tout est simple, perfection en Lui, réellement identique à Lui-même. La notion de sainteté ne peut Lui être appliquée que d’une façon absolument transcendante et en demeurant dans les limites du langage analogique. Nous n’avons pas de termes propres qui rendent pleinement la réalité de cette perfection divine.

Pourtant il nous est permis d’employer un langage humain. Qu’est-ce que donc la sainteté en Dieu ?

Selon notre façon de parler et de penser, il nous semble qu’elle se compose d’un double élément.

  • D’abord il y aurait un éloignement de tout ce qui est imperfection, de tout ce qui est créature, tout ce qui n’est pas Dieu lui-même. Ce n’est là qu’un aspect négatif.

 

  • Il y a un autre élément qui consiste en ce que Dieu adhère par un acte immuable et toujours actuel de Sa volonté au bien infini, de façon à se conformer pleinement à tout ce qui est bien infini. Dieu se connaît parfaitement, Sa toute sagesse lui montre Sa propre essence comme la norme suprême de toute activité.

Dieu ne peut rien vouloir, faire ou approuver qui ne soit réglé, par Sa souveraine sagesse, norme  de tout bien qui est l’essence divine. Cette adhésion immuable, cette conformité suprême de la volonté divine à l’essence infinie, considérée comme norme ultime d’activité, est on ne peut plus parfaite, parce qu’en Dieu la volonté est réellement identique à l’essence.

La sainteté divine revient donc à l’Amour très parfait et à la fidélité souverainement immuable avec lesquels Dieu sème infiniment. »

Dom Marmion

Nous allons essayer de décanter ce passage un peu difficile.

La première  chose extrêmement importante que Dom Marmion nous dit : ce que nous appelons sainteté pour Dieu, en Dieu, ne peut être appliquée que de façon analogique, dans les limites de notre langage, parce que Dieu, en vérité, transcende tout cela.

La parole de Dieu est devenue langage humain parce que nous sommes humains et nous fonctionnons avec le langage humain. Mais nous devons dépasser ce langage humain.

Lorsqu’on dit que Dieu est esprit c’est toujours un langage humain. On veut dire simplement qu’Il est immatériel, donc nous allons  Le concevoir à travers la réflexion humaine, le langage humain. Et par analogie, nous allons reporter ces mots sur Dieu.

Mais on sait très bien que Dieu dépasse toutes ces définitions, lorsqu’on veut parler de Lui, définir ce qu’est Dieu ou une vertu divine.

La  sainteté c’est comme la traduction hébraïque de kadosh, que nous avons déjà vu. Cela signifie « séparation de toute imperfection ».

Mais dans la définition qui nous donne Dom Marmion de la sainteté il en fait l’expression de l’Amour très parfait de Dieu.

Les vertus divines ne reflètent en vérité que l’essence de Dieu, que ce soit Sa sagesse, Sa volonté. Elles n’expriment pas  la perfection de Dieu, parce que pour Dieu, la volonté comme Son essence ne font qu’une seule chose. Et c’est pour ça que Dom Marmion va relier la sainteté divine à l’amour, car l’amour est un acte de volonté.

Nous continuerons au mois de janvier à étudier Dom Marmion, nous le laisserons nous expliquer la Sainteté de Dieu, pour essayer de pénétrer encore plus au cœur de cette Sainteté, et de proclamer avec les anges Dieu Saint, Saint, Saint !

21 décembre 2015.

« Dieu désire, d’une volonté infinie, que nous soyons saints ; Il le veut, parce qu’Il est saint Lui-même, parce qu’Il a placé dans cette sanctification la gloire qu’Il attend de nous et la joie de nous y rassasier.

Mais que signifie « être saint » ?

Nous sommes des créatures, notre sainteté n’existe que par une participation à celle de Dieu ; nous devons donc, pour la comprendre, remonter jusqu’à Dieu. Lui seul est saint par essence, ou plutôt Il est la sainteté même, la perfection divine qui fait l’objet de l’éternelle contemplation des anges.

Ouvrez le Livre des Ecritures, vous constaterez que, deux fois seulement, le Ciel s’est entrouvert devant de grands prophètes, l’un des Ecritures Saintes, l’autre de la Nouvelle Alliance : le prophète Isaïe et saint Jean. Et qu’ont-ils entendu ? Tous deux ont vu Dieu dans Sa gloire, tous deux ont vu les esprits célestes entourer Son trône, tous deux les ont entendu chanter sans fin, non la beauté de Dieu, ni Sa miséricorde, mais Sa justice, Sa grandeur, Sa sainteté. »

Dom Marmion nous donne la définition d’une notion très importante : ce qu’est réellement être saint pour le chrétien. Il commence par définir ce qu’est la sainteté, la perfection divine.

Regardons déjà le sens du terme sainteté en hébreu : kadoch.

Kadosh signifie être séparé. Séparé de quoi ? Séparé de l’esprit du monde, séparé du démon, pour être en Dieu, pour vivre de Dieu. Et Dom Marmion l’illustre très bien en nous disant que  la sainteté n’existe que par une participation à celle de Dieu. Il nous invite à considérer cette notion de sainteté comme une réalité, afin de se l’approprier.

Saint Noël à vous et vos familles !

Lundi 14 décembre 2015

Nous poursuivons la pensée de Dom Marmion qui reprend ce qu’il a dit depuis le début et synthétise.

"D’après la pensée de Saint-Paul, dont je vous ai cité les paroles en commençant, ce plan peut se ramener à trois grands traits :

C'est Sa sainteté que Dieu veut nous communiquer, Dieu nous a choisis pour être saints et irrépréhensibles. 

Cette sainteté consiste dans une vie adoptive, vie dont la grâce est le principe, le caractère surnaturel : Dieu nous a prédestinés à être Ses enfants d’adoption.

Et enfin ce mystère ineffable ne se réalise que  par le Christ Jésus."

Ces paroles nous permettront de bien nous préparer pendant cette période de fêtes, notamment la fête de l’Incarnation de Dieu.

Pendant ce mois, prenons le temps de méditer le mystère de l’Incarnation de Dieu.

Cette Incarnation, Dom Marmion nous invite à la vivre concrètement. 

1-L’Incarnation de Dieu se réalise pour que nous puissions être saints, et de sainteté divine. C’est important : l’Incarnation n’est pas une définition de la sainteté humaine mais elle nous y conduit.

2- Nous ne sommes plus simplement des créatures de Dieu, mais nous vivons en tant que fils adoptifs, enfants de Dieu. Depuis que Dieu s’est incarné et que nous avons reçu le baptême, nous sommes devenus enfants de Dieu. 

C'est une réelle naissance et le chrétien ne peut plus se définir uniquement à travers le fait d'être créature de la loi naturelle, ce serait une grave erreur.

Nous avons un autre moi : l’homme nouveau, celui d’être enfant de Dieu c’est notre deuxième nature et c’est une véritable naissance.

3-Ceci ne peut se réaliser que par le Christ Jésus, par l'intercession de l'Esprit-Saint.  

Aujourd’hui nous vivons de l’Esprit-Saint, et c’est Lui qui nous permet de vivre véritablement du Christ, de Jésus.

Méditons bien ces quelques phrases de l’auteur pour être réellement centrés sur notre appel chrétien, sur ce qu’est être chrétien pendant ce mois de décembre, afin de recevoir le mystère de l’Incarnation, le mystère de Noël.

Lundi 7 décembre 2015

"Quand, dans l’horizon, l'âme  considère cette magnificence, elle éprouve le besoin de s’abîmer dans l’adoration, et de chanter la louange de l’Etre infini qui s’abaisse vers elle pour lui donner le nom d’enfant, un cantique d’action de grâces. « Que vos œuvres sont grandes, ô Seigneur, et que vos pensées sont profondes ».

« Ô mon Dieu, qui est semblable à vous ? Vous avez multiplié vos merveilles et vos desseins en notre faveur ; nul n’est comparable à vous » !

« Vous me réjouissez ô Dieu, par vos œuvres, et je tressaille d’allégresse devant les ouvrages de vos mains ».

«C’est pourquoi je vous chanterai tant que je vivrai, je vous célébrerai tant que j’aurai un souffle de vie ».

«Que ma bouche soit pleine de louanges afin que j’exalte votre gloire ».

Nous devons faire oraison.

Je vous en supplie, ne dites pas que vous n’avez pas le temps de prendre un cœur à cœur avec Dieu !

Ne dites pas "ce n’est pas ma sensibilité"! C’est au-delà d’une sensibilité.

Bien sûr qu’on peut appartenir à une sensibilité au sein de l’église catholique : carmélite, bénédictine et bien d’autres et peu importe, mais le cœur à cœur avec Dieu est demandé pour chaque chrétien et chaque chrétienne. C’est la vocation du chrétien et de la chrétienne, au-delà de la sensibilité à laquelle nous appartenons, et encore une fois ne dites pas que c’est par manque de temps. C’est une excuse qui vient du démon, c’est Satan. Une femme n’est-elle pas contente  lorsque son mari la regarde et lui parle avec tendresse et amour ? Un homme n’est-il pas content lorsque sa femme le regarde avec amour? C’est cela un cœur à cœur avec Dieu, peu importe la façon dont vous le faites, chacun avec sa sensibilité mais faites-le ! Faites oraison!

Dom Marmion actualise ce que nous appelons l’Ancien Testament, l’Écriture Sainte, notamment les Psaumes.  

Est-ce que je lis les psaumes? 

Est-ce que je me les approprie?

Est-ce que je lis ou je médite au moins un psaume par jour?

C'est la prière de l’Eglise, la prière de Jésus, la prière des moines, la prière des prêtres. 

N'invoquons pas le manque de temps. 

Chez les juifs, les fidèles prient quatre fois par jour. 

Oui, prenons le temps de faire oraison 5 minutes tous les jours, 10 minutes tous les jours, peu importe, mais commençons. 

Et continuons à le faire. 

Ce coeur à coeur avec Dieu c'est, je le redis, l'âme du chrétien. 

Prions les uns pour les autres, prions un psaume par jour, petit à petit notre coeur à coeur avec Dieu sera une vraie relation d'amour. 

Amen!

Lundi 30 novembre 2015

"La communication en sera faite aux hommes dans l’église, jusqu’au jour fixé par les décrets éternels pour l’achèvement de l’œuvre divine sur la terre. 

En ce jour, le nombre des enfants de Dieu, des frères de Jésus, aura atteint sa perfection ; présentée par le Christ à son Père, la foule innombrable de ces prédestinés entourera le trône de Dieu, pour puiser aux sources vives d’une béatitude sans mélange, sans fin, pour exalter les magnificences de la bonté et de la gloire divine. 

L’union sera éternellement consommée et « Dieu sera tout en tous ». 

Tel est dans ces lignes tout à fait générales, le plan divin. Tel est, en grand raccourci, la courbe que décrit l’œuvre surnaturelle."

L’auteur, ici, reprend ce que nous avions dit la semaine dernière : c’est-à-dire que le Christ est véritablement ma vie. C’est la vie de l'âme. Il se trouve en moi. 

"Dieu sera tout en tous" ce sont des mots qui extrêmement importants.

Nous retrouvons encore une fois dans ce passage de Dom Marmion, l’importance de l’œuvre divine. Ce n’est pas une qu’œuvre spirituelle, c’est une œuvre divine et j’insiste vraiment sur ce point. 

L'auteur met également en lumière que nous sommes les enfants de Dieu et les frères de Jésus. 

Jésus n’est pas seulement mon Dieu et mon Seigneur devant qui je me mets à genoux en silence. Jésus n’est pas seulement le Verbe de Dieu, Il est aussi mon frère, mon grand frère.

Est-ce que j’arrive à voir une relation avec Jésus dans Ses différentes facettes : Roi, Souverain, Seigneur Miséricordieux, Grand Frère etc ?

Nous voyons aussi que pour l’auteur, l’essentiel du christianisme c’est être en union avec Dieu : c’est l'âme du christianisme.

Lundi 23 novembre 2015

"Toute la sainteté consistera dès lors à recevoir, du Christ et par le Christ qui en possède la plénitude et qui en est l’unique médiateur, la vie divine ; à la conserver, à l’augmenter sans cesse par une adhésion toujours plus parfaite, par une union toujours plus étroite à Celui qui est, Celui qui en est la source.

La sainteté c'est donc un mystère de vie divine communiquée, reçue en Dieu, du Père au Fils, communiqué en dehors de Dieu, par le Fils à l’humanité, avec laquelle Il s’unit personnellement dans l’incarnation. En sorte que le Christ est vraiment la vie de l'âme parce qu’Il en est la source et le  dispensateur"

Encore  une fois, Dom Marmion parle de la vie divine. Je pense que c’est important que notre intelligence et notre cœur adhèrent à cela.  Nous avons du mal, pour bon nombre de catholiques, à parler de vie divine, nous parlons plutôt de spiritualité ou de relation spirituelle avec Dieu, mais ce n’est pas suffisant. 

Et d’ailleurs Dom Marmion définit bien ce qu’est la sainteté : recevoir du Christ la vie divine. Cette vie ne peut être reçue que du Christ lui-même. Il est l'unique médiateur de la vie divine. C'est  Jésus qui doit être la vie de mon âme, c’est-à-dire la vie de ma propre personne. Saint-Paul dira « ce n’est plus moi qui vis c'est le Christ qui vit en moi », et c’est Dieu le Père qui communique cette vie divine et reçue. On parle ici de l’humanité du Christ. Et Son l’humanité, le Christ la reçoit du Verbe. 

16 novembre 2015

"Mais ce Fils qui, par nature, est l’unique du Père éternel apparaît ici-bas pour devenir le premier né de tous ceux qui le recevront, après avoir été rachetés par Lui. 

Seul né du Père dans les splendeurs éternelles, seul Fils par droit, Il est le chef d’une multitude de Frères, auxquels, par Son œuvre rédemptrice, Il rendra la grâce de la vie divine.

En sorte que la vie divine qui dérive du Père dans le Fils, qui découle du Fils dans l’humanité de Jésus, circulera par le Christ dans tous ceux qui voudront l’accepter ; elle les entraînera jusque dans le sein béatifiant du Père, là où le Christ nous a précédés, après avoir soldé pour nous ici-bas, par son sang, le prix d’un tel don."

Dom Marmion  revient constamment sur la vie divine. 

N’avons-nous pas perdu le sens réel du christianisme qui est celui de vivre de la vie divine ?

Oui, nous devons recevoir le Christ pour qu'Il puisse nous racheter. C'est ce que dira Saint-Jean dans son prologue : "À tous ceux qu’Il accueille, Il donne le pouvoir de devenir enfant de Dieu."

Et c’est bien le Christ qui nous rend la grâce, et l’auteur insiste beaucoup sur cette vie divine : la vie divine et l'humanité du Christ. 

C'est par le Christ, donc par l’humanité du Christ, que nous sommes appelés et entraînés à vivre cette béatitude au sein du Père.

D'où aussi cette reconnaissance que nous devons avoir envers Jésus car Il en a payé de son sang.  C'est  par Son sang qu'Il nous fait entrer dans la vie divine et par la croix, même si la croix n’est pas le but final, il fallait qu'Il passe par la croix.

 9 Novembre 2015

"Réalisé en Adam, dès l’aube de la Création, puis traversé par le péché de chair du genre humain qui entraîne toute sa race dans sa disgrâce, ce décret d’amour sera restauré par une relation merveilleuse de justice et de miséricorde, de sagesse et de bonté.

Voici que le Fils Unique qui vit éternellement dans le sein du Père, s’unit dans le temps à la  nature humaine, mais d’une façon si étroite que cette nature, tout en étant parfaite en elle-même, appartient entièrement à la personne divine à laquelle elle est unie. La vie divine communiquée en plénitude à cette humanité fait d’elle la propre humanité du Fils de Dieu : c’est l’œuvre admirable de l’Incarnation. De cet homme qui s’appelle Jésus, le Christ, il est vrai de dire qu'Il est le propre Fils de Dieu."

Dom Marmion

Voici quelques méditations que nous pouvons tirer de cet extrait. 

1-C'est l'Incarnation de Dieu qui est au centre du christianisme. 

Est-ce que je prends conscience que Dieu s’est incarné ?

Est-ce que je vis l’Incarnation de Dieu?

2-On voit ici que l'Incarnation entraîne toute l’humanité. Quelles sont donc les conséquences pour nous, pour nos actes, pour toute la planète ? 

Aujourd’hui, comment gérons-nous le refroidissement ou le réchauffement planétaire, les actualités politiques, éthiques, militaires, ou de la morale ?

Les richesses que nous produisons,  les paroles que nous disons ont un impact sur les autres. 

3-Un autre point important que Dom Marmion met en lumière c’est le décret d’amour. Ce décret merveilleux dépasse totalement la logique humaine. L'Incarnation de Dieu dépasse l’entendement humain.  On ne pourra jamais l'expliquer, ni la comprendre réellement avec simplement notre intelligence.

Cette Incarnation nous fait entrer dans la justice, la miséricorde, la sagesse et la bonté. Quatre mots que nous pouvons méditer. 

4-La nature humaine de Jésus est totalement unifiée, elle appartient totalement, entièrement à la personne divine.

Et donc toute notre nature humaine est centrée sur Dieu.

Notre société et nos modes de vie nous font centrer nos vies sur nous-mêmes. C'est un combat que nous devons accepter : faire aller notre nature humaine vers Dieu, vers Jésus. Et ainsi nous centrons notre nature sur Dieu. 

5-Le dernier point important de cette méditation c'est la vie divine de Dieu. 

C'est une vie divine qui est communiquée à l'humanité par Jésus, pas une vie spirituelle. Ce n'est donc pas une relation spirituelle que je dois avoir avec Dieu. Mais une relation ancrée dans l'Incarnation et la vie divine de Notre Seigneur Jésus. 

Lundi 2 novembre 2015

"Dieu est Père. Éternellement, bien avant que la lumière créée se lève sur le monde, Dieu engendre un Fils auquel Il communique Sa nature, Sa perfection, Sa béatitude, Sa vie. Car engendrer, c'est communiquer l'être et la vie.  La vie est donc en Dieu, vie communiquée par le Père et reçue par le Fils.

Ce Fils est tout semblable au Père,  et unique,  car avec le Père, Il est une même indivisible nature divine.  Et tous deux, bien qu’étant distincts l’Un de l’Autre à cause de leur propriété personnelle « d’être Père » et « d’être Fils » sont unis de manière substantielle, d’où va procéder cette troisième personne,  à travers cette union et cette étreinte  d'amour puissante, que la révélation appelle d’un nom mystérieux l’Esprit Saint."

Méditons cette suite du texte de Dom Marmion, en reprenant quelques mots essentiels. 

1- Éternellement. Cela veut dire que Dieu n’a pas de début n’a pas de fin pas de commencement.

2- Dans la théologie thomiste on utilise le verbe engendrer pour préciser que le Père engendre le Fils, pour bien montrer qu'ils sont de même nature, un seul Dieu. Dom Marmion nous donne une autre signification du terme engendrer : communiquer l'être et la vie. Cette affirmation nous rappelle la parole du psaume (Ps 2,7) : "Tu es mon Fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré"

3- Les propos de Dom Marmion  nous éclairent sur l’Évangile de St Jean puisque Dieu communique la vie à son Fils : St Jean dit "En Lui était la vie."

4- Le Fils est donc semblable au Père. Nous pouvons ainsi comprendre les propos dans l’Évangile de St Jean lorsque Jésus répond à Philippe : "Qui me voit, voit le Père."
 

5- Le Père et le Fils sont donc d’une indivisible nature divine. Il n'y a qu’un seul Dieu. Nous chrétiens, nous croyons en un seul Dieu, même s’il y a deux personnes avec deux fonctions bien spécifiques : l'une de Père et l’autre de Fils et cela dépasse la raison humaine. Cet amour, cette union d’amour, cette étreinte d’amour substantielle entre le Père et le Fils fait apparaître ce que la Révélation appelle d’un nom mystérieux : l’Esprit Saint.

6- Il est important de bien méditer que l’Esprit Saint est un nom mystérieux donné par la Révélation. Il est impossible à la raison humaine de pouvoir accéder à ce mystère mais nous voyons ce que nous donne la foi, ce qu’elle nous permet de connaître de cette vie intime en Dieu, de cette fécondité de vie divine en Dieu.

Lundi 26 octobre

"Dieu est Père. Éternellement, bien avant que la lumière créée se lève sur le monde, Dieu engendre un fils auquel Il communique Sa nature, Sa perfection, Sa béatitude, Sa vie. Car engendrer, c'est communiquer l'être et la vie. 

La vie est donc, en Dieu, vie communiquée par le Père et reçue par le Fils.

Ce Fils est tout semblable au Père,  et unique,  car avec le Père, Il est une même indivisible nature divine.  Et tous deux, bien qu’étant distincts l’Un de l’Autre à cause de leur propriété personnelle « d’être Père » et « d’être Fils » ils sont unis de manière substantielle, d’où va procéder cette troisième personne,  à travers cette union et cette étreinte  d'amour puissante, que la révélation appelle d’un nom mystérieux l’Esprit Saint."

Méditons cette suite du texte de Dom Marmion, en reprenant quelques mots essentiels. 

1- Éternellement. Cela veut dire que Dieu n’a pas de début n’a pas de fin pas de commencement.

2- Dans la théologie thomiste on utilise le verbe engendrer pour préciser que le Père engendre le Fils, pour bien montrer qu'ils sont de même nature, un seul Dieu. Et une autre signification que nous donne le moine au travers du terme engendrer est de communiquer l'être et la vie. Ce qui est fondé aussi sur la parole du psaume (Ps 2,7) : "Tu es mon fils, moi aujourd’hui, je t’ai engendré"

3- Ainsi les propos de Dom Marmion  nous éclairent aussi sur l’Évangile de Saint-Jean puisque Dieu communique la vie à son Fils. 

Saint-Jean dira "en Lui était la vie."

4- Donc le Fils est semblable au Père. Ainsi de là nous pouvons comprendre aussi les propos dans l’Évangile de Saint-Jean lorsque Jésus répond à Philippe : "Qui me voit, voit le Père."
 

5- Donc le Père et le Fils sont d’une indivisible nature divine. Il n'y a qu’un seul Dieu. Nous chrétiens, nous croyons en un seul Dieu, même s’il y a deux personnes avec deux fonctions bien spécifiques : l'une de père et l’autre de fils. 

Et cela dépasse la raison humaine. 

Et cet amour, cette union d’amour, cette étreinte d’amour substantielle entre le Père et le Fils fait apparaître ce que la Révélation appelle d’un nom mystérieux : l’Esprit Saint.

6- C’est important aussi de bien méditer que l’Esprit Saint est un nom mystérieux donné par la Révélation. Voilà donc ce que nous donne la foi, ce que la foi nous permet de connaître de cette vie intime en Dieu, de cette fécondité de vie divine en Dieu. Et il est impossible à la raison humaine de pouvoir y accéder. 

19 octobre 2015

Suite de la méditation inspirée par Dom Marmion : 

"La révélation est venue, nous inondant de sa lumière, et nous enseigne qu’il y a, en Dieu, une ineffable paternité. 

Dieu est Père : c’est le dogme fondamental que tous les autres présupposent. Dogme magnifique qui laisse la raison confondue, mais ravie la foi et transporte les âmes saintes." Dom Marmion

Dom Marmion nous le dit clairement, nous sommes dans l’ordre de la foi, voilà ce qu’est la nature de la Révélation.

La Révélation m'enseigne que je dois me laisser enseigner par elle, par la Parole de Dieu. 

Le premier élément que nous enseigne la Révélation, c'est  un dogme de l'ordre de la Foi : Dieu est Père.

Dom Marmion souligne  ici que notre raison en est totalement confondue. 

Comment est-ce que je vis ma relation avec Dieu le Père?

Est-ce que je ne transpose pas naturellement ma relation ou ma non-relation avec mon père avec celle que j'ai avec Dieu le Père ?

Comment est-ce que je prie le Notre Père ?

Dom Marmion nous fait comprendre que de ce dogme fondamental vont naître tous les autres dogmes.

12 octobre 2015

"La raison humaine peut démontrer qu’il existe un être suprême, cause première de toute créature, Providence du monde, les générateurs souverains, fins dernières de toutes choses. De cette connaissance rationnelle et des relations qu’elle manifeste entre les créatures et Dieu, découle pour nous certains devoirs envers Dieu et envers notre prochain, de voir dans l’ensemble fonde ce qu’on appelle la loi naturelle, et dont l’observation constitue la religion naturelle.

Mais notre raison, si puissante qu’elle soit, n’a rien pu découvrir, avec certitude, de la vie intime de l’être suprême : la vie divine lui apparaît infiniment distante, dans une solitude impénétrable comme le dit saint Paul (1Tm 6,16)." Dom Marmion

Dom Marmion se base sur les écrits de saint Thomas d'Aquin, qui a longuement développé que la raison humaine peut démontrer qu'il existe un être suprême. Saint Thomas s'est lui-même inspiré du travail du philosophe Aristote. 

Néanmoins, nous pouvons aussi percevoir au sein même de la Révélation que la raison humaine peut admettre qu’il existe un être suprême. 

Saint Paul nous le dira (Rm 1,19-20) : 

"Car ce qui peut se connaître de Dieu, est manifeste parmi eux : Dieu le leur a manifesté. En effet ses perfections invisibles, son éternelle puissance et sa divinité sont, depuis la Création du monde, rendues visibles à l'intelligence par le moyen de ses œuvres. Ils sont donc inexcusables"

Nous comprenons que nous ne sommes pas dans l'ordre de la foi. 

Et, lors de discussions sur l'existence de Dieu, ou de celle d'un être suprême, à la lumière du texte précédent, nous réalisons que ce n'est pas de l'ordre de la croyance, puisque l'intelligence humaine peut démontrer l'existence d'un être suprême.  

Ce qui va être, et ce qui commence à être de l’ordre de la croyance, notre moine Dom Marmion nous le dit dans la suite de ses écrits. 

"Notre raison, si puissante soit-elle, n’a rien pu découvrir avec certitude de la vie intime de l’être suprême."

Et là, nous sommes dans une autre dimension, dans une autre relation. Nous sommes déjà au sein même de la foi. 

C'est  la foi qui nous fera rentrer dans cette relation, dans cette vie intime avec Dieu, bien sûr dans la limite où l’être humain peut aller ici-bas sur terre.

 

5 octobre 2015

"Si nous sommes saints suivant notre volonté nous ne le serons jamais bien ; il faut que nous le soyons sur la volonté de Dieu. La sagesse divine est infiniment au-dessus de la sagesse humaine ; la pensée de Dieu contient des fécondités que ne possède aucune pensée créée. C’est pourquoi le plan établi par Dieu est d’une telle sagesse qui ne peut manquer son but pour cause d’insuffisance intrinsèque, mais seulement par notre faute. Si nous laissons à l’idée divine tout pouvoir d’opérer en nous, si nous nous y adaptons avec amour et fidélité, elle devient extrêmement féconde et peut nous conduire à la plus sublime sainteté. 

Contemplons donc, à la lumière de la révélation, le plan de Dieu sur nous ; cette contemplation sera pour nos âmes une source de lumière, de force, de joie. Je vais d’abord vous donner une idée tout à fait générale du plan divin, nous en reprendrons ensuite l’exposé en détail, en suivant les paroles de Saint Paul cité au commencement de cet entretien." Dom Marmion

 

Nous avons donc terminé l’introduction de Dom Marmion et nous poursuivons l'étude de sa pensée en soulevant quelques points importants de réflexion et de méditation concernant notre conversion et notre relation à Dieu.

1-La sagesse divine est infiniment au-dessus de la sagesse humaine. Est-ce que réellement nous en prenons conscience?

2-La pensée de Dieu est féconde. Elle n'est pas limitée à un exercice intellectuel. 

3-Pour que la fécondité de la pensée de Dieu soit en nous, nous devons nous adapter à l’idée divine. 

Convertissons-nous, convertissons nos traditions, notre culture, notre façon de penser, notre façon de parler, pour nous adapter à l’idée divine, pour nous adapter au projet de Dieu en nous. Et ceci pour que nous soyons féconds. 

4-Dom Marmion nous dit l'importance de la contemplation. 

Prenons-nous du temps pour contempler Dieu?  

Contemplons Dieu à la lumière de la Révélation. Nous comprendrons ainsi ce qu’est le plan de Dieu pour nous, pour chacun d'entre nous. 

Contempler Dieu dans les Écritures est une attitude féconde, source de lumière, de joie et de force !

28 septembre 2015

"En une matière aussi grave, en une question aussi vitale, nous devons regarder et peser les choses comme Dieu les regarde et les pèse. Dieu juge toutes choses dans la lumière, et Son jugement est la norme dernière de toute Vérité. "Il ne faut pas juger des choses selon notre goût", dit saint François de Sales, mais selon celui de Dieu ; c’est le grand mot." Dom Marmion

La première chose importante que Dom Marmion nous donne ici comme indication, c’est de ne pas juger les choses en fonction de notre intelligence, de notre propre regard, de notre propre culture, de notre propre tradition ou de notre propre humanité. 

Nous devons juger les choses comme Dieu les juge, regarder les choses comme Dieu les regarde. 

Et le jugement que Dieu donne dans Sa lumière, devient alors la norme pour nous. 

Demandons  à Saint François de Sales de prier pour nous,  afin que nous puissions juger les choses selon le regard de Dieu et non pas selon notre humanité.

21 septembre 2015

"D’autres âmes ont des notions nettes sur des points de détail, mais manquent de vue d’ensemble, se perdant dans les minuties, n’ayant aucune vue synthétique, elles piétinent souvent sur place; leur vie devient un véritable labeur, soumise à d’incessantes difficultés : labeur sans élan, sans épanouissement et, souvent, sans grand résultat, parce que ces âmes  accordent à leurs actes une importance plus grande ou leur donnent une valeur moindre que celle qu'ils doivent avoir.

C’est donc une chose extrêmement importante de « courir dans la foi, non à l’aventure", comme dit Saint Paul dans la 1ère épître aux Corinthiens (9, 26), « de façon à atteindre le but », de connaître aussi parfaitement que possible l’idée divine de la sainteté, d’examiner avec le plus grand soin, pour s'y adapter, le plan sacré de Dieu sur nous pour faire arriver jusqu’à Lui. Ce n’est qu’à ce prix, en effet, que se réaliseront notre salut et notre sainteté." Dom Marmion

Ce message est un peu plus long que les autres mais il fallait que je vous le donne dans son ensemble. Je vous invite à le relire tranquillement car il nous offre des bases solides pouvant nous aider à grandir dans la sainteté. Le saint prêtre Dom Marmion nous met en garde contre le risque de :

1- Manquer d’une vue d’ensemble.

2- Piétiner sur place.

3- Passer à côté d’un épanouissement dans notre vie spirituelle, dans notre relation à Dieu.

Dom Marmion nous propose des solutions pour ne pas subir ces troubles :

1-  Il prend comme exemple Saint-Paul et les Écritures, qu’il cite comme guides.

5- Il nous invite à approfondir notre foi en essayant de comprendre ce que Dieu veut.

6- Il met en avant la sainteté comme une idée divine, ce n'est donc pas à moi de la définir.

7- Il rappelle que c’est Dieu qui a tracé lui-même ce plan pour nous.

Ces conditions sont sine qua non pour arriver à notre salut et à notre sainteté.

Bonne méditation et bonne lecture.

14 septembre 2015 

"Parmi les âmes qui cherchent Dieu, il s’en rencontre qui n'arrivent  qu'avec peine à Lui. 

Les unes n'ont aucune idée précise de ce qu'est la sainteté, ignorant ou laissant de côté le plan tracé par la Sagesse éternelle, elles font consister la sainteté dans telle ou telle conception issue de leur propre intelligence ; elles veulent se conduire uniquement elles-mêmes, s’attachant aux idées purement humaines qu’elle se sont forgées, elles s’égarent ; si elles font de grands pas, c’est en dehors de la voix véritable tracée par Dieu ; elles sont victimes de ces illusions contre lesquels saint Paul mettait déjà en garde les premiers chrétiens."

De ce que nous dit Dom Marmion, nous voyons ici l'importance d’avoir un accompagnateur, une accompagnatrice, un père spirituel ou une sœur. 

En avons-nous ?

Est-ce que nous en prenons conscience que cela est important pour nous, pour notre relation à Dieu? 

Je reprends juste une phrase de Dom Marmion dans laquelle il nous met en garde contre le fait de concevoir la sainteté en fonction de notre propre intelligence.

Il nous met donc en garde afin de ne pas suivre uniquement notre intelligence humaine, même si elle est bonne. Nous en avons un exemple d’ailleurs dans l’Évangile, lorsque saint Pierre demande à Jésus de ne pas aller à Jérusalem et que Jésus lui répond clairement : "Arrière Satan car tes pensées  ne sont que des pensées humaines" et pourtant saint Pierre recherchait le bien de Jésus.

Faisons extrêmement attention, comme il nous le conseille, à ne pas être victime de nos illusions, de croire que nous sommes épargnés du combat, que nous sommes des ’’super’’ chrétiens ou chrétiennes parce que nous posons des actes d’adoration, que nous allons à la messe ou que nous avons de la pratique religieuse. Plus que le contenant c’est le contenu qui est important.

Et pourtant comme le souligne Dom Marmion, ce sont au départ des personnes, des âmes qui cherchent Dieu.

 

     7 septembre 2015

     - « C’est dans le Christ que Dieu nous a élus, dès avant la création du monde, pour que nous soyons saints et sans défaut devant Lui ; dans son Amour, selon le bon plaisir de sa Volonté, Il nous a prédestinés à être Ses fils adoptifs, par Jésus Christ, à la louange de la magnificence de Sa grâce, par laquelle Il nous a rendus agréable à ses yeux, en son Fils bien-aimé », saint Paul (Eph 1,4–6).

-    - "C'est en ces termes que l’apôtre saint Paul, qui avait été ravi au troisième ciel et qui, entre tous, a été choisi par Dieu pour « mettre en lumière », comme il le dit lui-même,  « l’économie du mystère caché en Dieu depuis des siècles », marque le plan divin sur nous. Nous voyons le grand apôtre travaillant sans relâche à faire connaître ce plan éternel, établi par Dieu Lui-même pour réaliser la sainteté de nos âmes. Pourquoi tous les efforts de l’apôtre tendent-ils, comme il prend la peine de le dire, à « bien mettre en lumière cette économie des desseins divins » ? (Eph 3,8-9) Parce que Dieu seul, source de notre salut et source première de notre sainteté, pouvait nous faire connaître ce qu’Il désire de nous, pour que nous parvenions jusqu’à Lui." Dom Marmion, Le Christ, Vie de l'âme. 


Bonjour très chers frères et très chères sœurs,

Cette année je vous propose de vous faire connaître la pensée du bienheureux  Dom Marmion. Le bienheureux Columba Marmion (de son vrai nom Joseph Louis Marmion), né le 1er avril 1858 à Dublin (Irlande) et décédé le 30 janvier 1923 à l'abbaye de Maredsous (Belgique), était un moine bénédictin irlandais, auteur spirituel de renom et 3e abbé de Maredsous. Il a été béatifié par Jean-Paul II le 3 septembre 2000. Dans ce qu’il dit je vais relever quelques points qui me semblent importants, mais vous pouvez bien sûr relire lentement son texte et relever d’autres points.

Dom Marmion nous précise que saint Paul a été ravi au troisième ciel.

Est-ce que nous prenons conscience de la personnalité de Saint Paul ? Quelle a été sa  relation avec Dieu, avec Jésus? En réfléchissant sur ces propos qui nous sont ramenés nous aurons un autre regard sur le personnage de saint Paul et sur ses écrits. Saint Paul a été choisi entre tous. Est-ce que nous prenons vraiment conscience que saint Paul avait été choisi entre tous? C’est-à-dire entre tous les apôtres, bien qu'il n’ait pas vécu au moment du ministère sur terre de Jésus. Quelle place est-ce que je donne à saint Paul dans ma relation à Dieu ? Est-ce que je prie saint Paul ?

Nous devrions passer quelques minutes tous les jours avec les écrits de saint Paul. Il a été choisi pour une mission bien spéciale. Est-ce que je prends conscience que moi aussi j’ai été choisi par Dieu pour une mission bien spécifique, qui me correspond ?

Nous voyons bien que saint Paul a travaillé constamment pour Dieu, il s’est dépensé jusqu’à la fin. Quel enseignement puis-je retenir de cela ?

Dieu est vraiment seul auteur de notre salut, Il est la source première de notre sainteté. Est-ce que je suis réellement conscient que c’est Dieu qui est seul auteur de mon salut ? Est-ce que je prends conscience réellement que c’est Lui la première source de la sainteté et pas mes actes religieux ?

Amen

27 juillet 2015

 

La tradition rabbinique donne un commentaire  sur le Psaume 92 : « Cantique pour  le jour du sabbat ».

Ce chant nous renvoie à ‘’ce jour’’  qui sera entièrement sabbat, repos total. Un repos total, dans lequel il n'y aura plus du tout de combat, ni contre le démon, ni contre l’esprit du monde, ni  contre la chair. Car comme le dit  la théologie mystique juive, l’Essence même de la lumière infinie de Dieu, transcendant tous les mondes, se révélera et se dévoilera alors.

Oui, cette lumière qui permet d’apporter une véritable paix, un véritable repos, c’est cette Essence de lumière infinie de Dieu qui permet un vrai repos éternel.

Chrétien ! Cette  lumière infinie de Dieu, c’est le Verbe qui s’incarne, qui est  la Vie, la Lumière que l’on doit accueillir, toujours. Et un jour le Christ  reviendra  dans la gloire, afin d’apporter au monde ce repos éternel.

Comme il est écrit dans les Osée 6,2 :

«  [Déjà] au bout de deux jours il nous aura rendu la vie; le troisième jour il nous aura relevés, pour que nous subsistions devant lui. »

D’après la théologie mystique juive les deux jours correspondent aux deux manifestations de Dieu :

  • Celle qui est immanente, lorsque Dieu crée le monde, lorsque Dieu investit dans le monde.
  • Celle de Dieu transcendant le monde.  Nous pouvons  le voir  à travers  les deux mots que Saint-Jean utilise dans son prologue. La lumière correspond à l’immanence de Dieu, la vie correspond à la transcendance de Dieu. Cette lumière qui va vers le monde, qui investit le monde.

Comme il est écrit dans Saint Jean : « …  Cette lumière était la véritable lumière, qui en venant dans le monde, éclaire tout homme.  Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a point connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont point reçue. Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn 1,9-12). 

Voilà à quoi correspondent les deux jours, le troisième jour correspond au dévoilement, à la manifestation de l’Essence même de la lumière, de la lumière infinie de Dieu. Ce dévoilement de Dieu dans le langage de Saint Jean correspond au Logos, le Verbe.

Comme il est écrit :  « Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché, concernant la Parole de vie ( le Verbe),car la vie a été manifestée, et nous l'avons vue et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée, ce que nous avons vu et entendu, nous vous l'annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite » (1 St Jean 1-2,4).

Voilà à quoi est appelée l’espérance de l’homme, voilà à quoi est appelé tout homme qui accueille le Christ, en vivant cela, il aura réellement ce repos éternel, et nous pouvons déjà vivre ici-bas cette grâce, mais pas en plénitude.   

20 juillet 2015

 

Il y a un midrash qui nous raconte les discussions entre Ézéchiel et le bon Dieu.

Ézéchiel :

« Maître du monde, pourquoi me demandes-tu d’aller enseigner à Israël la structure de ta demeure ? Ils sont maintenant en exil, que peuvent-ils donc faire ? Laisse-les donc jusqu’à ce qu’ils reviennent de l’exil, alors je leur enseignerai ».

Dieu lui répondit : « la construction de ma demeure devrait-elle être délaissée du fait que mes enfants sont en exil ? Le fait qu’ils utilisent la structure du temple tel qu’il est défini dans la Torah, équivaut à sa construction. En récompense de leurs études,  je considère qu'ils sont consacrés véritablement à sa construction.

Oui pour le chrétien, cette discussion dans le midrash va donner un éclairage : l’une des finalités du chrétien est de s’adonner à méditer, à comprendre le nouveau temple qui est le Christ, qui est Jésus, afin que nous puissions, par l’étude du personnage de Jésus, qui est notre véritable temple, toujours plus construire le temple de Dieu, qui est son corps mystique, l’Église. Car la Parole de Dieu, l'étude de la Parole de Dieu est agissante en nous

 Ainsi Saint-Paul qui savait, puisqu'il a vécu au moment où le temple était encore debout, dit : « Vous êtes le temple de Dieu ». Oui,  plus nous allons étudier, méditer, réfléchir sur ce qu’est Jésus, son Corps, et son Corps mystique l’Église, plus nous serons en train de construire ce temple de Dieu qui descendra du ciel dans Sa gloire. Amen 

29 juin 2015

"Sur ce pont, toujours avec Lui, nous aussi devons arriver à notre prochain, jusqu'à celui qui a besoin de nous. Précisément en nous abaissant avec le Christ, nous nous élevons jusqu'à Lui et jusqu'à Dieu: Dieu est Amour et la descente, l'abaissement, que l'amour demande, est donc en même temps la véritable ascension. Précisément ainsi, en nous abaissant, en sortant de nous-mêmes, nous atteignons la hauteur de Jésus Christ, la véritable hauteur de l'être humain." Pape Benoît XVI

Petit commentaire

Le pape Benoît XVI nous incite à être sur ce pont, à accueillir le Christ qui descend vers nous, à Le rejoindre également, ce qui nous permet d’aller vers notre prochain. Cela me fait penser à une phrase du Cantique des Cantiques : « Je suis à mon bien-aimé et mon bien-aimé est à moi ».

Sans ce mouvement du haut vers le bas nous ne pouvons pas rejoindre réellement et concrètement de façon chrétienne notre prochain.

Il s’agit d’un abaissement, au cours duquel Dieu est amour.

Extérieurement c’est une descente, mais comme le dit le pape Benoît XVI, c’est en même temps la véritable ascension.

C’est une véritable ascension pour nous, mais en même temps c’est une véritable ascension pour Dieu, pour Jésus ; bien sûr on ne peut rien ajouter à Dieu, on ne peut rien donner à Dieu en plus,  mais Dieu est glorifié par l’Incarnation et plus tard Jésus demandera à son Père de le glorifier : « Père glorifie moi » (Jn 17,5). L’abaissement de Jésus, Sa descente reflètent aussi une ascension pour l’humanité du Christ.

22 juin 2015

« "Que la paix soit avec vous":  Ce salut du Seigneur est un pont, qu'Il jette entre le ciel et la terre. Il descend sur ce pont jusqu'à nous et nous, nous pouvons monter, sur ce pont de paix, jusqu'à Lui. » Pape Benoît XVI

Petit commentaire

C’est évident que lorsque Jésus nous laisse la paix, ce n’est pas une paix humaine, ce n’est pas une paix telle que nous le comprenons dans notre définition humaine, telle que nous le souhaitons, c’est une paix divine. Il serait intéressant de définir cette paix-là, de demander à l’Esprit-Saint de pouvoir la comprendre et surtout la vivre.

Le pape Benoît XVI affirme que Dieu jette un pont entre le ciel et la terre, on est tout le temps dans ce mouvement du haut vers le bas.

Le haut c’est Dieu, le bas c’est nous.

Dans le prologue de Saint-Jean c’est Dieu qui vient vers nous : le Verbe, la Vie, la Lumière, l’Incarnation. Dans l’Évangile de Saint-Jean nous voyons également que Jésus nous envoie l’Esprit- Saint, cette paix vient vers nous, encore une fois c’est un mouvement du haut vers le bas, et ce que l’on nous demande dans les trois exemples que je vous ai apportés, c’est d’être dans une attitude d’accueil : accueillir le Verbe, accueillir l’Esprit-Saint, accueillir la paix. Je peux comprendre que dans une éducation, une culture occidentale, l’accueil peut être difficile, car nous avons été éduqué en priorité à la réflexion, peut-être moins à l’accueil.

C’est là aussi un appel de conversion de notre intelligence, afin de mieux recevoir le Verbe, Jésus, l’Esprit-Saint et la paix de Jésus.

Ainsi, lorsque nous prenons conscience de ce besoin de conversion, que nous vivons cet accueil, le pape Benoît XVI dit que nous pouvons monter sur ce pont de paix et aller jusqu’à Dieu.

Prenons-nous conscience que la première chose que nous devons faire c’est accueillir ? Prenons-nous conscience que nous devons accueillir la paix, l’Esprit-Saint ? Comme la terre qui accueille la pluie venant du ciel. Réalisons-nous que c’est une des difficultés du monde occidental ? Puisqu’il est dans un autre mouvement naturellement.

15 juin 2015

« La deuxième image de l'envoi de l'Esprit, que nous trouvons dans l’Évangile, est beaucoup plus discrète. Mais c'est précisément ainsi qu'elle fait percevoir toute la grandeur de l'événement de la Pentecôte. Le Seigneur ressuscité entre dans le lieu où se trouvent les disciples en traversant les portes closes, et il les salue deux fois en disant: que la paix soit avec vous! Quant à nous, nous fermons sans cesse nos portes; nous voulons sans cesse nous mettre en sécurité et ne pas être dérangés par les autres et par Dieu. C'est pourquoi nous pouvons sans cesse supplier le Seigneur uniquement pour cela, pour qu'il vienne à nous en franchissant nos fermetures, et qu'il nous apporte son salut. » Pape Benoît XVI

 

Petit commentaire

Nous pouvons voir que le pape Benoît XVI fait un lien entre la résurrection du Christ et l’envoi de l’Esprit-Saint. Le Seigneur ressuscité entre dans le lieu où se trouvent les disciples, et Il traverse les portes closes. Plus nous allons vivre du Christ ressuscité, plus nous pourrons vivre de l’Esprit- Saint qui nous envoie évangéliser.

Est-ce que nous vivons réellement de Jésus ressuscité ?

Je m’arrête sur un autre fait important : nous lisons que Jésus a traversé les portes closes. Réalisons-nous réellement ce qu’est un corps glorieux ? En avons-nous une réelle conscience ? Nous n’avons pas été des témoins oculaires, nous n’avons pas vécu cette expérience, mais en lisant les paroles de l’Évangile, nous savons, nous croyons dans le fait qu’il existe un corps glorieux, une matière qui n’est pas limitée, qui peut traverser les murs. Voilà à quoi ressemblerait le corps glorieux.

Le pape Benoît XVI met l’accent ici sur le fait que Dieu s’invite chez nous, Il frappe à la porte, Il vient à l’improviste. Le pape Benoît XVI utilise le mot « dérangé », c’est vrai que des fois ça me dérange que Dieu entre dans nos vies, car on ne l’avait pas prévu, on avait prévu les choses autrement, et Dieu vient tout ébranler, tout changer.

Le pape Benoît XVI met l’accent véritablement sur la prière. Le Seigneur parfois vient nous « déranger », la prière nous invite à être attentif, à nous préparer à la surprise, à accueillir ce que je n’ai pas prévu. Nous devons prier pour cela, ainsi nous recevrons la paix du Seigneur.

Le 8 juin 2015
 

«  Nous devons donc prier sans cesse, pour que l'Esprit Saint nous ouvre, nous donne la grâce de la compréhension, de façon à devenir le peuple de Dieu, issu de tous les peuples - Saint Paul nous dit encore davantage: dans le Christ, qui comme unique pain nous nourrit tous dans l'Eucharistie, et nous attire à lui dans son corps torturé sur la croix, nous devons devenir un seul corps et un seul esprit. » Pape Benoît XVI

Petit commentaire

Le pape Benoît XVI nous rappelle l’importance de prier, car plus nous prions, plus nous pouvons nous ouvrir, ouvrir notre cœur, notre corps, notre esprit, notre intelligence et être dans une disposition d’accueil de l’Esprit-Saint. Cette grâce de compréhension ne dépend pas de nous, mais elle dépend de l’Esprit Saint, qui est l’Esprit de Dieu, c’est donc une compréhension divine et pas simplement humaine. Oui, depuis l’Incarnation de Dieu, depuis que le seigneur a envoyé l’Esprit Saint, ce peuple de Dieu est issu de tous les peuples.

Cela va même plus loin, puisque le pape Benoît XVI met en lumière les paroles de Saint-Paul : nous devenons un seul corps, un seul esprit avec l’Esprit, avec le Christ.

C’est vrai que c’est compliqué de le vivre, d’en prendre conscience, et pourtant c’est la réalité, c’est concret, voilà ce qui se passe au moment où nous recevons la sainte eucharistie.

Prenons- nous réellement conscience que nous sommes devenus le peuple de Dieu ?

Prenons-nous réellement conscience que ce peuple de Dieu est issu de tous les peuples ?

Lisons-nous, méditons-nous des textes qui nourrissent notre intelligence de cœur, afin de mieux intégrer cette dimension : devenir un seul corps et un seul esprit en Christ ?

Le 1er juin 2015
 
"Le vent et le feu de l'Esprit-Saint doivent sans relâche ouvrir ces frontières que nous les hommes continuons à élever entre nous; nous devons toujours repasser de Babel, de la fermeture sur nous-mêmes, à la Pentecôte." Benoît XVI
 
Petit commentaire
 
Le pape Benoît XVI met ici l'accent sur le fait de vivre réellement de l'Esprit-Saint. Cela ne semble pas si évident, nous vivons dans une pratique religieuse, mais comment agir sur l'activité même de l'être humain ? Effectivement, nous avons souvent tendance à nous replier sur nous-mêmes, comme Adam après la faute, qui se replie sur lui-même et se cache, par peur. Nous sommes également dans cette attitude, lorsque nous vivons trop dans notre vieil homme, dans notre naissance naturelle. Afin de recevoir l'Esprit-Saint, nous devons faire grandir en nous notre dimension d'enfants de Dieu. C'est au baptême et à la confirmation, que nous avons reçu cette nouvelle naissance, et que nous avons reçu l'Esprit-Saint.

Le 25 mai 2015

MESSE AVEC ORDINATION SACERDOTALE

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Saint-Pierre
Solennité de Pentecôte, 15 mai 2005

 

Le nouveau peuple de Dieu, l'Église, est un peuple qui provient de tous les peuples. L'Eglise est catholique dès le début, telle est son essence la plus profonde. Saint Paul explique et souligne cela dans la deuxième lecture, lorsqu'il dit : "Aussi bien est-ce en un seul Esprit que nous tous avons été baptisés en un seul corps, Juifs ou Grecs, esclaves ou hommes libres, et tous nous avons été abreuvés d'un seul Esprit" (1 Co 12, 13). L'Eglise doit toujours redevenir ce qu'elle est déjà: elle doit ouvrir les frontières entre les peuples et abattre les barrières entre les classes et les races. En son sein, il ne peut y avoir de personnes oubliées ou méprisées. Dans l'Eglise, il n'y a que des frères et des soeurs de Jésus Christ, libres.

 

Petit commentaire.

 

Le pape Benoît XVI met l’accent sur le fait que l’Incarnation de Dieu, avec le don de l’Esprit Saint, fait que tout d’un coup il y a  le nouveau peuple de Dieu.

Oui, il y a bien un nouveau peuple de Dieu et le pape Benoît XVI  relève la spécificité de ce nouveau peuple de Dieu : l’Église provient de tous les peuples et pas seulement d’un peuple, c’est la définition, l’essence même du mot catholique.

Le pape Benoît XVI se fonde sur l’Écriture, la Parole de Dieu, pour affirmer ceci à travers Saint-Paul.

Le pape Benoît XVI met autre chose en lumière, c’est que dans l’Église il n’y a que des frères et des sœurs de Jésus Christ, libres.

Ceci est très important parce que je pense que nous devons nous convertir par rapport à cette affirmation.

Sommes-nous réellement des frères et des sœurs de Jésus-Christ ?

Quelles relations humaines avons-nous dans nos églises ?

Les membres d’une communauté s’appellent frères entre eux, qu’en est-il de ceux qui ne sont pas membres de la communauté ?

Ce sont également des frères et des sœurs de Jésus-Christ.

Le pape Benoît XVI met l’accent sur le fait que nous sommes libres.

Nous sentons-nous réellement libres en tant qu'enfants de Dieu ?

Le 18 mai 2015

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Saint-Pierre
Solennité de Pentecôte, 15 mai 2005

Le vent et le feu, qui frappèrent la communauté des disciples du Christ rassemblés au Cénacle, constituèrent un développement supplémentaire de l'événement du Sinaï et lui donnèrent une nouvelle envergure. En ce jour, se trouvaient à Jérusalem, selon ce que rapportent les Actes des Apôtres, "des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel" (Ac 2, 5). Et voilà que se manifeste le don caractéristique de l'Esprit Saint, tous comprennent les paroles des Apôtres:  "Chacun les entendait parler en son propre idiome" (Ac 2, 6). L'Esprit Saint leur donne de comprendre. En surmontant la rupture initiale de Babel - la confusion des coeurs, qui nous élève les uns contre les autres - l'Esprit ouvre les frontières. Le peuple de Dieu qui avait trouvé au Sinaï sa première forme, est alors élargi au point de ne connaître plus aucune frontière.

Petit commentaire.

Le pape Benoît XVI met en lumière la nouveauté qui se dégage des événements ayant lieu au cénacle.

A la fois nous sommes dans une continuité, Jésus disait « je ne viens pas abolir mais accomplir », et quelque chose de nouveau est ici mis en relief.

Cette nouveauté, le pape Benoît XVI nous en parle en citant les Actes des apôtres 2,5 : ’’des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel’’.

Ce n’est plus un seul peuple qui est concerné mais toutes les nations !

Autre notion nouvelle que l’on peut percevoir à travers les propos du pape Benoît XVI c’est que chacun entend les paroles dans sa propre langue, Actes des apôtres 2,6. Comme le souligne le pape Benoît XVI, l’Esprit Saint leur donne de comprendre. C’est Dieu directement qui m’enseigne, Moïse n’est plus le seul intermédiaire.

Il y a deux nouveautés ici :

  • Vis-à-vis des hommes, toutes les nations sont concernées.
  • Vis-à-vis de Dieu, les pédagogies sont différentes. Dieu se révèle à chacun d’entre eux en fonction de leur langue.

Comme le pape Benoît XVI le souligne, il n’y a plus aucune frontière.

Le 11 mai 2015

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

 

Basilique Saint-Pierre
Solennité de Pentecôte, 15 mai 2005

 

MESSE AVEC ORDINATION SACERDOTALE

11 Mai 2015

Ce n'est que dans une harmonie ordonnée des libertés, qui ouvre à chacun son propre domaine, que peut régner une liberté commune. C'est pourquoi le don de la loi sur le Sinaï ne fut pas une restriction ou une abolition de la liberté, mais le fondement de la véritable liberté. Et, étant donné qu'une juste organisation humaine ne peut exister que si elle provient de Dieu et si elle unit les hommes dans la perspective de Dieu, les commandements que Dieu Lui-même donne ne peuvent manquer à une organisation ordonnée des libertés humaines. Ainsi, Israël est pleinement devenu un peuple précisément à travers l'alliance avec Dieu au Sinaï. La rencontre avec Dieu au Sinaï pourrait être considérée comme le fondement et la garantie de son existence comme peuple.

 

Petit commentaire

 

Le pape Benoît XVI nous parle beaucoup de liberté. C’est extrêmement important pour nous : la liberté de l’être humain ne peut s’exprimer que dans la perspective de Dieu, du Dieu trinitaire. On ne peut pas vivre en société si l’organisation humaine existe en étant uniquement centrée sur elle-même.

Le pape Benoît XVI nous donne un grand enseignement.

Pour nous catholiques qui croyons en un Dieu qui s’est incarné, Dieu n’est pas seulement dans l’église, Il est aussi dans notre organisation humaine.

Il y a un droit de regard de Dieu, de Jésus, du Père de l’Esprit Saint au sein de la famille, au sein  de notre travail professionnel, de nos vacances, de tout ce qui touche notre humanité.

Autre point aussi que je vois c’est que le pape Benoît XVI dit à juste titre que le peuple hébreu est devenu un peuple précisément à travers l’alliance avec Dieu au Sinaï. Et ça c’est la particularité du peuple hébreu par rapport aux nations avant l’Incarnation.

Le peuple hébreu est précisément devenu un peuple à travers l’alliance de Dieu au Sinaï, tandis que les autres nations deviennent des peuples sur leur lieu d’habitation, sur leur terre.

Avec l’Incarnation de Dieu, les nations deviennent réellement le nouveau peuple de Dieu à travers l’alliance que Jésus fait avec les nations du monde.

 Le pape Benoît XVI met en lumière un point extrêmement important qui donne la garantie de l’existence du peuple juif : ce n’est pas le fait qu’il est sur sa terre mais c’est sa rencontre avec Dieu au Sinaï.

Et si nous voyons l’histoire du peuple hébreu nous voyons bien qu’il a vécu beaucoup plus de temps en dehors de sa terre que sur sa terre.

Cette affirmation-là doit être vécue aussi chez les chrétiens, dans l’église catholique.

Le fondement et la garantie de l’existence du peuple de Dieu c’est notre rencontre avec Jésus, c’est la rencontre de ce Dieu qui s’incarne auprès chacun d’entre nous.

Le 4 mai 2015

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Saint-Pierre
MESSE AVEC ORDINATION SACERDOTALE

La première Lecture et l'Evangile du dimanche de Pentecôte nous présentent deux grandes images de la mission de l'Esprit Saint. La lecture des Actes des Apôtres raconte comment, le jour de la Pentecôte, l'Esprit Saint, sous les signes d'un vent puissant et du feu, fait irruption dans la communauté en prière des disciples de Jésus et donne ainsi origine à l'Eglise.

Petit commentaire.

Ce que nous pouvons voir et recevoir des paroles du pape Benoît XVI, c’est que les apôtres ont reçu l’Esprit saint à travers les signes d’un vent puissant et du feu.

Ceci est important.

Le pape Benoît XVI dans cette homélie fera également allusion aux signes du vent et du feu lorsque le peuple hébreu reçoit la Torah. A ce moment ce n’est pas  dans une brise légère que Dieu se manifeste comme Il le fait avec le prophète Elie.

Ce n’est pas à nous de déterminer comment Dieu doit se révéler à nous. Je ne peux pas enfermer Dieu dans un concept humain, dans une spiritualité humaine, ou l’humain déciderait que Dieu doit se révéler d’une seule et unique façon.

Les critères humains ne sont pas la référence pour savoir comment Dieu va s’y prendre pour se révéler à nous.

N’oublions pas que la naissance de l’Eglise, l’origine de l’Eglise, l’âme de l’Eglise c’est l’Esprit Saint.

Le 27 avril 2015

Notre profession de foi commence par les paroles: «Je crois en Dieu, le Père Tout-Puissant, Créateur du ciel et de la terre». Si nous omettons ce commencement du Credo, l’histoire du salut tout entière devient trop réduite et trop petite. L’Église n’est pas une association quelconque qui s’occupe des besoins religieux des hommes, et qui a justement le but limité de cette association. Non, elle met l’homme en contact avec Dieu et donc avec le principe de toute chose. C’est pourquoi Dieu nous concerne comme Créateur et c’est pour cela que nous avons une responsabilité envers la Création. Notre responsabilité s’étend jusqu’à la Création, parce qu’elle provient du Créateur. C’est seulement parce que Dieu a tout créé qu’Il peut nous donner vie et conduire notre vie. La vie dans la foi de l’Église n’embrasse pas seulement un domaine de sensations et de sentiments et peut-être d’obligations morales. Elle embrasse l’homme dans sa totalité, depuis ses origines et dans la perspective de l’éternité. C’est seulement parce que la Création appartient à Dieu que nous pouvons nous fier à Lui jusqu’au bout. Et c’est seulement parce qu’Il est Créateur qu’Il peut nous donner la vie pour l’éternité. La joie pour la Création, la gratitude pour la Création et la responsabilité à son égard sont inséparables.

 

Commentaire

 

Ai-je conscience réelle du rôle de l'Eglise ?

 

Me mettre en contact avec Dieu – Jésus : est-ce que je vis cela ou pas?

 

Comment est-ce que je perçois l'Église?

 

Comment je vis l'Église ?

 

Est-ce que je prends conscience que la Création appartient à Dieu et pas à l'homme ?

 

 

Le 20 avril 2015

 

                                            Basilique Saint-Pierre 
                                       Samedi Saint, 23 avril 2011

 

« Le cheminement sur les routes de la Sainte Écriture commence, durant la Veillée Pascale, par le récit de la Création. La liturgie veut nous dire par là que le récit de la Création est aussi une prophétie. Il n’est pas une information sur le déroulement extérieur du devenir du cosmos et de l’homme. Les Pères de l’Église en étaient bien conscients. Ils n’ont pas compris ce récit comme une narration sur le déroulement des origines des choses, mais comme un renvoi à l’essentiel, au vrai principe et à la fin de notre être. Or, nous pouvons donc nous demander : mais est-il vraiment important durant la Veillée Pascale de parler aussi de la Création ? Ne pourrait-on pas commencer par les évènements au cours desquels Dieu appelle l’homme, se constitue un peuple et crée son histoire avec les hommes sur la terre? La réponse doit être: non. Omettre la Création signifierait se méprendre sur l’histoire même de Dieu avec les hommes, la réduire, ne plus voir son véritable ordre de grandeur. Le rayon de l’histoire que Dieu a fondé parvient jusqu’aux origines, jusqu’à la Création. »

Commentaire

Remontons à l'origine, comme le fait le début des Évangiles de Saint Mathieu et de Saint Luc qui remonte à l'origine de Dieu – Jésus.

Comment regardez-vous la Création du monde ?

Comment avez-vous écouté cela à l'église ?

Avez-vous pris un temps pour étudier ce récit avec les Pères de l'Église ?

 

Le 13 avril 2015

 

                                            Basilique Saint-Pierre 
                                       Samedi Saint, 23 avril 2011

 

"Toutefois, les grands signes de la Création, la lumière et l’eau ne sont pas les seuls à faire partie de la liturgie de la Veillée Pascale. Une caractéristique absolument essentielle de la Veillée, c’est aussi le fait qu’elle nous conduit à une importante rencontre avec la parole de la Sainte Écriture."

 

Méditation 

Quel lien entretenez-vous avec l'Écriture Sainte ?

Est-ce une rencontre pour vous ?

Et avec qui ?

Si c’est le cas, pourquoi n'ouvrez-vous pas l’Écriture Sainte ?

Ne pensez-vous pas que tout catholique doit être familier avec la Bible ?

Pourquoi ne pas prendre comme résolution de prendre un temps pour aller à la rencontre de l'Écriture Sainte ?

Le 6 avril 2015

 

Basilique Saint-Pierre 
Samedi Saint, 23 avril 2011


Chers frères et sœurs!

"Deux grands signes caractérisent la célébration liturgique de la Veillée Pascale. Il y a d’abord le feu qui devient lumière. La lumière du cierge pascal, qui au cours de la procession à travers l’église, enveloppée dans l’obscurité de la nuit devient une vague de lumières et nous parle du Christ comme véritable étoile du matin, qui ne se couche pas, éternellement – du Ressuscité en qui la lumière a vaincu les ténèbres. Le deuxième signe est l’eau. Elle rappelle, d’une part les eaux de la Mer Rouge, l’effondrement et la mort, le mystère de la croix. Ensuite cependant, elle se présente à nous comme une eau de source, comme un élément qui apporte la vie dans la sécheresse. Elle devient ainsi l’image du Sacrement du Baptême, qui nous rend participants de la mort et de la résurrection de Jésus Christ."

 

Méditation 

Quelle est ma relation avec Jésus ressuscité ?

Quelle est mon  attitude quand je vais à L’Eglise pour vivre les fêtes Pascales ?

Est-ce que je prends conscience que mon baptême me rend participant à la mort et à la résurrection de Jésus ?

Et comment est-ce que je me rends participant de la mort et de la résurrection du Christ? 

Le 30 mars 2015

 

Le CELAM a intensément animé le travail de l'Episcopat latino-américain afin qu'il témoigne de ce que signifie être des fidèles disciples du Christ et qu'il alimente sa foi dans l'écoute de la Parole de Dieu.

 

-        Est-ce que je me considère comme disciple de Jésus?

-        Est-ce que je connais la définition d’être "disciple"?

-        Est-ce que je sais à quoi je m'engage lorsque je choisis d'être disciple de            Jésus? 

-        Est-ce que je prends un temps sérieux, un temps important dans ma                 journée de 24h pour ouvrir et lire la Parole de Dieu?

-        Est-ce que je sais ce qu’est la Foi catholique ?

-        Est-ce que je sais ce qu'elle a de spécifique par rapport à la foi juive ou              musulmane?

-        La Foi catholique est-elle une vertu ?

-        Comment est-ce que je la reçois ?

-        Est-ce que je prends conscience que la Parole de Dieu nourrit ma foi et              que si je ne lis pas cette Parole je fais jeûner ma Foi ?

-        Est-ce un bon jeûne?

-        Voilà quelques questions pour méditer sur notre vie chrétienne, notre                 relation à Jésus, à la lumière des paroles du Pape Benoit XVI.

 

Le 23 mars 2015

 

En  un  demi-siècle d'existence, le CELAM a été au service des Episcopats de l'Amérique latine, contribuant à faire face aux efforts de manière concertée et à répondre aux défis du sous-continent latino-américain dans un esprit ecclésial et s'efforçant, au sein de la communion épiscopale, de donner vigueur à ce que, au cours des années, l'on a appelé la "nouvelle évangélisation".

Conscient du fait que Jésus Christ est le coeur de la foi catholique et que le but de la nouvelle évangélisation est de contribuer à faire en sorte que chaque personne rencontre le Christ vivant. 

Ne pensez-vous pas que la nouvelle évangélisation n'a rien de nouveau car nos Pères les premiers chrétiens ont contribué à ce que chaque personne rencontre Jésus?

Est-ce que le problème ne vient pas de chez nous, que nous ne donnons pas Jésus tout simplement parce que nous ne vivons pas assez avec  Lui concrètement? 

Ne sommes nous pas trop dans une pratique religieuse ?  Pratique qui nous empêcherait d'entendre ce qui nous est dit ?

"Nous devons nous préparer à Pâques". Les mots que nous disons ont un impact sur nous :

-        Est que nous croyons vraiment que Jésus est le cœur de notre foi ?

-        Est-ce que je vais faire en sorte de parler de Jésus à chaque personne? Est-ce que ça me fait peur, me refroidit? 

-        Est-ce que Jésus est vraiment pour moi le cœur de ma foi, à chaque instant, ou bien juste  pour un moment dans la journée ? Pourtant mon cœur bat continuellement même lorsque je dors !!

-        Voila quelques questions pour méditer pendant ce carême. 

                                          

Le 16 mars 2015

 

16 mars 2015

LETTRE DU PAPE BENOÎT XVI
AU PRÉSIDENT DU CONSEIL ÉPISCOPAL LATINO-AMÉRICAIN
À L'OCCASION DU 50ème ANNIVERSAIRE
DE LA FONDATION DU CONSEIL

 

"A Monsieur le Cardinal Francisco Javier ERRAZURIZ OSSA 
Archevêque de Santiago du Chili, Président du Conseil épiscopal latino-américain.

Il y a cinquante ans, mon vénéré Prédécesseur le Pape Pie XII, exauçant le souhait exprimé par la Conférence générale des Evêques latino-américains, réunis à Rio de Janeiro du 25 juillet au 4 août 1955, instituait le Conseil épiscopal latino-américain(CELAM) dans le but de soutenir le travail pastoral des Evêques et, dans le même temps, d'apporter une réponse aux graves problèmes de l'Eglise en Amérique latine ( Lettre apostolique Ad Ecclesiam Christi)".

 

Est-ce que je connais le Pape Pie XII ?

Est-ce que j'ai déjà lu un texte de ce Pape ?

Est-ce que je connais mes racines chrétiennes ?

Est-ce que je prends conscience que l’Eglise n'a pas débuté après Vatican II ?

Est-ce que je prends un temps dans la semaine pour lire ce qu'ont pu dire nos précédents Papes sur différents sujets?

Ou est-ce que cela est sans importance pour moi ?

Pensez-vous  qu’un  catholique peut ignorer sa tradition, ses ‘"maîtres", "ses Papes"?

Voilà quelques questions et remises en question pour notre Carême. 

                                                                           

Le 9 mars 2015

 

Le thème choisi est particulièrement actuel:  "Sans le dimanche nous ne pouvons pas vivre"; un thème sur lequel l'Église qui est en Italie est en train de réfléchir pour tracer des voies d'action pastorale efficaces visant à redécouvrir toujours davantage la valeur du Jour du Seigneur, où l'on célèbre le mystère de la Pâque, dont l'Eucharistie est le mémorial authentique et éternel.

 

En ce temps de Carême il est recommandé de jeûner et de prendre certaines décisions.  

Et comme dit Jésus : "Sans moi vous ne pourrez rien faire."

À la lumière des paroles du Pape, réfléchissons pendant ce temps de Carême :

-  Quelle est l'importance que je donne au dimanche?

-   Quelle est l'importance que je donne réellement à la          Résurrection de Jésus?

-  Quelles sont mes relations avec Jésus ressuscité assis à     la droite de Dieu ?

-  Est-ce que je vis avec un Jésus historique dans les            évangiles, ou un Jésus "réel" tel qu'Il est aujourd’hui ?

-  Est-ce que pour moi le dimanche est réellement                important?  

- Quelle importance est-ce que je donne à la fête de            Pâques, au mémorial de Pâques ? Est-ce que je vis le        Mystère Pascal tous les dimanches?

Voilà quelques questions importantes à se poser pendant ce temps de Carême.

                                                                           

 

 

Le 2 mars 2015

                                                                           

LETTRE DU PAPE BENOÎT XVI
À L’ENVOYÉ SPÉCIAL 
AU XXIV CONGR
ÈS EUCHARISTIQUE ITALIEN
(BARI, 21-29 MAI 2005)

 

A mon Vénéré Frère 
le Cardinal Camillo RUINI 
Président de la Conférence épiscopale italienne

"…Cet événement très significatif pour l'Église italienne se déroule dans le contexte de l'Année de l'Eucharistie, au cours de laquelle les catholiques du monde entier sont invités à prendre une conscience renouvelée du grand don que nous a laissé le Christ lors de la Dernière Cène. Dans le Pain et dans le Vin, devenus dans la Messe le Corps et le Sang du Seigneur, le peuple chrétien trouve une nourriture et un soutien pour parcourir le chemin vers la sainteté, vocation universelle de tous les baptisés."

 

Commentaire

Comment, en ces jours de carême vivons-nous la Sainte Messe?

Quelle attitude avons-nous dans la file de communion en allant recevoir le Corps et le Sang du Christ qui se donne à moi en nourriture ?

Avec quelles dispositions de cœur, d’âme et de corps je reçois la Sainte Eucharistie ?

Quelle est mon attitude quand je retourne à ma place après  avoir reçu la Sainte Eucharistie ?

Est-ce que je médite des passages de l'Évangile ou des livres qui me parlent de cette Divine Nourriture avant d'aller à la messe ?                  

Ce temps de Carême  n’est-il pas propice pour nous reposer toutes ces questions ?

 

 

Le 23 février 2015

 

« Il commence, encore Enfant, à marcher sur le chemin de l'obéissance, qu'il parcourra jusqu'au bout. L'Epître aux Hébreux met bien cela en lumière quand il dit :  "C'est lui qui, aux jours de sa chair, ayant présenté... des implorations et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort... tout Fils qu'il était, apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance; après avoir été rendu parfait, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel" ( He 5, 7-9). 
La première personne qui s'associe au Christ sur le chemin de l'obéissance, de la foi éprouvée et de la douleur partagée, est sa mère Marie. Le texte évangélique nous la montre dans l'acte d'offrir son Fils : une offrande inconditionnelle qui l'implique à titre personnel: Marie est la Mère de Celui qui est "gloire de son peuple Israël" et "lumière pour éclairer les nations", mais aussi "signe en butte à la contradiction" (Lc 2, 32-34). Et elle-même, dans son âme immaculée, devra être transpercée par l'épée de la douleur, démontrant ainsi que son rôle dans l'histoire du salut ne se limite pas au mystère de l'Incarnation, mais se complète dans la participation pleine d'amour et de douleur à la mort et à la résurrection de son Fils. En amenant son Fils à Jérusalem, la Vierge Marie l'offre à Dieu en tant qu'Agneau véritable qui ôte les péchés du monde ; elle le tend à Syméon et à Anne comme annonce de rédemption;  elle  le  présente  à tous comme lumière pour une marche assurée sur le chemin de la Vérité et de l'Amour. »

 

Ce point d'obéissance revient sous la plume du Pape Benoit XVI.

D'où encore une fois l'importance de l'obéissance vis-à-vis de Dieu, vis-à-vis du magistère et de la tradition de notre Sainte Église Catholique. 

Autre point important : 

La douleur de Marie ne provient pas de ses propres péchés, car elle n'en a pas, mais comme participation aux souffrances de Jésus pour le salut du monde.

De même nos épreuves, nos souffrances ne proviennent pas toujours de nos péchés, pour notre propre purification, mais comme pour Marie, elles participent au salut du monde même si ce salut a déjà été réalisé par Jésus.

Et ce n’est pas contradictoire

Autre point important que le Pape met en lumière :

Marie nous présente Jésus comme le chemin, la Vérité et l'Amour, et pas comme une vérité parmi tant d'autres, ou un chemin parmi tant d'autres.

Amen.

 

Le 16 février 2015

 

"La signification de ce geste (entrer dans la maison de Dieu dans une attitude obéissante), acquiert une dimension plus grande dans le passage de l'Epître aux Hébreux, proclamé aujourd'hui comme seconde Lecture. Ici nous est présenté le Christ, le médiateur qui unit Dieu et l'homme en abolissant les distances, en éliminant toute division et en abattant tous les murs de séparation. Le Christ vient en tant que "grand prêtre miséricordieux et fidèle pour expier les péchés du peuple" (He 2, 17). Nous remarquons ainsi que la médiation avec Dieu ne se réalise plus dans la sainteté-séparation de l'ancien sacerdoce, mais dans la solidarité libératrice avec les hommes."

 

Ici le Pape Benoît XVI nous montre bien, comme nous l'avons dit la semaine dernière, que Jésus le Christ est à la fois une continuité dans l'accomplissement, et que l'accomplissement se réalise aussi à travers une rupture. 

Quelle est cette rupture? 

Le Pape nous le dit : 

Il n'y a plus de distance, plus de séparation.

Et une solidarité avec les hommes.

 

Le 9 février 2015

Dans la première Lecture, la Liturgie parle de l'oracle du prophète Malachie: "Et soudain il entrera dans son sanctuaire, le Seigneur" (Ml 3,1). Ces paroles transmettent toute l'intensité du désir qui a animé l'attente du peuple juif au cours des siècles. Enfin, l'"Ange de l'alliance" entre dans sa maison et se soumet à la Loi : il vient à Jérusalem pour entrer avec une attitude d'obéissance dans la maison de Dieu.

Soulignons les points importants

1- C’est la maison de Dieu, c’est le temple de Dieu. Nous avons trop tendance à nous approprier nos sanctuaires ou nos églises.

2- Nous voyons aussi comment Jésus respecte plus la loi de Moïse que ce que l'on peut croire. Cette loi est interprétée par les pharisiens,  ce sont les pharisiens qui croient en la présence réelle, dans un lieu le Temple, le Sanctuaire.

3- Cela nous amène à voir que par Jésus, le christianisme est à la fois une continuité et un accomplissement, et que la présence réelle au sein d'un lieu (le Temple de Jérusalem), est aujourd'hui la Sainte Eucharistie. 

4- Autre point très important, l'obéissance : quelle est mon attitude vis-à-vis de mon obéissance à Dieu, à Jésus-Christ?  

Le 2 février 2015

MESSE POUR LES RELIGIEUX ET LES RELIGIEUSES

EN LA FÊTE DE LA PRÉSENTATION DU SEIGNEUR

JOURNÉE DE LA VIE CONSACRÉE

HOMÉLIE DU PAPE BENOÎT XVI

Basilique Vaticane

Jeudi 2 février 2006

« Chers frères et sœurs ,

La fête de la Présentation de Jésus au Temple, célébrée aujourd'hui, quarante jours après sa naissance, nous présente un moment particulier de la vie de la Sainte Famille: conformément à la loi de Moïse, le petit Jésus est amené par Marie et Joseph au temple de Jérusalem pour être offert au Seigneur (cf Lc 2, 22). Syméon et Anne, inspirés par Dieu, reconnaissent dans cet Enfant le Messie tant attendu et ils prophétisent à son sujet. Nous sommes en présence d'un mystère, à la fois simple et solennel, dans lequel la Sainte Église célèbre le Christ, le Consacré du Père, premier-né de la nouvelle humanité.

La suggestive procession des cierges au début de notre célébration nous a fait revivre la majestueuse entrée, chantée dans le Psaume responsorial, de Celui qui est "le roi de gloire", "le vaillant des combats" (Ps 23, 7-8). Mais qui est le Dieu vaillant qui entre dans le temple? C'est un Enfant; c'est l'Enfant Jésus, dans les bras de sa mère, la Vierge Marie. La Sainte Famille accomplit ce que prescrivait la Loi: la purification de la mère, l'offrande du premier-né à Dieu et son rachat à travers un sacrifice. »

 

Nous devons  pour comprendre cela retourner au livre de l'Exode dans lequel Dieu sauve les premiers nés hébreux  et tue les premiers nés égyptiens, lors de la dernière plaie d'Egypte. Ainsi depuis ce temps, tout premier né garçon appartient à Dieu.

Un fait nouveau nous apparaît lors de la présentation de Jésus au Temple : il est de coutume que ce soit le père qui tienne l'enfant dans ses bras, et qui ait la responsabilité de cette cérémonie, et non pas la mère.

Et là c'est la Vierge Marie qui tient l'enfant dans ses bras. 

Autre point non moins important que le Pape souligne : cet enfant est le Roi de Gloire. 

La dimension de Royauté du Messie serait trop longue à vous retracer ici, mais je vous invite à relire l'encyclique du Pape Pie XI : le Christ Roi.

 

À suivre...

 

Le 26 janvier 2015

Le pape Benoît XVI, samedi 6 janvier 2007

"… Eh bien, au début du troisième millénaire, nous nous trouvons au coeur de cette phase de l'histoire humaine, qui a désormais été classifiée autour du terme "mondialisation". D'autre part, nous nous apercevons aujourd'hui à quel point il est facile de perdre de vue les termes de ce même défi, précisément parce que l'on est concerné par celui-ci:  un risque fortement accru par l'immense expansion des mass medias, qui, d'une part, s'ils multiplient indéfiniment les informations, de l'autre, semblent affaiblir nos capacités d'effectuer une synthèse critique. La solennité d'aujourd'hui peut nous offrir cette perspective, à partir de la manifestation d'un Dieu qui s'est révélé dans l'histoire comme lumière du monde, pour guider et introduire finalement l'humanité dans la terre promise, où règnent la liberté, la justice et la paix. Et nous voyons toujours davantage que nous ne pouvons pas promouvoir tout seuls la justice et la paix, si ne se manifeste pas à nous la lumière d'un Dieu qui nous montre son visage, qui nous apparaît dans la crèche de Bethléem, qui nous apparaît sur la Croix."

Commentaire

Oui, le Pape nous met bien en garde, nous demande de faire attention à tous ces médias qui ne nous permettent plus de réfléchir, de critiquer, de donner notre avis.
Nous sommes comme endoctrinés par l'esprit du monde, esprit contre lequel Jésus, dans l'Evangile de Saint Jean et dans les lettres de Saint Jean, nous met bien en garde.
Le Pape ici reprend bien ce que nous disons.
Et Jésus  n’est pas venu uniquement pour mon âme, pour ma dimension spirituelle, nous n'avons pas une relation uniquement spirituelle avec lui.
Car c’est un Dieu, c’est notre Dieu qui s’insère dans notre humanité, dans notre histoire, comme dit le Pape, qui est en fait Son histoire étant l’auteur,le principe, le Créateur du monde et de l’homme, et étant sa fin, son bien ultime.
L'histoire humaine doit manifester, révéler l’histoire de Dieu pour toute l’humanité.
Et c’est Lui et uniquement Lui, qui pourra comme nous l'avons dit, apporter une véritable liberté, paix et justice aux hommes car Il est liberté, justice et paix.
Mais nous devons L'accueillir dans notre maison, dans notre cœur dans notre maison, aussi et également dans notre HUMANITE.

Amen

Le 19 janvier 2015

Le pape Benoît XVI, samedi 6 janvier 2007


"Pour répondre à ces interrogations, je voudrais revenir à ce que les Pères du Concile Vatican II dirent à ce propos. Au coeur de l'Église, à partir du sommet de sa hiérarchie, apparut de manière impérieuse, suscité par l'Esprit Saint, le désir d'une nouvelle épiphanie du Christ au monde, un monde que l'époque moderne avait profondément transformé et qui, pour la première fois dans l'histoire, se trouvait face au défi d'une civilisation mondiale, dont le centre ne pouvait plus être l'Europe, pas plus que ce nous appelons l'Occident et le Nord du monde. Apparaissait l'exigence d'élaborer un nouvel ordre mondial politique et économique, mais, dans le même temps et surtout, spirituel et culturel; c'est-à-dire un humanisme renouvelé. Cette constatation s'imposait avec une évidence croissante. Un nouvel ordre mondial économique et politique ne fonctionne pas s'il n'y a pas de renouveau spirituel, si nous ne pouvons pas nous approcher à nouveau de Dieu et trouver Dieu parmi nous."

Commentaire

Ce que nous dit ici le Pape Benoît XVI : une société, une politique, une économie sans Dieu, sans spirituel, ne peut aller qu'à la catastrophe, qu'à la destruction de l’homme, de notre humanité, de notre planète. 
Car sans Dieu, sans ce renouveau spirituel, l'homme reste le centre, dans son égoïsme et sa détermination à tout dominer, à tout posséder, jusqu’à guerroyer pour prendre à l’autre. Oui, l’ordre naturel qui est l’économie, la politique, la gouvernance d’un état, doit être éclairé par  l’ordre surnaturel : l’Église, le Christ, tout en gardant à la fois la distinction des deux. 
Rends à César ce qui appartient à César, nous dira Jésus. Oui, mais César  est aussi sous l’autorité divine et  doit  donc manifester dans son agir, dans ses choix politiques et économiques, la volonté de Dieu pour le bien commun.  Ainsi, Dieu sera parmi nous, oui parmi nous, et non uniquement relégué dans les Églises, dans un coin prière, lors d'une retraite, une adoration, une messe, voire totalement évincé de notre vie. Il sera parmi nous dans toute notre  personne, parmi nous dans tout  le déroulement de notre société, pour Sa gloire et le bien de l’homme.

Amen

A suivre...

Lundi 12 janvier 2015

Le pape Benoît XVI, samedi 6 janvier 2007

"Vingt siècles se sont écoulés depuis que ce mystère a été révélé et réalisé dans le Christ, mais celui-ci n'est pas encore parvenu à son accomplissement. Mon  bien-aimé  prédécesseur  Jean-Paul II, ouvrant son Encyclique sur la mission de l'Église, a écrit qu' "au terme du deuxième millénaire après sa venue, un regard d'ensemble porté sur l'humanité montre que cette mission en est encore à ses débuts" (Redemptoris missio, n. 1). Plusieurs questions apparaissent alors spontanément:  dans quel sens, aujourd'hui,  le Christ est-il encore lumen gentium, lumière des nations ? À quel point se trouve - si l'on peut ainsi dire - cet itinéraire universel des peuples vers Lui ? Est-il dans une phase de progrès ou de recul ? Et encore:  qui sont aujourd'hui les Rois Mages? Comment pouvons-nous interpréter, en pensant au monde actuel, ces mystérieuses figures évangéliques?"

Commentaire

D'après ce que le Pape nous dit nous pouvons nous poser cette question : est-ce que le Christ est lumière pour les juifs, pour les musulmans, pour les bouddhistes et bien d’autres ? 
Ou bien avons-nous peur, nous, catholiques, de proclamer, de célébrer de proposer  Jésus  pour toutes les nations et nous contentons-nous d’un consensus !?
Ou encore, avons-nous peur d’être accusés de faire du prosélytisme ?! Ce drôle de mot, je ne l’ai jamais trouvé dans la bouche de Jésus, ni dans les écrits de Saint Paul. 
Belle réflexion pour ce début d’année, et de même que le Pape s’interroge,  sur qui sont aujourd’hui les Roi Mages, posons-nous la question  de savoir qui sont aujourd'hui les "Marie" et "Joseph"...?

Amen

À suivre...

Le 5 janvier 2015

Le pape Benoît XVI, le samedi 6 janvier 2007

"Nous célébrons avec joie la solennité de l'Épiphanie, "manifestation" du Christ aux nations qui sont représentées par les Rois Mages, mystérieux personnages venus d'Orient. Nous célébrons le Christ, but du pèlerinage des peuples à la recherche du Salut. Dans la première Lecture, nous avons écouté le prophète, inspiré par Dieu, avons contemplé Jérusalem comme un phare de lumière qui, au milieu des ténèbres et des brumes de la terre, oriente le chemin de tous les peuples. La Gloire du Seigneur resplendit sur la Ville Sainte et attire tout d'abord Ses enfants exilés et dispersés. Mais en même temps les nations païennes viennent de toute part à Sion, comme vers une patrie commune, l'enrichissant de leurs  biens  (cf. Is60, 1-6). Dans la deuxième lecture nous a été reproposé ce que l'Apôtre Paul écrivait aux Éphésiens, c'est-à-dire que précisément la convergence des Juifs et des Païens, grâce à l'initiative pleine d'amour de Dieu, dans l'unique Eglise du Christ était le "mystère" manifesté dans la plénitude du temps, la "grâce" dont Dieu l'avait fait le ministre (cf. Ep 3, 2-3a.5-6). D'ici peu, dans la Préface, nous chanterons:  "Aujourd'hui dans le Christ, lumière du monde / tu as révélé aux peuples le mystère du salut"."

Commentaire

Oui nous voyons  bien ici la chronologie respectée par Dieu lui-même. Il se révèle au sein du peuple juif, représenté par Marie et Joseph, et ensuite aux nations par les Mages.
Le Pape Benoît XVI nous invite à mettre l'accent sur l'essentiel, qui est le Christ. Nous devons célébrer le Christ, et la tradition est là, et uniquement là pour célébrer le Christ. Nous voyons ici dans les propos du Pape Benoît XVI, qu'il existe une seule Église avec des sensibilités différentes : celles des juifs et des non juifs. Oui, ici le Pape Benoît XVI redit bien que les juifs font partie de l'Église du Christ, tout  comme les non juifs. Pour enfin, une fois pour toute, ne faire qu'un seul peuple. Et c'est ainsi, je pense, et uniquement ainsi, que nous pourrons avoir la paix dans le monde, La Paix en Jésus. 

Amen

Lundi 29 décembre 2014

Le pape Benoît XVI, le 25 décembre 2008 :

 

"Le récit de Noël selon saint Luc, que nous venons d’entendre dans le passage évangélique, nous raconte que Dieu a soulevé un peu le voile derrière lequel il se cache, d’abord devant des personnes de très basse condition, devant des personnes qui dans la haute société étaient plutôt méprisées : devant les bergers qui dans les champs autour de Bethléem gardaient leurs troupeaux. Luc nous dit que ces personnes « veillaient ». Nous pouvons ainsi nous sentir ramenés à un thème central du message de Jésus dans lequel, à maintes reprises et avec une urgence croissante jusqu’au Jardin des oliviers, revient l’invitation à la vigilance – à rester éveillés pour nous apercevoir de la venue du Seigneur et y être préparés. Par conséquent ici aussi ce mot signifie sans doute plus que le simple fait d’être extérieurement éveillés durant les heures de la nuit. Il s’agissait de personnes vraiment vigilantes, chez lesquelles le sens de Dieu et de sa proximité était vif. Des personnes qui étaient en attente de Dieu et qui ne se résignaient pas à son éloignement apparent dans la vie de chaque jour. À un cœur qui veille peut être adressé le message de la grande joie : en cette nuit est né pour vous le Sauveur. Seul le cœur qui veille est capable de croire à ce message. Seul le cœur qui veille peut donner le courage de se mettre en chemin pour trouver Dieu sous les traits d’un enfant dans une étable. Prions le Seigneur, en cette heure, afin qu’il nous aide nous aussi à devenir des personnes qui veillent."

Commentaire

Le pape Benoît XVI met l’accent ici sur le fait qu’il faille veiller. Veiller pour lui, se fait avec le cœur. C'est le cœur qui veille.

Alors que veut dire "mettre le coeur en veille" ? Certains par exemple font des nuits d’adoration. Cela est bien mais je pense que ce n’est pas en faisant des nuits d’adoration qu’on apprendra à veiller parce que cela peut devenir un acte rituel. Je ne dis pas qu’il ne faille pas faire de nuits d'adoration, bien entendu, puisque le seigneur est venu en pleine nuit.

Mais ce que le pape Benoît XVI nous demande c’est d’avoir un cœur qui veille dans la journée, au sein de notre travail par exemple. Seul un cœur qui veille dans la journée peut recevoir le message de l’incarnation de Dieu.

Ce cœur qui veille durant le jour peut recevoir ce message que Dieu s’est fait enfant et accueillir cette nouvelle avec joie. C'est donc un appel à la prière que nous lance le pape Benoît XVI. Oui je pense que le jour de Noël nous sommes invités par le Seigneur à veiller. A veiller à prier.

Les prêtres prient.

Les moines prient.

Les juifs prient quatre fois par jour, et pourtant, ce sont des laïcs !

Les musulmans prient cinq fois par jour. Et nous catholiques, combien de fois par jour prions nous ?

Oh je sais bien que ce n’est pas la quantité de prières qui compte. Mais c'est en rythmant notre vie par la prière que nous pourrons rester en veille.

Peut-être pour cette année pouvons-nous mettre l’accent sur la prière plus que d’habitude. Une prière de cœur, une prière de Jésus. De la même façon que dans la journée il y a un programme, nous pouvons faire en sorte que  la prière fasse partie intégrante de notre programme. La prière n'est pas quelque chose à part ni quelque chose en plus, elle est une mise à disposition constante. Ainsi nous pouvons toujours veiller d'avantage et accueillir dans la joie et l’amour l’enfant Jésus dans notre coeur. Amen

Le 22 décembre 2014

 

Le pape Benoît XVI, le 25 décembre 2008 :

 

« Dieu est dans l’étable. Dans l’Ancien Testament, le temple était considéré presque comme le marchepied du trône de Dieu ; l’arche sacrée comme le lieu où, de façon mystérieuse, Celui-ci était présent au milieu des hommes. Ainsi on savait que, au-dessus du temple, secrètement, se tenait la nuée de la gloire de Dieu. Maintenant, elle se tient au-dessus de l’étable. Dieu est dans la nuée de la misère d’un bébé sans toit : quelle nuée impénétrable et néanmoins nuée de la gloire ! De quelle façon, en effet, sa prédilection pour l’homme, sa préoccupation pour lui pourraient apparaître plus grandes et plus pures ? La nuée de la dissimulation, de la pauvreté de l’enfant qui a totalement besoin de l’amour, est en même temps la nuée de la gloire. Parce que rien ne peut être plus sublime, plus grand que l’amour qui de cette manière s’abaisse, descend, se rend dépendant. La gloire du vrai Dieu devient visible quand s’ouvrent les yeux du cœur devant l’étable de Bethléem. »

 

Commentaire

 

Dans la Parole de Dieu, les lieux sont extrêmement importants. Nous le voyons dans cette homélie : Bethléem, le temple de l’Arche… Nous pourrions dresser une théologie de la nuée…

Le point essentiel que le pape Benoît XVI met ici en lumière et sur lequel je souhaite insister cette semaine est le suivant : Dieu se préoccupe de chacun d’entre nous ! Bien sûr, il peut nous arriver d’en douter, d’être en proie à la colère, face aux épreuves, aux souffrances qui parsèment notre existence et l’Histoire tout entière. Que fait Dieu ? Où est-Il ? Le mystère du mal et de la souffrance est insondable et il faudrait des heures, des semaines, des mois de retraite pour en parler !

Cependant, en ce temps de Noël, nous pouvons avoir cette certitude : Dieu se préoccupe de chacun d’entre nous à tel point qu’il s’est fait petit enfant. En ce temps de Noël, ouvrons notre cœur pour accueillir ce petit bébé de Bethléem et nous laisser regarder par lui : il est Dieu Lui-même qui ne cesse de nous aimer, de nous transformer et de nous élever !

Le 15 décembre 2014

 

Le pape Benoît XVI, le 25 décembre 2008 :

 

« Cette parole est une parole prophétique. Dans la nuit de Bethléem, elle a acquis une signification complètement nouvelle. L’abaissement de Dieu a pris un réalisme inouï et inimaginable auparavant. Il s’abaisse – il vient, Lui, comme bébé et dans la misère de l’étable, symbole de toute nécessité et de l’état d’abandon des hommes. Dieu descend réellement. Il devient un enfant et se met dans la condition de dépendance totale qui est celle d’un être humain qui vient de naître. Le Créateur qui tient tout dans ses mains, dont nous dépendons tous, se fait petit et nécessiteux de l’amour humain. »

 

Commentaire

Dans cette nuit de Noël, à Bethléem, Dieu assume notre humanité. Il se fait petit enfant. Cette condition qu'il prend ainsi que le lieu qu'il choisit pour naître sont tous les deux des symboles de nécessité et d'abandon. Dieu, le Tout-Puissant, se fait totalement vulnérable et dépendant. Dépendant de qui ? De nous, les hommes, et de notre amour. Tout ce que nous pourrons dire de ce mystère ne rejoindra jamais la réalité de cet acte d'amour divin. 

Le 8 décembre 2014

 

Le pape Benoît XVI, le 25 décembre 2008 :

 

« Ce regard de Dieu vers en bas est plus qu’un regard d’en-haut. Le regard de Dieu est un agir. Le fait qu’Il me voit, qu’il me regarde, me transforme de même que le monde autour de moi. Ainsi le psaume continue-t-il immédiatement : "De la poussière il relève le faible…". Par son regard vers le bas il me relève, avec bienveillance il me prend par la main et m’aide à m’élever, moi précisément, du bas vers le haut. "Dieu s’abaisse". »

 

Commentaire

 

Ce que nous dit ici le pape Benoît XVI est limpide : le regard de Dieu sur nous n’est pas un regard lointain, il est un agir. Quand Dieu nous regarde, il agit en nous, il nous transforme. Il transforme également le monde autour de nous, la nature. C’est un peu la même chose pour nous, à un certain degré : le regard que nous portons sur une personne peut influencer cette dernière.

 

En ce temps de Noël, laissons-nous regarder par Jésus dans la crèche.  Bien souvent, nous nous contentons de le regarder Lui, de contempler Dieu qui s’est fait petit enfant et d’en tirer une certaine humilité. Prenons conscience dans cette contemplation que Lui aussi nous regarde et que, par ce regard, il nous transforme : Dieu s’est abaissé pour nous élever.

Le 17 novembre 2014

 

Suite de l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI le 5 novembre 2007 :

 

« "Ceux que tu m'as donnés..." : il s'agit d'une belle définition du chrétien comme tel, mais on peut bien sûr l'appliquer de manière particulière à ceux que Dieu le Père a élus parmi les fidèles pour les destiner à suivre de plus près son Fils. En ce moment, à la lumière de ces paroles du Seigneur, notre pensée va, en particulier, vers les Vénérés frères pour lesquels nous offrons cette Eucharistie. Ce sont des hommes que le Père "a donnés" au Christ. »

 

Commentaire

 

Nous chrétiens, nous avons été donnés à Jésus par le Père et ce, dès ici-bas. Cependant, dans cette homélie, le pape Benoît XVI évoque en particulier nos frères et sœurs défunts qui ont accueilli Jésus. Ces personnes sont mortes au monde matériel, physique, sensible mais vivent pleinement auprès de Lui. Quel plus beau cadeau ? Quelle plus belle espérance ? Méditer cela peut nous amener à mieux comprendre ces paroles de saint Paul : « Nous sommes plein de confiance et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur » (2 Co 5-8 ).

Le 10 novembre 2014

 

Suite de l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI le 5 novembre 2007 :

 

« Jésus se réfère à ses disciples, en particulier aux Apôtres, qui sont à ses côtés au cours de la dernière Cène. Mais la prière du Seigneur s'étend à tous les disciples de tous les temps. En effet, il avait dit peu auparavant : "Je ne prie pas seulement pour ceux qui sont là, mais encore pour ceux qui accueilleront leur parole et croiront en moi" (Jn 17, 20). Et s'il demandait à cette occasion qu'ils soient "un... pour que le monde croie" (v. 21), nous pouvons également comprendre ici qu'Il demande au Père de pouvoir avoir avec lui, dans la demeure de sa gloire éternelle, tous les disciples morts sous le signe de la foi. »

 

Commentaire

 

Le pape Benoît XVI nous fait entrer ici véritablement dans le cœur de Jésus, dans sa tendresse et dans son amour pour nous tous et pour nos défunts. Quand Jésus prie au cours de son dernier repas, il ne le fait pas seulement pour ceux qui sont présents avec lui mais pour tous ceux qui croiront en lui plus tard, c’est-à-dire aussi pour nous-mêmes et pour nos amis et ascendants défunts qui ont cru, qui ont accueilli le Christ. Jésus porte de l'attention à chaque personne aimée et lui offre le plus beau cadeau qui soit : être un avec le Père. La mort d'un ami ou d'un proche constitue toujours une épreuve évidemment difficile mais nous pouvons, malgré tout, demeurer dans la confiance et espérer que ces êtres chers qui nous ont quittés sont à présent véritablement avec Jésus, avec le Père, « dans la demeure de sa gloire éternelle ».

 

Le 3 novembre 2014

 

Extrait d'une homélie prononcée par le pape Benoît XVI le 5 novembre 2007 :

 

« La prière d'intention de l'Église s'appuie, pour ainsi dire, sur la prière de Jésus lui-même, que nous avons écoutée dans le passage évangélique : "Père, ceux que tu m'as donnés, je veux que là où je suis, eux aussi soient avec moi" (Jn 17, 24). »

 

Commentaire

 

Le début de cette homélie du pape Benoît XVI est extrêmement importante car il nous dit d’emblée que la prière de l’Église s’appuie sur la prière de Jésus. Il nous rappelle par-là que l’Église elle-même est fondée sur Jésus. C’est important d’en prendre conscience. Peut-être en effet considérons nous trop l’Église dans sa dimension humaine avec, notamment, ses faiblesses. Quel que soit le regard que nous pouvons porter sur elle aujourd’hui, même si par moments elle nous donne l’impression de « chavirer », tenons fermement dans la foi, souvenons-nous qu’elle est fondée sur Jésus et que Jésus ne nous abandonnera  pas.

Le 27 octobre 2014

 

Extrait d'une homélie prononcée par le pape Benoît XVI au stade "Bentegodi" de Vérone (Italie) le 19 octobre 2006 :

 

"Le cœur de tout événement ecclésial est l'Eucharistie, dans laquelle le Christ Seigneur nous convoque, nous parle, nous nourrit et nous envoie. Il est significatif que le lieu choisi pour cette liturgie solennelle soit le stade de Vérone : un espace où, habituellement, l'on ne célèbre pas des rites religieux, mais des manifestations sportives, auxquelles participent des milliers de passionnés. Aujourd'hui, cet espace accueille Jésus ressuscité, réellement présent dans sa Parole, dans l'assemblée du Peuple de Dieu avec ses pasteurs et, de manière éminente, dans le Sacrement de son Corps et de son Sang. Le Christ vient aujourd'hui, en ce moderne aréopage, pour répandre son Esprit sur l'Église qui est en Italie, afin que, ravivée par le souffle d'une nouvelle Pentecôte, elle sache transmettre l'Évangile dans un monde qui change."

 

Commentaire

Semaine après semaine, alors que nous méditons ensemble la pensée du pape Benoît XVI, nous percevons à quel point celle-ci est entièrement centrée sur la personne du Christ. Ses homélies ne font pas que parler de Jésus, elles le rendent véritablement présent et vivant.

Présent et vivant, c’est précisément ce que Jésus risque de ne pas être pour nous si nous nous contentons de parler de Lui, d'interpréter ce qu'Il a dit et fait. Si nous nous rendons à la messe machinalement, si nous allons nous y asseoir et écouter parler de Jésus en oubliant que c'est Lui qui « nous convoque, nous parle, nous nourrit et nous envoie », si nous nous rendons à la messe et allons communier uniquement parce que c’est ainsi que nous pratiquons notre religion, nous risquons de passer à côté d’une rencontre, d’une relation avec Jésus qui est là, véritablement présent, au sein de sa Parole, de l’assemblée et bien sûr, de la Sainte Eucharistie. 

Peut-être serait-il bon, quand nous nous rendons à l’église, en marchant ou dans la voiture, de nous préparer, de prier, de demander la grâce de pouvoir vivre cette présence réelle du Christ. Peut-être devrions-nous relire et méditer les passages de l’Évangile qui nous parlent du Corps et du Sang de Jésus, méditer ce qu’est l’Eucharistie à travers ce qu’en disent les Pères et les Docteurs de l’Église afin d’en imprégner notre intelligence. Une telle démarche n’est pas réservée aux théologiens, aux exégètes ou aux prêtres, tout catholique peut le faire et je vous y encourage fortement.

Le 20 octobre 2014

 

Fin du discours du pape Benoît XVI aux membres des associations "Pro Petri Sede" et "Étrennes pontificales", le 30 octobre 2006 :

 

"En vous confiant, vous et vos familles, à l’intercession bienveillante et maternelle de la Mère de Dieu, Notre-Dame du Rosaire, je vous accorde de grand cœur une particulière Bénédiction apostolique, que j’étends à tous les membres de vos deux associations et à leurs proches."

 

Commentaire

 

Pour terminer son homélie, le pape Benoît XVI accorde la bénédiction qui vient de Dieu par l’intermédiaire de la Vierge Marie qu’il nomme « Mère de Dieu, Notre-Dame du Rosaire ». Cette formulation n’est pas anodine de la part de ce pape qui place toujours Dieu au centre. La Vierge Marie est, d’abord, « Mère de Dieu ». En sommes-nous conscients dans la relation que nous avons avec elle ?

 

Et le fait qu’elle soit avant tout Mère de Dieu ne signifie pas qu’elle soit complètement déconnectée de ce que nous vivons. Au contraire ! Elle est une créature et, en même temps, elle est mère divine. Elle a ainsi participé pleinement à l’Incarnation, au fait que nous ne soyons plus déconnectés de Dieu. Dieu n’est plus seulement un Dieu qui transcende l’humanité, il est un Dieu incarné.

 

Et Benoît XVI confie ses auditeurs à « l’intercession bienveillante et maternelle de la Vierge Marie ». Je trouve cela très fort : la Vierge Marie est à la fois Mère de Dieu et notre mère ! Sommes-nous conscients de ce regard maternel que pose sur nous la Mère de Dieu ? 

 

Le 13 octobre 2014

"Vous savez les besoins immenses de la solidarité, pour que nos frères soient respectés dans leur dignité fondamentale, qu’ils soient nourris, logés et éduqués; chaque année, vous y répondez généreusement en offrant au Pape le fruit de votre collecte. Soyez-en vivement remerciés, au nom de toutes les communautés chrétiennes que vos dons contribueront à aider, pour qu’elles soient toujours au service de la mission, en annonçant la Parole de Vie, en offrant les sacrements du salut et en mettant en œuvre la charité du Christ."

 

Discours du pape Benoît XVI aux membres des associations "Pro Petri Sede" et "Étrennes pontificales", le 30 octobre 2006.

 

Commentaire

 

C’est la mission de l’Église de venir au secours des plus démunis, de veiller à ce que la dignité de chaque être humain soit respectée. Cependant, comme nous l’avons souligné la semaine dernière, l’Église n’est pas une association humanitaire. Elle ne vient pas au secours des plus pauvres parce qu’elle a pitié d’eux ! L’Église est divine, elle est le corps de ce Christ qui est venu sauver chacun d’entre nous et qui continue à le faire à travers elle. C’est pourquoi la charité est indissociable de l’annonce de la Parole de Vie et des sacrements du salut. Chaque membre de l’Église, le laïc comme le prêtre, est appelé à évangéliser les personnes qu’il va rencontrer et aider, leur proposer un retour dans l’Église. Certains diront que c’est du prosélytisme. Pourtant, ce n’est rien d’autre qu’accomplir ce que Jésus nous a demandé : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création » (Mc 16, 9-15).

Le 6 octobre 2014

 

"Chers amis,

 

Je vous accueille avec joie, vous qui êtes venus à Rome pour manifester, particulièrement en cet instant, votre attachement au Siège apostolique.

 

Le sens de la communion ecclésiale qui vous habite s’exprime chaque année par un geste généreux de solidarité, destiné à secourir nos frères les plus démunis. Déjà au temps des Apôtres, les membres de la jeune communauté chrétienne « mettaient tout en commun » (Ac2, 44-45) et saint Paul avait le souci d’organiser dans chaque communauté qu’il fondait ce service de la collecte en faveur des autres Églises (cf. 1 Co 16, 1). Comme je l’ai rappelé dans l’Encyclique Deus caritas est, « la charité n’est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer » (n. 25). Et j’ajoutais : « L’Église est la famille de Dieu dans le monde. Dans cette famille, personne ne doit manquer du nécessaire » (idem)."

 

Discours du pape Benoît XVI aux membres des associations "Pro Petri Sede" et "Étrennes pontificales", le 30 octobre 2006.

 

Commentaire

 

L’essence même de l’Église, c’est la charité. Pourquoi ? Parce que Dieu est amour et que l’Église a été fondée sur le Christ qui est Dieu. Oui, l’Église est avant tout divine même si en même temps elle est pécheresse. Car l’Église est constituée de tous les catholiques. Or, chacun d’entre nous possède à la fois une dimension divine issue de son baptême ainsi que le vieil homme issu de sa naissance charnelle[1].

Dieu a désiré s’incarner et il le fait aussi à travers son Église. En effet, le pape Benoît XVI nous dit : « L’Église est la famille de Dieu dans le monde. » Elle est divine mais elle est dans le monde : nous nous situons bien dans le mouvement de l’Incarnation.

Sommes-nous conscients que l’Église est fondée sur le divin et que, par conséquent, une vraie relation fraternelle au sein de l’Église dépasse totalement la simple action humanitaire que peut effectuer n’importe quel être humain en faveur des plus démunis ? La spécificité de l’aide apportée par l’Église réside dans le fait que ces actes sont effectués par des personnes qui sont membres du Christ.

 

1. Cf. Oser être soi-même, la finalité de l’Incarnation.

Le 29 septembre 2014

Suite de l'homélie prononcée par le pape Benoît XVI à Munich, le 10 septembre 2006 : 

"La royauté de Dieu, la domination de Dieu. Cela n'indique pas un royaume quelconque qui arrivera un jour ou l'autre, mais cela signifie que Dieu doit devenir à présent la force déterminante de notre vie et de nos actions. C'est ce que nous demandons lorsque nous prions : "Que ton Règne vienne". Nous ne demandons pas quelque chose d'éloigné, dont nous-mêmes ne voulons pas même, au fond, faire l'expérience. Nous prions au contraire pour que la volonté de Dieu détermine à présent notre volonté et qu'ainsi, Dieu règne dans le monde ; nous prions donc afin que la justice et l'amour deviennent des forces décisives dans l'ordre du monde.

Commentaire

Le pape Benoît XVI cherche à nous faire entrer toujours plus dans le royaume de Dieu. Comment ? En nous invitant à mettre Dieu au centre de nos vies. Dieu doit devenir présent, il doit être la force qui détermine chacune de nos actions, autrement, je le répète, nous risquons de tomber simplement dans l’activisme et l’humanisme. Benoît XVI l’exprime très clairement dans cette homélie : quand nous appelons le règne de Dieu dans la prière du Notre Père, nous ne faisons pas référence à quelque chose qui arrivera un jour, dans un futur plus ou moins lointain, mais au règne de Dieu dans notre vie maintenant. Cela rejoint totalement la question essentielle de l’Incarnation, car tout tourne autour d’elle : laissons Dieu s’incarner aujourd’hui et chaque jour dans notre réalité, dans notre volonté, dans chacun de nos actes.

Le 22 septembre 2014

 

"Mais le thème de Dieu est lié au thème social : notre responsabilité réciproque, notre responsabilité pour la suprématie de la justice et de l'amour dans le monde. Cela est exprimé de façon dramatique dans la seconde lecture, dans laquelle Jacques, un proche parent de Jésus, nous parle. Il s'adresse à une communauté dans laquelle commence à apparaître l'orgueil, car dans celle-ci se trouvent également des personnes aisées et distinguées, tandis que l'on court le danger que l'attention au droit des pauvres disparaisse. Dans ses paroles, Jacques laisse entrevoir l'image de Jésus, de ce Dieu qui se fit homme et, tout en étant d'origine davidique, c'est-à-dire royale, devint un homme simple parmi les hommes simples ; il ne siégea pas sur un trône, mais à la fin, mourut dans la pauvreté extrême de la Croix. L'amour du prochain, qui est en premier lieu sollicitude pour la justice, est la pierre de touche de la foi et de l'amour de Dieu. Jacques l'appelle "la loi royale" (cf. 2, 8) laissant entrevoir la parole préférée de Jésus : la royauté de Dieu, la domination de Dieu." Le pape Benoît XVI, 10 septembre 2006.

 

Commentaire :

 

Sur ce thème du « social », même si les styles diffèrent, le pape François et le pape Benoît XVI se rejoignent totalement : quand on est chrétien, on ne fait pas du social pour du social. Sinon, comme le dit le pape François, on devient une ONG ! Et il n’y a rien de spécifiquement chrétien dans cela…

Dans les Évangiles, quand Jésus « fait du social », c’est Dieu qui « fait du social » car Jésus, c’est Dieu qui s’est fait homme. Et le plus grand social que Jésus fait, c’est de sauver l’humanité ! En tant que chrétiens, nous devons mettre Jésus au centre de notre réalité, nous devons nous laisser totalement imprégner par sa divinité. Ainsi, dans toutes nos relations humaines, les actes que nous posons ne seront plus simplement humains mais divins.

Quand Dieu n’est pas au centre de notre réalité, que se passe-t-il ? L’orgueil arrive... Les personnes les plus riches ne donnent pas naturellement aux plus pauvres, y compris dans le milieu catholique. Par conséquent, les catholiques doivent mettre en place des choses dans le but d’inciter les gens à donner et à aider leur prochain de manière chrétienne, c'est-à-dire divine.

Le 15 septembre 2014

 

"Nous venons d'écouter les trois lectures bibliques que la liturgie de l'Église a choisies pour ce dimanche. Toutes trois développent un double thème, qui, au fond, demeure un thème unique, et en accentue - selon les circonstances - tel ou tel aspect. Les trois lectures parlent de Dieu comme centre de la réalité et comme centre de notre vie personnelle. "Voici votre Dieu !" crie le prophète Isaïe dans la première lecture (35, 4). La Lettre de Jacques et le passage évangélique disent à leur façon la même chose. Ils veulent nous guider vers Dieu, nous conduisant ainsi sur le droit chemin de la vie." 

Le pape Benoît XVI, 10 septembre 2006.

 

Commentaire :

 

Le pape Benoît XVI voit, à travers les différentes lectures auxquelles il fait référence, une idée centrale : la nécessité de mettre Dieu au centre de notre vie. En fait, il s’agit d’une idée récurrente, dans toute sa pensée, un élément pour lui essentiel dans la vie du chrétien.

Eh oui, c’est un élément essentiel ! Dieu doit être au centre de notre réalité, concrètement, et ce quels que soient les événements qui font notre vie de chaque jour, quelles que soient les difficultés auxquelles nous sommes confrontés, mais aussi les joies, dans notre couple si nous sommes mariés, dans l’éducation de nos enfants, dans notre vie professionnelle, etc.

Posons-nous cette question : que mettons-nous en premier dans notre vie ? Quel est le centre de notre réalité ? Est-ce les événements que nous vivons ou est-ce Dieu ?

Le 8 septembre 2014

"Chers frères et sœurs !

Avant tout, je voudrais, une fois de plus, vous saluer tous avec affection :  je suis heureux, et je l'ai déjà dit, de pouvoir me trouver à nouveau parmi vous et de célébrer la Messe avec vous. Je suis heureux de pouvoir visiter une fois de plus les lieux qui me sont familiers, qui ont eu une influence déterminante sur ma vie, formant ma pensée et mes sentiments : les lieux dans lesquels j'ai appris à croire et à vivre. C'est l'occasion pour moi de remercier tous ceux - vivants et morts - qui m'ont guidé et m'ont accompagné. Je rends grâce à Dieu pour cette belle patrie et pour les personnes qui l'ont faite devenir ma patrie." Le pape Benoît XVI, Munich, le 10 septembre 2006.

Commentaire :

Je souhaiterais, cette semaine, méditer tout simplement cette introduction de l’homélie de Benoît XVI que j’ai choisi de commenter tout au long de ce mois de septembre. Cette entrée en matière pourrait paraître anodine : le pape Benoît XVI y exprime sa joie de se retrouver dans ces lieux où il a vécu, où il a appris à croire, où il a été guidé et rend grâce à Dieu pour cette patrie, pour toutes les personnes qui l’ont accompagné. Mais il y a en fait dans tout cela un point essentiel que nous pouvons méditer : l’incarnation.

Le surnaturel ne vient pas enlever le naturel. Le divin ne néglige pas le lieu, les gens que l’on côtoie, la culture qui est la nôtre, nos études. Bien au contraire ! Dans le cas de Benoît XVI, nous voyons que toutes ces choses ont été au service du divin. Elles ont contribué à le faire grandir dans la gloire de Dieu.

Demandons cette grâce que puissent être évangélisés notre naturel, le lieu où nous vivons, les gens que nous côtoyons. Bien sûr ces choses ne doivent pas constituer un absolu mais elles ne sont pas non plus à écarter. Comme je le dis souvent, ce n’est pas « ça ou ça » mais « ça et ça ».

Lundi 23 juin 2012

"Rester ensemble fut la condition mise par Jésus pour accueillir la venue du Paraclet, et la prière prolongée fut la condition nécessaire de leur concorde. Nous trouvons ici une formidable leçon pour chaque communauté chrétienne. On pense parfois que l’efficacité missionnaire dépend principalement d’une programmation consciencieuse et de son intelligente mise en œuvre par un engagement concret. Certes, le Seigneur demande notre collaboration, mais avant n’importe quelle réponse de notre part, son initiative est nécessaire :

c’est son Esprit le vrai protagoniste de l’Église, à invoquer et à accueillir."

Le Pape Benoît XVI, le 5 juin 2011

 

Commentaire :

Le Pape Benoît XVI nous met ici en garde contre un écueil très répandu, qui guette nos communautés chrétiennes : celui de s'appuyer principalement sur une "programmation consciencieuse", une mise en œuvre intelligente et sur notre engagement pour mener à bien notre mission. Certes, toutes ces choses sont importantes et probablement nécessaires mais n'oublions pas l'essentiel ! Cet essentiel, c'est le Christ qui doit être la base et à l'initiative de cette mission !

Oui, laissons l'Esprit saint être le véritable protagoniste dans notre vie au quotidien, concrètement. Cela ne doit pas rester simplement des mots ou un concept ! D'où l'importance de l'invoquer et de l'accueillir. Or, je pense que cela, apprendre à accueillir, est justement quelque chose d'extrêmement difficile pour notre société, notre mentalité et notre culture occidentales (y compris pour nous les chrétiens). 

Le 16 juin 2014

"Chers amis ! Je connais l’engagement de votre Église dans la promotion de la vie chrétienne. Soyez un ferment dans la société, soyez des chrétiens présents, entreprenants et cohérents…" Benoît XVI, 13 mai 2012.

 

Commentaire :

Le Pape Benoît XVI nous invite, pour terminer cette homélie, à nous montrer entreprenants et cohérents avec nous-mêmes au sein même de la société. Oui, plus que jamais, osons être nous-mêmes dans le monde. Cessons de vivre, de penser et d'agir comme tout un chacun : nous sommes des enfants de Dieu, des témoins du Christ ! Soyons le vraiment ! 

Le 9 juin 2014

"L’Église tout entière, nous tous sommes envoyés dans le monde pour apporter l’Évangile et le salut. Mais l’initiative vient toujours de Dieu, qui appelle aux différents ministères, pour que chacun accomplisse sa part au service du bien commun. Appelés au sacerdoce ministériel, à la vie consacrée, à la vie conjugale, à l’engagement dans le monde, il est demandé à tous de répondre avec générosité au Seigneur, soutenus par sa Parole qui nous rassérène : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais c’est moi qui vous ai choisis » (ibid.)." Benoît XVI, 13 mai 2012.

Commentaire :

Dieu choisit chacun d'entre nous ! Oui, prenons le temps de réaliser cela : Dieu m'a choisi et il m'appelle, il t'a choisi et il t'appelle ! Mais le Pape Benoît XVI insiste également sur un point qui me paraît très important : c’est Dieu qui prend l'initiative de nous appeler et qui nous établit. Ainsi, quel que soit notre appel, laissons-Le prendre l'initiative afin que notre fruit puisse demeurer. Amen.

Le 2 juin 2014

"Dans le passage de l’Évangile a résonné l’invitation du Seigneur : « Je vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure » (Jn 15, 16). C’est une parole adressée spécifiquement aux apôtres, mais, plus généralement, elle concerne tous les disciples de Jésus. L’Église tout entière, nous tous sommes envoyés dans le monde pour apporter l’Évangile et le salut…" Le pape Benoît XVI, le 13 mai 2012.

Commentaire :

"Je vous ai établis pour que vous alliez et portiez du fruit et que votre fruit demeure". Le Pape Benoît XVI nous indique que cette parole que Jésus a adressée à ses apôtres dans l'évangile de saint Jean ne leur est pas exclusivement réservée : par ces mots, Jésus s'adresse à chacun d'entre nous et il nous envoie ! Nous sommes tous appelés, comme les apôtres, à apporter l'Évangile et le salut au monde. Et en cela, le pape, en tant que représentant du Christ sur la terre, est pour nous un modèle, une force ! Car il a le pouvoir d'accomplir véritablement cette parole et d'apporter à chacun l'Évangile et le salut, sans avoir peur, sans avoir honte... 

Le 26 mai 2014

"Et ainsi Pierre, par une inspiration venue d’en-haut, comprend que "Dieu ne fait pas acception des personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et pratique la justice lui est agréable" (Ac 10, 34-35).Benoît XVI, 13 mai 2012.

Commentaire :

S'il est pour nous facile, aujourd'hui, d'effectuer une relecture de l'Ancien Testament, ce n'était pas le cas pour saint Pierre. Il est important de se remettre dans le contexte. Saint Pierre était juif. Depuis tout petit, on lui a enseigné que le peuple hébreu était le peuple élu, le seul que Dieu ait choisi. Par conséquent, concevoir que Dieu accepte tout le monde, pas seulement les membres du peuple hébreu, était loin d'être, pour lui, quelque chose d'évident ! C'est pourquoi il aura fallu, et le Pape Benoît XVI le souligne bien, que l'Esprit saint intervienne et l'inspire afin que cette prise de conscience puisse avoir lieu.

"Le geste accompli par Pierre devient une image de l’Église ouverte à l’humanité tout entière. En suivant la grande tradition de votre Église et de vos communautés, soyez d’authentiques témoins de l’amour de Dieu envers tous !"

Le 19 mai 2014

"Chers amis !

La première Lecture nous a présenté un moment important, où se manifeste précisément l’universalité du message chrétien et de l’Église : saint Pierre, dans la maison de Cornélius, baptisa les premiers païens. Dans l’Ancien Testament, Dieu avait voulu que la bénédiction du peuple juif ne demeure pas quelque chose d’exclusif, mais fût étendue à toutes les nations. Dès l’appel d’Abraham, il avait dit : « Par toi se béniront tous les clans de la terre » (Gn 12, 3)." Le pape Benoît XVI, le 13 mai 2012.

Commentaire :

Ces quelques lignes nous plongent dans une relecture de l’Ancien Testament en attirant notre attention sur un point important : la bénédiction donnée par Dieu au peuple juif n'était pas réservée à ce dernier, elle devait s'étendre à toutes les nations. Et cela se réalise dès l'appel d'Abraham qui d'ailleurs, ne l'oublions pas, est au départ un païen converti !

Le 12 mai 2014

"Chers frères et sœurs ! C’est pour moi une grande joie de pouvoir partager avec vous le pain de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie." Le pape Benoît XVI, le 13 mai 2012.

Commentaire :

Je souhaiterais, cette semaine, commenter simplement cette première phrase car elle contient déjà un élément essentiel. Le Pape Benoît XVI présente sur le même plan la Parole de Dieu et l'Eucharistie : dans les deux cas, il s'agit d'un pain, d'une nourriture, que l'on partage. C'est un repas.

Il nous est très facile de comprendre que la Sainte Eucharistie est un repas : le Christ se donne à nous, nous mangeons son corps et nous buvons sons sang. C'est quelque chose de "palpable". En revanche, prendre conscience que la Parole de Dieu est aussi une nourriture qui se partage et pas seulement un enseignement, une conférence, la transmission d'idées conceptuelles, tout cela paraît beaucoup moins évident ! Méditons cela et prenons conscience, chaque fois que nous entendons une homélie ou que nous participons à une retraite prêchée, que tout cela est un pain, une nourriture.

Le 5 mai 2014

"Les anciens Pères de l’Église ont vu un symbole dans le geste des gens qui suivaient Jésus entrant à Jérusalem, le geste d’étendre les manteaux devant le Seigneur. Devant le Christ – disaient les Pères – nous devons étendre notre vie et nos personnes, dans une attitude de gratitude et d’adoration…" Le pape Benoît XVI, Dimanche des Rameaux, 1er avril 2012.

Commentaire :

Ce que nous rapporte ici le pape Benoît XVI à propos des Pères de l'Église est fondamental : en tant que chrétiens, nous ne pouvons pas nous contenter de poser des actes (même si ceux-ci sont importants et significatifs), c'est toute notre vie et toute notre personne que nous devons étendre devant le Christ ! Car c'est tout notre être qu'Il est venu convertir et pas seulement notre façon d'agir.

Le 28 avril 2014

 

À propos de l'entrée de Jésus et de ses disciples à Jérusalem, que nous célébrons le Dimanche des Rameaux, le Pape Benoît XVI nous dit : "Cette joyeuse acclamation transmise par les quatre Évangélistes est un cri de bénédiction, un hymne d'allégresse : elle exprime la conviction commune qu'en Jésus, Dieu a visité son peuple et que le Messie attendu est finalement venu. Et tous sont là, animés par l'attente croissante de l'œuvre que le Christ accomplira une fois qu'il entrera dans sa ville..." Dimanche des rameaux, 1er avril 2012.

 

Commentaire :

 

À la lecture de ces quelques lignes, voici quelques questions que je me pose :

Comment vivons-nous les fêtes qui ont été instituées par la Sainte Église catholique ? Les vivons-nous avec la même intensité, le même enthousiasme, que ces gens qui ont accueilli Jésus à Jérusalem ou bien les vivons-nous comme quelque chose d'habituel, voire comme de simples rituels ?

Nous préparons-nous réellement au retour du Christ dans la gloire ? Car oui, le Messie est déjà venu, il nous a déjà sauvés, mais il nous a aussi annoncé qu'il reviendrait. Sommes-nous dans l'attente de ce retour ou bien pratiquons-nous la religion avec nos combats, nos prières, nos temps d'adoration, nos services rendus aux autres en oubliant de nous préparer et de veiller ?

Nous réjouissons-nous, chaque jour, de l'entrée de Jésus dans notre propre vie, dans notre maison, dans notre humanité ? Oui, lorsque Jésus fait sa demeure en nous, quand nous vivons de plus en plus de Lui en nous, sommes-nous dans la joie ? Poussons-nous des cris de bénédiction, chantons-nous des hymnes d'allégresse ? 

Je pense que ces questions sont importantes et qu'en tant que chrétiens, nous devons nous les poser.

Le 21 avril 2014

"Jésus monte à Jérusalem pour accomplir les Écritures et pour être suspendu sur le bois de la croix, le trône à partir duquel il régnera pour toujours, attirant à lui l’humanité de tous les temps et offrant à tous le don de la rédemption." Benoît XVI, Dimanche des Rameaux, 1er avril 2012.

Commentaire :

"Accomplir les Écritures", c'est une expression que nous retrouvons très souvent au sein des Évangiles. À chaque moment de sa vie, quoi qu'il fasse, Jésus est en train d'accomplir les Écritures ! De même que Dieu avait un projet pour Jésus, le Verbe incarné, depuis le commencement, il a aussi un projet pour toi et moi. Chacun d'entre nous fait partie du plan de Dieu ! Il est important d'en être conscient tout au long de notre journée, chaque fois que nous posons un acte. Vivons notre vie avec la volonté d'accomplir ce que Dieu veut pour nous, ce qu'il a projeté pour nous ! Demandons à Jésus de nous donner la grâce de pouvoir à notre tour accomplir la Parole de Dieu sur nous à chaque instant de notre journée, comme lui, notre grand frère, l'a toujours fait. Chaque soir, nous pouvons méditer cela. Nous pouvons relire notre journée et nous interroger : ai-je accompli aujourd'hui la Parole de Dieu sur moi ? Ai-je accompli ce que Dieu attendait de moi ?

Le 14 avril 2014

"Je ne m’appartiens pas à moi-même et je deviens moi-même justement par le fait que je vais au-delà de moi-même et par le dépassement de moi-même je réussis à m’insérer dans le Christ et dans son Corps qui est l’Église." Benoît XVI, Jeudi Saint, 5 avril 2012.

 

Commentaire :

Moi qui suis baptisé, je ne m'appartiens plus à moi-même puisque je suis devenu membre du Christ ! Si la conversion, d'une manière générale, consiste à se tourner vers Dieu, pour un chrétien, elle va au-delà : elle consiste également à prendre conscience qu'il est membre de Jésus. Si je suis membre de Jésus, tout dans mon être et dans ma vie doit désormais s'ancrer en Lui et partir de Lui : mes activités humaines, mes relations... Il me faut ainsi me dépasser moi-même afin de m'insérer toujours plus dans le Christ et dans son corps qui est l'Église. Et c'est ainsi que je pourrai devenir ce que je suis vraiment ! Oui, je ne pourrai devenir moi-même et me définir en tant que ce que je suis réellement qu'en étant en Christ, toujours plus converti.

"Oser être soi-même, la finalité de l'Incarnation" c'est d'ailleurs le titre de mon deuxième ouvrage qui sortira très bientôt.

Le 7 avril 2014

Quelle est la place de Dieu dans notre vie quotidienne, et en particulier dans notre travail ? Dieu n'a pas pour vocation de rester dans un coin de notre vie, relégué à un moment ou à un endroit précis de la journée. Le pape Benoît XVI nous a rappelé en effet que Jésus, dans sa Prière sacerdotale, nous a consacrés à Dieu, "remis pour toujours à Lui, afin que, à partir de Dieu et en vue de Lui, nous puissions servir les hommes" (5 avril 2012). N'oublions pas que le service rendu aux autres, pour nous chrétiens, n’est pas un comportement social humain, c’est un comportement divin et que Dieu se révèle dans cette relation. Ainsi, notre travail de chaque jour doit être enraciné en lui, pour sa gloire. Mon Dieu, je veux servir les hommes à partir de toi et pour ta gloire ! Et ainsi, moi qui suis ton enfant, je serai unifié. En ces jours de carême, donne-moi la grâce de vivre une véritable conversion intérieure qui s'exprime réellement dans mes actes au quotidien. Amen

Le 30 mars 2014

"Et, quand les jours de leur purification furent accomplis, selon la loi de Moïse, Joseph et Marie le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, - suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur, - et pour offrir en sacrifice deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, comme cela est prescrit dans la loi du Seigneur." (Lc 2, 22-24)

Commentaire :

À propos de ce passage de l'évangile de saint Luc, Benoît XVI nous a dit : "Dans son récit de l’enfance de Jésus, saint Luc souligne que Marie et Joseph étaient fidèles à la loi du Seigneur. Avec une profonde dévotion, ils accomplissent tout ce qui est prescrit après la naissance d’un garçon premier-né. [...] Jésus est né dans une famille de gens simples, humble mais très croyante : une famille appartenant aux pauvres d’Israël, qui forment le véritable peuple de Dieu." (Basilique vaticane, 2 février 2013)

Arrêtons-nous sur le mot "famille" : Jésus est né dans une famille ! Et nous voyons Marie et Joseph, ses parents, qui sont croyants, accomplir en actes la loi de Moïse : ils amènent leur fils au temple... Et nous, parents, aujourd'hui, emmenons-nous nos enfants au temple ? Saint Paul a dit : « Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Et le Temple de Dieu est sacré, et ce Temple c’est vous » (1 Co 3, 16-17). Oui, pour chaque baptisé, aujourd'hui, le temple de Dieu, c'est sa propre personne ! Enseignons-nous cela à nos enfants ? Sommes-nous d'ailleurs nous-mêmes réellement conscients que nous sommes Temple de Dieu ? Conduire nos enfants à l'église, mais aussi vers la Vierge Marie qui est l'Arche de Dieu, les amener à prendre conscience qu'ils sont eux-mêmes Temple de Dieu et que ce temple est sacré : voilà quel est notre devoir aujourd'hui, à nous, parents catholiques.

 

 Le 24 mars 2014

"Que grandisse en vous le désir de toujours témoigner de votre foi là où vous êtes !" Benoît XVI, 15 février 2013

Commentaire :

À travers chacun de tes gestes mais aussi à travers chacun de tes raisonnements, qu'ils aient trait à la morale, à la vie en société, à la politique, ne cherche qu'une seule chose : progresser vers le Christ. Car c'est cela, le but de la vie chrétienne ! Et plus tu vas te laisser imprégner par la lumière du Christ, plus ton comportement et tes raisonnements seront évangélisés. Tu pourras alors, de plus en plus, témoigner concrètement autour de toi de ta foi, là où tu es, c'est-à-dire pas seulement à l'intérieur des murs de ton église ou au sein de la communauté avec laquelle tu pries, mais à l’extérieur ! 

Témoigner non plus de valeurs humaines, aussi nobles soient-elles, mais de ta foi et de rien d'autre. Accepter que cette foi t'amène à poser des actes et à faire des choix qui transcendent la raison humaine, quitte à être incompris, sans chercher à te justifier, sans entrer dans des tractations intellectuelles dans le but de fédérer des gens autour de toi... Le Christ n'a jamais agi de la sorte, il n'a jamais essayé d'expliquer ou de justifier son comportement et ses enseignements en ayant recours à la raison humaine.

Le 17 mars 2014

"Pour vivre ce témoignage de la charité, la rencontre du Seigneur qui transforme le cœur et le regard de l’homme est donc indispensable. En effet, c’est le témoignage de l’amour de Dieu pour chacun de nos frères en humanité qui donne le vrai sens de la charité chrétienne. Celle-ci ne peut se réduire à un simple humanisme ou à une entreprise de promotion humaine. [...] Toute œuvre de charité authentique est donc une manifestation concrète de l’amour de Dieu pour les hommes et par là elle devient annonce de l’Évangile [...]" Benoît XVI, 15 février 2013 

Commentaire :

De la même manière que notre foi ne doit pas être déconnectée de notre réalité et de nos choix comme nous l'avons vu la semaine dernière, nos actes de charité, eux non plus, ne doivent pas être dépourvus de Dieu ! Autrement, il s'agirait d'entreprises simplement humaines, résultant des lois naturelles. Or, ce n'est pas là le véritable amour chrétien, la charité "authentique"... En effet, la vraie charité est une manifestation concrète de l'amour de Dieu pour les hommes. Elle n'est pas le fruit d'une "pratique religieuse" mais celui d'une relation avec Dieu.

En tant que chrétien, je revendique des valeurs divines et la première de ces valeurs, c'est l'amour que j'ai pour autrui, en premier lieu pour mes enfants. La charité devient alors "annonce de l'Évangile". L'évangélisation : voilà bien la vocation du catholique en France face à la société et au sein même de sa famille ! Ainsi, par la grâce de Dieu, nos œuvres de charité ont le pouvoir d'introduire la lumière dans les ténèbres ! 

Le 10 mars 2014

"C'est la foi qui doit orienter le regard et l’action du chrétien. Car elle est un nouveau critère d’intelligence et d’action qui change toute la vie de l’homme." Benoît XVI, 15 février 2013

 

Commentaire :

 

Le pape Benoît XVI est très clair : c'est la foi qui doit orienter le regard et l'action du chrétien. Peut-être avons-nous trop tendance à vivre notre foi uniquement dans la sphère spirituelle, dans notre relation à Dieu. Notre foi rejoint-elle concrètement notre humanité ? Oriente-t-elle véritablement notre regard sur la société, sur l’éducation, sur la politique, sur les plans éthique et moral ?

 

La foi en Christ est un "critère d'intelligence" qui doit changer toute notre vie ! Elle doit réellement s'incarner, concrètement, dans le monde matériel. Elle doit nous amener à réfléchir et à agir autrement. Aujourd'hui, face à ce que vit l'Église catholique en France, face à ce que vivent les familles françaises, quels sont les critères qui nous dictent nos prises de position ? Notre réaction ne peut pas être celle du "monde", celle de tout un chacun, de celui qui n'aborde ces questions qu'à la lumière de l'intelligence humaine. Ce n'est pas là un comportement chrétien ! Notre foi doit illuminer toute notre intelligence, nous amenant à adopter une action tout à fait nouvelle dans le monde.

Le 3 mars 2014

 

"Notre existence tout entière est appelée à se modeler sur la nouveauté radicale introduite dans le monde par la Résurrection du Christ."

Benoît XVI, 15 février 2013

 

Commentaire :

 

La Résurrection du Christ apporte quelque chose de radicalement nouveau dans le monde malgré ce que je peux voir de ce monde, malgré ce que je peux y vivre... Et cette nouveauté se manifeste dans le monde concret, pas seulement spirituel, car Dieu, en s'incarnant, a assumé concrètement toute notre humanité, dans toutes ses dimensions.

Le Christ est ressuscité pour le monde, pour tout le monde ! Oui, pas seulement pour une certaine catégorie de personnes ou pour un peuple bien spécifique, mais bien pour le monde entier, pour chaque personne qui ose lui donner librement son "oui"...

Le 23 février 2014

 

"Notre existence tout entière est appelée à se modeler sur la nouveauté radicale introduite dans le monde par la Résurrection du Christ." 

Benoît XVI, 15 février 2013

 

Commentaire :

 

Oui, le Christ est ressuscité... Nous le proclamons, mais prenons-nous réellement conscience de ce que signifie cet événement pour chacun d'entre nous, de la "nouveauté radicale" qu'il introduit dans le monde ? Mesurons-nous l'impact qu'il devrait avoir concrètement dans chacune de nos vies ? C'est notre "existence tout entière" que le pape Benoît XVI nous invite à "modeler" sur la Résurrection du Christ ! Voilà à quoi nous sommes appelés en tant que chrétiens ! Cela n'a rien à voir avec le fait de "pratiquer" une religion parmi tant d'autres. Cela va beaucoup plus loin...

 

Le 17 février 2014

 

"En accueillant par la foi la révélation de l’amour salvifique de Dieu dans notre vie, notre existence tout entière est appelée à se modeler sur la nouveauté radicale introduite dans le monde par la Résurrection du Christ. La foi est une réalité vivante qu'il faut sans cesse découvrir et approfondir afin qu'elle puisse grandir." Benoît XVI, 15 février 2013

 

Commentaire :

 La foi n'est pas quelque chose de simplement spirituel qui n'aurait sa place que dans les églises, dans l'adoration, dans la prière, etc. Notre foi doit avoir un impact réel sur toute notre existence, sur toute notre humanité ! Elle n'est pas non plus quelque chose de conceptuel ou qui relèverait uniquement du discours : elle est une "réalité vivante" !

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